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MUNICIPALES Alès : Paul Planque en pole position chez les communistes

Paul Planque et Jean-Michel Suau. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Ce mardi matin, le communiste Jean-Michel Suau a convié la presse au belvédère de l’Ermitage à Alès. Accompagné de son camarade Paul Planque, les deux hommes ont annoncé mettre leurs candidatures « à disposition » du rassemblement de la Gauche, avec Paul Planque en première position.

Pas de citoyens aujourd’hui sur la photo de famille. Juste deux hommes politiques. L’un bien connu dans le paysage alésien, qui répond au nom de Jean-Michel Suau, deux fois candidat malheureux aux Municipales d’Alès, et Paul Planque, inconnu au bataillon, qui occupe déjà l’un des rôles principaux au sein du mouvement Alès citoyenne et rassemblée, lancé cet été en vue de construire un programme pour les échéances électorales de 2020. Né à Alès, Paul Planque, architecte de métier, a grandi dans la capitale des Cévennes avant d'en partir pour des raisons professionnelles et d'y revenir il y a quelques années.

Ce mardi, sous un généreux soleil automnal, le binôme s’est donc affiché en haut de l’Ermitage, l’un à côté de l’autre, dominant la ville… au moins sur l’image. Et c’est Jean-Michel Suau, historique opposant du maire Max Roustan, qui s’est chargé du discours durant lequel il laisse entendre qu’il jouera un second rôle lors de cette campagne : « Je n’ai personnellement pas vocation à briguer chaque scrutin municipal, la première responsabilité, la première place. C’est Paul Planque qui l’occupera. »

Mais le conseiller départemental, trop attaché à son mandat, ne se retire pas pour autant de la partie : « Avec Paul, nous allons faire un duo, un binôme, alliant la nouveauté et l’expérience, la compétence et l’ancrage territorial. » Une sorte de tandem à la Roustan-Rivenq ? Les Laurel et Hardy communistes ?

Le binôme communiste estime qu'un "espace politique s'ouvre pour la gauche" en 2020. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Pas question toutefois d’annoncer la tête de liste. « Ce serait un paradoxe alors que le rassemblement de la Gauche n’est pas totalement réalisé ! Nous n’imposerons pas à qui que ce soit de façon autoritaire une tête de liste », répète Paul Planque. « Nous mettons simplement nos candidatures à disposition », renchérit Jean-Michel Suau.

À quand le rassemblement ?

Mais une autre candidature est également d’actualité à Gauche avec le socialiste Arnaud Bord et son mouvement Alès à venir. « Il a appelé de ses vœux que le rassemblement se réalise, ce dont nous nous félicitons », observe Suau, sans préciser qui devrait rejoindre l’autre.

Il faudra donc s’armer de patience pour que les contours d’une liste de la Gauche unie se dessinent peut-être un jour. « On peut imaginer que les choses seront finalisées fin novembre, début décembre », avance Paul Planque. Pour l’heure, c’est en interne que la bataille des Gauches est en train d’être livrée. Reste à savoir si ce sont bien les fameux « citoyens » qui en sortiront vainqueurs…

Élodie Boschet

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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