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LE 7H50 d’Éric Bouchité : « J’irai au bout et je vais gagner l’élection »

Éric Bouchité, candidat de La République en marche à Alès. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Le 1er octobre dernier, Éric Bouchité était investi comme tête de liste par La République en Marche (LREM) pour les élections municipales à Alès. Le candidat de 61 ans, administrateur à la direction générale des Finances publiques, livre sa vision de la vie politique locale et son avenir dans cet univers qu’il découvre.

Objectif Gard : Pourquoi vous lancez-vous dans la politique, aujourd’hui, à 61 ans ? Que diable allez-vous faire dans cette galère ?

Éric Bouchité : C’est vrai, je n’ai jamais été élu, jamais encarté et je n’ai jamais revendiqué de mandat. Je n’avais effectivement pas vocation à être là, d’autant que je ne suis pas très connu dans l’environnement politique. Mais la ville d’Alès mérite qu’on lui apporte certaines choses dont elle manque et je veux qu’elle franchisse un pas vers l’avenir. Je pense qu’il faut aimer pour réussir et si on aime une ville, on peut la rendre heureuse.

Ceux qui disent que vous êtes un « parachuté » se trompent ?

Mon père était Alésien, il connaissait tout le monde. Il était commissaire de police. Mon frère a occupé son premier poste à Alès, lui aussi comme commissaire de police. Je vis à Alès depuis une dizaine d’années et je travaille sur les problématiques de cette ville depuis la présidentielle. Mais je concède que je connais mieux Alès que ce qu’elle me connaît.

Comme l’ont réussi plusieurs députés aux Législatives en 2017, comptez-vous sur l’étiquette LREM pour remporter cette élection ?

C’est à moi de démontrer que la force réside dans nos idées et par notre progressisme à accueillir et à nous ouvrir aux autres. Ce n’est pas le macaron « En Marche » qui va me faire gagner. Et je peux vous dire que pas mal de personnes nous rejoignent déjà et de toutes obédiences.

Sauf votre adversaire à l’investiture, Marc Peyroche…

On a eu une entrevue de trois heures la semaine dernière. Je lui ai ouvert les bras et proposé sans réserve de nous rejoindre. Il fallait pour cela respecter quelques règles adoptées par toute l’équipe. Mais il s’est présenté en toute puissance et, pour ma part, je place l’esprit collectif au-delà de la personnalité d’un seul individu.

Face à vous, vous allez prochainement avoir affaire à une personnalité très forte à Alès : Max Roustan…

C’est quelqu’un que je respecte. C’est un maire populaire et sa popularité est légitime, il la mérite. Mais quand on est dans une même fonction et à la même place depuis longtemps, on a du mal à se réinventer. On a un exécutif municipal très sédentaire et outrecuidant dans ses certitudes de tout remporter. Et puis je m’interroge sur le fait que le maire ait déjà choisi son successeur. Qu’en pensent les autres membres du conseil municipal ? Qu’en pensent les Alésiens qui se voient imposer un maire pour qui ils n’ont pas voté ? Et qu’en pense le principal intéressé ?

Christophe Rivenq…

Oui, où est son amour-propre ? Où est sa dignité ? Où est son respect de la démocratie ? Moi, on ne me connaît peut-être pas, mais je me soumets au suffrage. Qui combat peut perdre. Mais qui ne combat pas a déjà perdu. Rivenq ne se sera pas battu et il aurait le trophée ? Je pense que c’est un motif assez puissant pour m’engager.

Là aussi, vous coupez court à la rumeur qui dit que vous n’iriez pas au bout pour finalement rallier Max Roustan ?

J’irai au bout et je vais gagner l’élection. M. Rivenq sera dans l’opposition. Et avec mon équipe, on travaille et on souhaite ouvrir encore davantage notre groupe à toutes les personnes qui ont nos valeurs progressistes, d’éthique, soucieuses de la parité, du travail en faveur des minorités, de l’enfance, du handicap.

Vous dévoilerez prochainement votre programme, mais quelles sont vos valeurs, vos principes ?

Je veux combattre les risques liés au favoritisme en matière d’emploi et de marché public. Je veux mettre fin, s’ils existent, aux privilèges liés à des amitiés et aux réseaux. Le mérite individuel déterminera l’emploi public et le mérite entrepreneurial sera encouragé par les moyens budgétaires dont je disposerais.

Votre campagne est lancée ?

Oui, je suis allé aux halles d’Alès où j’ai appris beaucoup en peu de temps. Et il y a beaucoup de choses à faire : le taux de propriétaires à Alès est très en retrait par rapport à des villes de la même strate. Le taux de chômage est de 17% contre 10-11% dans des villes équivalentes. La démographie est négative. Le taux de pauvreté de 29%, soit 6 000 ménages qui vivent avec moins de 800€. Et 30% de la population a plus de 60 ans, ce qui arrange le maire actuel. Mais je vais m’employer à ce que les jeunes restent à Alès et puissent étudier ici le plus longtemps possible.

Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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