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NÎMES Une Journée défense et citoyenneté à la Légion

(Photo Anthony Maurin).

Dans un monde qui va vite, très vite, le souvenir prend un aspect sociétal non négligeable. Le souvenir militaire ne saurait être oublié par une jeunesse en perte de repères.

Durant la semaine des Bleuets de France, le Centre du service national (CSN) a souhaité organiser une Journée défense et citoyenneté (JDC) au sein de la Légion étrangère à Nîmes. Cette session un peu inhabituelle devait justement servir à rendre hommage aux morts pour la France.

(Photo Anthony Maurin).

" Je connaissais l'extérieur car je n'habite pas loin mais je ne suis jamais rentrée dans les murs. Je ne savais pas que c'était aussi grand et autant sécurisé, avoue une jeune fille. En tout cas, c'est très impressionnant de se retrouver là, au milieu d'hommes armés et de toute cette histoire. Je suis contente d'avoir vécue cela, y compris le moment de recueillement au cimetière ce midi. "

(Photo Anthony Maurin).

En partenariat avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAVG), le 2e Régiment étranger d’infanterie, la ville de Nîmes et les associations patriotiques comme le Souvenir français par exemple, ont souhaité s’associer à cet événement avec pour objectif de sensibiliser 50 Gardois au devoir de mémoire.

(Photo Anthony Maurin).

Et 50 adolescents dans une caserne, ça fait beaucoup ! Surtout que ces jeunes n'ont pas forcément les codes stricts d'une Légion étrangère très discrète mais on ne peut plus respectueuse des us et coutumes de l'Armée. Dans la salle d'honneur du régiment, les jeunes sont aux ordres. Ils vont et viennent de vitrine en vitrine, de souvenir en souvenir, de drapeau en drapeau.

Les plaques commémoratives, les médailles et le souvenir... Forcément. " C'est très joli ! J'imaginais que la salle allait être austère mais en fait c'est très décoré. On sent la présence de tout ce passé. Les uniformes sont impressionnants et les armes exposées aussi ", laisse échapper un jeune.

(Photo Anthony Maurin).

La troupe en herbe forme à présent un carré ouvert, alignés sur les carreaux du carrelage granité. Stratégie du placement, dans le calme, sans rire mais avec parfois un léger sourire esquissé par les plus rebelles. Le commandant (colonel) en second du 2e REI prend la parole :" Ce régiment de la Légion étrangère a un statut un peu particulier car il est quasi exclusivement composé d'étrangers. Nous les accueillons et ils risquent leur vie pour la France. Ce midi au cimetière, vous avez vu le mémorial du régiment. Nous y gravons des noms. Le dernier date d'il y a deux ans et est mort en Irak. Nous gardons le souvenir, y compris ici dans la salle d'armes qui est un lieu de mémoire un peu plus joyeux. " Le régiment va fêter ses 150 ans en 2022.

(Photo Anthony Maurin).

" Cette journée, je m'en rappellerai longtemps ! C'est quand même rare de rentrer ici et d'y passer quelques heures. Les légionnaires ont été sympas même s'il ne faut pas faire d'erreur et se montrer poli, affirme une jeune fille qui a reçu son diplôme.On nous a enlevé nos téléphones à l'entrée donc ça fait longtemps qu'on ne les a pas utilisés mais en fait, je pensais que ça allait être un peu plus gênant que cela ! "

(Photo Anthony Maurin).

Le diplôme en main, les jeunes n'ont pas eu le temps de le signer individuellement. " Lisez attentivement le verso de la feuille ! Vous y verrez la charte des droits et devoirs du citoyen. Comme ultime conseil, le commandant en second leur lance : " Donnez du sens à votre vie, des objectifs pour demain. Regardez et pensez au-delà et si certains veulent venir jouer avec nous, il y a toujours de la place ! "

(Photo Anthony Maurin).

La semaine du Bleuet de France marque le temps du symbole, de la mémoire et de la solidarité envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins. Pour soutenir plus encore ces causes, la vente des Bleuets sert à financer des œuvres sociales. Après une courte cérémonie organisée au carré militaire de Nîmes, les jeunes recevront en fin de journée leur certificat de participation à la JDC.

(Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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