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LE 7H50 de Jérôme Puech : « Mes 12 mesures choc pour dynamiser le centre-ville »

Jérome Puech, candidat socialiste à la mairie de Nîmes pour les municipales de mars 2020 (Photo : Coralie Mollaret)

Un pas de plus dans la campagne du Nîmois… Jérôme Puech présente ses 12 mesures choc pour redynamiser le centre-ville. Le socialiste se laisse encore jusqu’au 31 décembre pour convaincre ses partenaires de Gauche de s’unir au premier tour des municipales.

Objectif Gard : Vous travaillez depuis plusieurs semaines à l’union de la Gauche nîmoise. Aujourd’hui qui propose ces mesures ?

Jérôme Puech : C’est le Parti socialiste et le candidat Jérôme Puech. Hier avec Nicolas Nadal et Corinne Giaccometi, nous avons rencontré plusieurs commerçants à leur initiative.

Citez-nous vos trois mesures les plus importantes ?

Ma priorité, c’est de construire huit parkings relais de 500 places aux entrées de la ville. Normalement, ces aménagements sont inscrits dans le Plan de déplacement urbain. À Nîmes, ça fait 10 ans qu’il n’a pas été renouvelé ! Ma mère qui habite Vergèze ne vient plus en centre-ville le samedi. Il y a aussi la prime de 100 euros en monnaie "krôkô" pour les agents de la ville. Ça représente 80 euros, soit 370 000€ par an. Enfin, le wifi gratuit en centre-ville, avec l’inscription d’une adresse mail, permettant par la suite aux commerçants de fidéliser leur clientèle.

Comment financer ces mesures ?

D’abord, la guerre Fournier-Lachaud a entraîné une démutualisation de personnel (tourisme, ressources humaines, informatiques, communication, cabinet…). Ça a occasionné un surcoût. Je pense que l’on pourrait économiser 100 millions d’euros. Et puis, une fois aux affaires, il faudrait faire des économies de fonctionnement : quand il y a trois départs à la retraite, un seul sera remplacé.

Vous proposez également la réouverture à la circulation du tour des boulevards. Une mesure portée par votre adversaire Yvan Lachaud... 

Ça faisait partie du programme de Lachaud-Fournier en 2014, sauf qu’ils n’ont pas tenu leur promesse.

Vous êtes un ancien de l’équipe d’Alain Clary dont le mandat a été marqué par un endettement élevé de la commune...

C’est un faux procès que l’on fait à l’équipe Clary (1995-2001). On a trouvé une fiscalité très élevé. On a même failli être mis sous tutelle… On a redressé les comptes et assaini les finances. Ça n’a pas été suffisant, il nous aurait fallu un deuxième mandat. Mais nous avons aussi lancé des projets importants comme AEF (Arènes-Esplanade-Feuchères). D’ailleurs lorsque le projet a été inauguré sous Jean-Paul Fournier (actuel maire de Nîmes), je lui ai donné un coup de coude pour lui dire qu’il aurait pu nous remercier…

Où en êtes-vous de l’union de la Gauche ?

Pour l’instant, on discute. On a fait un premier pas avec cette déclaration qui a été signé par le Parti communiste et Génération.s. On est également en bonne discution avec Jean-Paul Boré (ancien candidat aux municipales de 2014 qui a récolté 9,22 % des voix au premier tour, NDLR). Il a une démarche citoyenne qui fait beaucoup penser à MagnaNîmes, plus pragmatique que dogmatique. D’ailleurs la semaine dernière, à son invitation, nous avons pu rencontrer six présidents de comité de quartier. C’était très intéressant.

Jean-Paul Boré est très proche de La République en marche

Moi, je ne suis pas sectaire. Le seul avec qui j’ai des problèmes, c’est Daniel Richard, le candidat écologiste.

Pourquoi ? Ferait-il de la tête de liste son préalable à toute alliance ?

Vous lui demanderez. Moi, il me dit que je suis trop proche des communistes. Ça m’a choqué, je pensais que l’on pouvait discuter. J’ai très envie de travailler avec les Verts. Surtout qu’il y a beaucoup de choses qui nous rassemblent. J’aurais aimé organiser une votation citoyenne, une sorte de primaire pour désigner la tête de liste. Seulement le Parti communiste n’y est pas très favorable.

Quel est votre délai maximum pour trouver un accord ?

Le temps tourne… Si on n'a pas acté le principe d’une tête de liste le 31 décembre, le PS partira tout seul. Après, il restera deux mois et demi pour faire campagne. Moi, je n’arrête pas ! Je suis assez neuf politiquement. Je ne suis ni Fournier, ni Lachaud, donc j’ai besoin de labourer le terrain.

Enfin vous avez 46 ans et peu d’expérience… Ne craignez-vous pas de ne pas être pris au sérieux ?

Si, on me prend au sérieux. J’ai été adjoint à la Jeunesse et à l’Urbanisme sous Alain Clary. Vous savez quel âge a le maire de Grenoble ? 46 ans ! J’ai monté le projet Arènes-Esplanade-Feuchères de A à Z. J’ai aussi été président des missions locales des réseaux du Languedoc-Roussillon. Quand il fallait monter à Paris pour défendre nos dossiers face à Martine Aubry, je n’hésitais pas à le faire.

