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FAIT DU JOUR Collèges : consommer du Gard et du goût !

Au collège Jean-Rostand, la restauration bio va déjà au-delà de ce que préconise la loi (Photo Anthony Maurin).

" Agir pour la transition alimentaire dans mon collège ", tel était l'hymne de ralliement à la journée départementale organisée au collège Jean-Rostand à Nîmes.

Dès le mois de février 2020, le Mas des agriculteurs deviendra le fournisseur officiel de l'unité de conditionnement de légumes de Nîmes et devrait donc alimenter 26 collèges en fruits et légumes produits par des agriculteurs locaux. Voilà la meilleure nouvelle depuis 2011 et le choix pour lequel le Département a opté : offrir une restauration de qualité pour les collégiens.

9 500 repas tous les jours

Avec des marchés publics saucissonnés en de nombreux lots, il suffit aux agriculteurs de répondre à ces appels d'offres qui ne sont autres que des appels du pied pour une révolution intérieure menée par une idéologie simple mais efficace. Ce sont donc près de 10 000 repas par jour qui seront préparés à base de ces produits de saison, locaux, frais et prêts à l'emploi. Ce marché est signé pour une année renouvelable trois fois.

Une visite de l'UCL de Nîmes. (photo Archives Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

L'association Un plus bio était présente au côté d'une quinzaine d'établissements (collèges seulement) gardois pour ne pas rater cette nouvelle donne alimentaire et pour la faire briller le plus longtemps possible. Manger bio à coût constant en restauration collective, c'est possible car ces produits sont majoritairement locaux. Mais pour y arriver il faut faire évoluer les pratiques. La loi Égalim s'en charge mais peut elle aussi être dépassée.

Pour le directeur salarié d'Un plus bio, Stéphane Veyrat, " le but était de réunir les collèges autour de l'alimentation car il n'y a pas qu'à la cantine qu'il nous faut en parler. Toute la communauté pédagogique éducative doit y être sensible. On peut même envisager de dépasser les lois actuelles en la matière, mais le Gard est un très bon élève. "

Plusieurs collèges dans la bataille

Faire de l'alimentation un sujet traité dans les collèges sous toutes ses dimensions est une excellente chose. Dans ce cadre, le Département déploie un projet test avec cinq collèges (Jean-Rostand à Nîmes, Le Coutach à Quissac, Jean-Louis-Trintignant à Uzès, Le Castellas à Bessèges et Le Mourion à Villeneuve-lez-Avignon).

Stéphane Veyrat, directeur de l'association "Un plus bio" (Photo Anthony Maurin).

De son côté, le principal Lambolez du collège J. Rostand, a rappelé le rôle de monsieur le fils d'Edmond dans la société française. " Il était féministe, pamphlétaire et avait compris que les pesticides détraquaient les amphibiens. Il avait dit que la science avait fait de nous des dieux avant même que nous méritions d'être des hommes. Nous avons fait des choix dans ce collège pour faire émerger une conscience écologique et solidaire. "

Moins ou plus du tout de gaspillage alimentaire, des recettes plus végétales, des labels à partager, une éducation axée sur le changement de comportement alimentaire ou encore l'aspect sanitaire pur d'une alimentation bio étaient les sujets principaux de cette matinée d'information. En effet, on se rend compte qu'il n'y a pas de différence de coût entre un collège qui fait manger des denrées bio à raison de 8 % par rapport à un autre qui est pratiquement à 80 %. C'est même moins onéreux car on passe d'1,96 euro à 1,9 !

Une envie départementale

Cathy Chaulet, déléguée au développement du bio et des circuits courts, à la qualité alimentaire et à la restauration collective au Département l'avoue, " ma délégation est transversale et le temps du repas et un temps fort dans la vie des enfants. Avec le président Denis Bouad, nous allons toujours plus loin dans cette politique. Je suis fière de cet appel d'offres qui verra le Mas des agriculteurs nourrir de nombreux collégiens. C'est le résultat d'une volonté forte de la part du Département pour consommer  du Gard et du goût. "

Le Mas des agriculteurs (Photo Anthony Maurin).

En utilisant des produits bruts, en formant des équipes en cuisine, en s'approvisionnant auprès des producteurs locaux et en optant pour des produits de saison, en ayant un meilleur équipement en cuisine et en proposant par moment un menu végétarien, la clé de l'économie est trouvée car 75 % des collèges qui ont introduit des produits bio l'ont fait avec ces astuces. Plus la part du bio augmente, plus les cantines privilégient un approvisionnement local.

Laurent Noé, directeur académique des services de l'Éducation nationale dans le Gard, est lui aussi très clair et apprécie la démarche. " Le projet académique reflète celui entrepris ici aujourd'hui. Nous sommes au cœur des préoccupations et de nos coopérations. Pour réussir ce beau défi, partageons les mêmes valeurs. "

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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