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NÎMES Ensemble pour une alimentation solidaire ?

Le thème d'une rencontre. Ensemble pour une alimentation solidaire : parlons-en, c’est dans l’air !

La salle du pasteur Marc Boegner était bien remplie pour cette conférence très animée (Photo Anthony Maurin)

Dans le cadre du " Mois de l’économie sociale et solidaire " et à la veille de la collecte nationale des banques alimentaires des 29 et 30 novembre prochains, la Banque Alimentaire du Gard et la chambre régionale de l’Économie sociale et solidaire Occitanie, avec le soutien du conseil départemental du Gard, proposaient un temps d'échange sur la question.

Avant toute chose, définissons ce qu'est l'économie sociale et solidaire... Vaste sujet que nous serons obligés de cadrer un peu ! Le concept d'économie sociale et solidaire désigne un ensemble d'entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale.

Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent. Le profit individuel est proscrit et les résultats sont réinvestis. Leurs ressources financières sont généralement en partie publiques.

Un thème actuel

Le thème " Ensemble pour une alimentation solidaire : parlons-en, c’est dans l’air ! " était ouvert à tous et la réunion avait lieu à la Maison du protestantisme. Cette rencontre-échanges devait permettre de découvrir ou redécouvrir l’histoire et le rôle de l’économie sociale et solidaire (ESS), de resituer la place qu’y occupent les associations, de rappeler le sens de leur action dans la lutte contre la précarité et le gaspillage alimentaire.

Gérard Quittard, au micro, présente la soirée et les intervenants du jour (Photo Anthony Maurin).

Pour la douzième année en Occitanie, l’ESS a son mois. Pour le Gard, Eddie Pons, dessinateur connu et reconnu est le parrain de la Banque Alimentaire locale et était présent lors de cette première soirée qui se tenait à la Maison du protestantisme, dans la salle récemment nommée pasteur Marc Boegner (un des fondateurs de la CIMADE).

L’Occitanie est la 4ème région de France en termes de volume d’emplois pour une ESS et la 3ème quand on parle d’établissements œuvrant en faveur de l’ESS. Dans notre département touché par une pauvreté extrême, cette nouvelle économie est primordiale. De Saint-Hippolyte-du-Fort à Marguerittes, d’Alès aux Angles, de Nîmes à Vers...

Une économie très inspirée

Denis Verdier, vice-président de la chambre régionale de l’ESS d’Occitanie, explique : " L’école de Nîmes, par Charles Gide, a servi la réflexion de la coopération. Mutualité, association et coopération sont les trois piliers de l’ESS. L’économie doit être au service des hommes, pas l’inverse mais nous ne vivons pas au pays des Bisounours ! Nous voulons faite mieux connaître la démarche de l’ESS. Même à l’école on ne parle pas de construire une coopérative… On préfère des SA, des SARL… "

Pour ne rien oublier, dans le Gard, l’ESS c’est 22 708 salariés soit 11,8 % de l’emploi salarié au sein de 2 753 établissements ! Jean-Luc Benoît, le président gardois de la Banque Alimentaire, préfère quant à lui remercier la chambre régionale et les Gardois : " Pour nous, c’est l’occasion d’illustrer l’ESS par notre modeste exemple au niveau d’une alimentation solidaire. Cette rencontre est très judicieuse, la BA 30 c’est 70 bénévoles et 4 salariés mais aussi 75 partenaires gardois avec leurs centaines de bénévoles et plus de 50 salariés. Ils sont tous acteurs depuis 35 ans de l’ESS gardoise sans peut-être le savoir ! Cela donne du sens à ce qu’ils font. "

Jean-Luc Benoît, président de la Banque Alimentaire du Gard (Photo Anthony Maurin).

Delphine Vallade, maître de conférence à l’Université Paul-Valéry a parlé de l’ESS en dix minutes alors qu’elle fut inventée il y a 200 ans. Bérangère Noguier, conseillère départementale, a évoqué les caractéristiques gardoises et Marie Meunier celles de l’Occitanie. Pauline Scherer est quant à elle intervenue sur l’accès généralisé à l’alimentation durable. Enfin, deux témoignages de la Croix Rouge et de l’épicerie solidaire La Croisée des Chemins sont venus agrémenter la rencontre de leurs anecdotes.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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