Propos recueillis par Abdel Samari et Coralie Mollaret

Les 12 mesures : 
  1. 8 parkings relais de 500 places avec surveillance et navettes gratuites vers le cœur de ville et jusqu’à 1h du matin (refonte de l’offre de transport en bus et gratuité)
  2. Opposition à l’ouverture de tous les nouveaux commerces en périphérie
  3. Programme de réhabilitation de logements en cœur de ville pour inciter les Nîmois
  4. Création d’un "office de la tranquillité" avec policiers ouvert 24h sur 24h dans l’Écusson
  5. Rachat ou taxation fortes des boutiques délaissées pour être louées et végétalisation du centre-ville
  6. Mise en œuvre d’une stratégie marketing et numérique commune aux commerçants avec wifi gratuit pour les clients (politique de fidélisation)
  7. Plus d’animations en concertation avec les commerçants autour du jean de Nîmes, avec une "nuit blanche", la création d’un festival des arts de la rue et d’une reconstitution historique « Nîmes à l’ancienne »
  8. La réouverture du tour des boulevards avec une tolérance pour le stationnement sur une file à partir de 20h et jusqu’à 6h du matin
  9. Ouverture d’une salle de concert en centre-ville de 700 places et la création d’un quartier des arts atour de la place des Carmes et du boulevard Amiral Courbet (boulevard des arts)
  10. Mise en place de rues thématiques avec une rue des métiers d’art, rue des expositions et une rue dédiée à la gastronomie locale
  11. Une prime de 100 euros en "Krôcô" par an pour chaque employé de la ville de Nîmes et de Nîmes métropole soit 370 000 euros injectés dans l’économie locale
  12. Mise en place d’une charte d’accueil des clients comprenant de meilleures amplitudes horaires, l’accueil des touristes étrangers, ouvertures tardives, uniformisation des mobiliers.

 

Etiquette

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

5 réactions sur “LE 7H50 de Jérôme Puech : « Mes 12 mesures choc pour dynamiser le centre-ville »”

  1. Ces propositions pour le centre ville, ne sont que des mesurettes, sans ambitions sans vision à long terme et surtout des mesures non pérennes. Il y a qui sont interessantes (quartier des arts) parking relais mais pas de quoi inverser là vapeur pour le centre. Quand au chèque kroko je rigole doucement. 80 euros pour les agents de la ville il y’a pas de quoi donner à manger aux commeçants…..
    Tout ceci n’est pas très réfléchi…
    Quand à l’union de l’an gauche…. ahah ahah!!!!!! En plus s’ils étaient capable de gérer la ville ça se saurait….

  2. Visiblement Jérôme Puech ne souhaite pas devenir maire de la ville, mais plutôt maire de l’écusson, 100% de ses propositions étant à destination de celui-ci. Navrant. Il ferait un bon adjoint au maire (à nouveau), mais n’est pas encore prêt pour devenir maire.

  3. Les Vrais Monnayeurs de Nîmes & alentours, porteurs de la monnaie locale le Krôcô, se déclarent surpris des déclarations de campagne de Jérôme Puech, en date du 8 novembre, par lesquelles il annonce une prime de 100 Krôcôs pour les agents municipaux et communautaires.
    Agréablement surpris, bien sûr, de voir ainsi la monnaie citoyenne, lancée en mars 2018, devenir l’un des thèmes de la campagne municipale. En effet, notre monnaie locale complémentaire et citoyenne (MLCC) est un des outils qui peuvent contribuer à construire une ville plus écologique et plus solidaire par le soutien aux circuits courts d’approvisionnement et le maintien de l’argent sur le territoire.
    Mais le Krôcô est un projet associatif avec un pilotage citoyen, au sein duquel les élus peuvent prendre une juste place. Une municipalité « de progrès » devra bien sûr aider le Krôcô, mais il s’agira alors de ne pas mettre la charrue devant les bœufs. Les priorités seront de soutenir l’association dans son fonctionnement, puis d’ouvrir certaines régies municipales et DSP (cantines, transport en commun, piscines…) au paiement en Krôcô. Les primes aux agents, de même que les indemnités des élus, viennent enfin compléter l’édifice.
    Ce processus est clairement décrit dans le Pacte pour la Transition, porté par le collectif Nîmes-en-Transition, dont le Krôcô est partie prenante. Ce Pacte, qui propose 32 mesures concrètes, simples et applicables dans le temps d’une mandature, vise à construire, dans une logique de co-gestion citoyenne, une société plus écologique, solidaire et démocratique à l’échelle de nos villes et villages, en capacité de supporter les bouleversements à venir. Le Pacte décline à l’échelle locale une réflexion globale sur une nécessaire Transition, laquelle devra nécessairement concilier les problématiques de « la fin du mois » et celles de « la fin d’un monde ». La monnaie locale peut et doit prendre sa place dans cette démarche.
    Des commissions citoyennes, réunies à l’initiative de Nîmes-en-Transition, se sont emparées du Pacte proposé nationalement, et en ont élaboré une adaptation au contexte local. Le Pacte pour la Transition devrait être proposé à l’ensemble de candidates et candidats à la magistrature municipale d’ici le début du mois de décembre.

    PJ : la mesure #32 du Pacte pour la Transition relative aux soutien aux monnaies locales.
    http://www.nimesentransition.org/pacte/Pacte-%2332.pdf

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