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FAIT DU JOUR Solessa : voyager en famille et lutter contre la menace plastique

Un projet de vie à base de découverte et de transmission.

La famille Mahé prend la pose avec Pauline Constantin (T.Shirt bleu) qui dirige l'Institut marin du Seaquarium, partenaire du projet (photo Véronique Camplan)

Mercredi dernier, à J-9 du grand départ, la famille Mahé avait réuni proches, parents, partenaires et médias au Seaquarium du Grau-du-Roi pour une soirée de présentation du projet et de remerciements à tous ceux qui le soutiennent. 

Ben et Oriane Mahé sont un couple de trentenaires Nîmois. Ils aiment la nature, la mer, le surf, les voyages… Leurs deux enfants, Solal (7ans) et Tessa (2ans) partagent de bon cœur les inclinations de leurs parents. Oui mais voilà, cette vie n'est possible que pendant les vacances… Les parents, cadres dans deux entreprises, sont convaincus que s'il l'on veut continuer à vivre sur cette planète dans de bonnes conditions, il faut agir. Oui mais comment ?

Solessa (photo famille Mahé)

Devant la motivation de leur fils lors des ramassages de plastique sur la plage, ils ont l'idée que le message peut passer par les enfants. Pourquoi ne pas imaginer un grand voyage et un petit émissaire qui porterait la bonne parole aux enfants rencontrés pour sensibiliser les générations futures ?  "Nous avons eu l'envie de donner du sens à notre voyage et plus largement à notre vie. La gestion des déchets est un problème mondial", explique le père de famille, avide de partage, de nouveaux horizons et d'action.

La menace plastique est réelle. Solessa propose une solution à son échelle (photo famille Mahé)

L'idée a germé et fait son chemin tout doucement. Il faudra plusieurs années au couple pour l'amener à maturité.   Pour Ben qui en présente la version aboutie, Solessa est un projet sur deux axes : "Il va vous permettre de suivre nos aventures autour du monde et notamment celles de Solal et Tessa. Ils vont partir à la découverte des richesses du monde pour la première fois. Vous pourrez suivre à travers leurs yeux d’enfants, leurs joies, leurs incompréhensions et leurs visions de la pollution plastique dans les océans. L’autre aspect de ce programme est d’aller à la rencontre des personnes qui vivent cette pollution au quotidien afin de comprendre ce phénomène, ses causes, et d’apporter des solutions durables pour tirer profit de ce désastre." 

Ce projet a donc deux objectifs : sensibiliser les plus jeunes à la menace plastique, trouver et mettre en place des solutions profitables et durables pour les habitants de ces régions. Selon Ben aucun doute, "la solution viendra des enfants."

Solal n'est pas très à l'aise devant la caméra de nos confrères de Télé agglo. Il va devoir s'y faire parce que c'est sa parole qui au centre du projet pédagogique de ses parents  (photo Véronique Camplan)

Oui mais voilà, partir en voyage à quatre, faire partager ses aventures au fil de l'eau et réaliser un documentaire, demande à la fois de la disponibilité et des moyens. Le problème de la disponibilité se résout par une double démission. "Au retour, on verra bien. Rien ne dit qu'on aura envie de refaire la même chose ou de vivre de la même façon", anticipe Ben.

Une chose est sûre, après un périple de 10 mois, ils reviendront vivre dans leur maison. Le père de famille ne laisse planer aucun doute. "C'est ici que nous avons nos racines, notre famille, nos amis. Nous aimons notre région et nous n'imaginons pas vivre ailleurs", certifie-t-il.

Reste les moyens. "Voyager coûte cher, nous avons choisi de le faire en avion", déclare Ben qui reconnaît que ce n'est pas un choix très écologique. "Nous avons pensé à le faire en bateau, mais nous n'avions pas assez de temps et d'argent. En plus de nos jours, les océans ne sont pas sûrs. Nous craignons la piraterie, les aléas climatiques et nous ne voulons prendre aucun risque pour nos enfants," justifie-t-il.

Donc l'avion et 11 destinations au programme, choisies avec soin pour ne pas comporter de risques mais être concernées par la pollution et entourées d'eau : Sri Lanka pour commencer puis Vietnam, Philippines, Indonésie, Australie, Nouvelle Calédonie, Arc Polynésien, Californie et pour finir, le Costa Rica, bon élève de la liste, "parce qu'il faut aussi véhiculer des images d'espoir", pointe Ben.

Devant l'aquarium des requins, prise de paroles des sponsors convaincus par le projet. Le sujet est dans l'air du temps et c'est une jolie communication d'images. La suite dira si les retombées sont à la hauteur des investissements (photo Véronique Camplan)

Un tel voyage nécessite une enveloppe conséquente, même si une fois sur place le choix est de loger en priorité chez l'habitant pour être au plus près des populations. Et à cela, il faut ajouter le matériel de tournage, le site, son alimentation et le matériel qui va avec. Enveloppe est estimée par la famille à 90 000 euros environ. Ben et Oriane partent donc en quête de sponsors. Et ça marche ! Le Seaquarium du Grau-du-Roi offre une aide logistique, communication, soirée de départ et d'arrivée, diffusion du documentaire, relais avec les médias, d'autres comme Saint-Jacques, offrent des vêtements adaptés et enfin un certain nombre mettent la main à la poche. L'écologie est dans l'air du temps et le projet fédère des amis comme le Garage du Sud mais aussi des partenaires comme, Audi Nîmes, Atol Fouchon à Arles, les Cuisines Ixina Nîmes et France. Le budget est bouclé.

Pendant leur voyage, les globe-trotters retraceront leur périple via leur site Internet (en construction), leur page Facebook (Solessa) et tourneront leur documentaire. Ils ont déjà des partenariats avec les écoles Auguste-Faucher, Valdegour, et Vacquerolles pour un retour pédagogique de leurs aventures.

Si le retour de leur expérience est fructueux, ils ouvriront peut-être la voix à d'autres qui rêvent eux aussi d'un futur meilleur et d'une vie pleine de sens et de découvertes. Ne dit-on pas que dans le voyage, ce n'est pas la destination qui importe mais le chemin…

Véronique Palomar Camplan

 

 

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Véronique Palomar

Après une longue carrière au service de l'information dans l'hémisphère sud, me voilà de retour dans l'hexagone. Heureuse de mettre, plume, regard neuf et expérience au service d'un journal indépendant et de continuer à informer.

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