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GARD Le projet de Parc naturel régional des Garrigues avance

Alain Loones, Bruno Julien et Henry de Cazotte, de l'association des Amis du PNR des Garrigues (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Nous sommes beaucoup plus optimistes qu’il y a quelques mois » : signée du président de l’association des Amis du Parc naturel régional (PNR) des Garrigues, Bruno Julien, la phrase résume les dernières avancées de ce dossier au long cours.

Le projet de PNR, qui engloberait l’Uzège élargie à une partie de l’Agglo du Gard rhodanien, de celles d’Alès et de Nîmes, de la communauté de commune du Pont du Gard et de Cèze Cévennes, soit 80 communes, a été initié il y a bientôt quinze ans. « Et depuis cinq ans nous labourons le terrain », souligne Bruno Julien, à la tête d’une association présentée comme « apolitique ». Une association qui fait la médiation entre les différentes parties, notamment entre les élus.

Une premier travail qui a été plus long que prévu du fait du blocage initial posé par le maire d’Uzès et président de la communauté de commune du Pays d’Uzès (CCPU), Jean-Luc Chapon. Fâcheux, compte tenu du fait qu’Uzès et l’Uzège constituent le coeur du projet. « Nous l’avons vu plusieurs fois, et une fois que nous l’avons convaincu et qu’il a voté pour le projet, l’horizon s’éclaircissait, avec 66 communes sur 80 qui avaient voté pour la mise en place d’une association de préfiguration l’année dernière », rembobine-t-il.

Un long travail des « casques bleus »

Seulement voilà : les choses ont achoppé sur la structure porteuse du projet. Initialement, il était question que ce soit le syndicat mixte des Gorges du Gardon (SMGG), qui avait commencé un travail sur le sujet. Mais avec le ralliement à la cause du PNR du Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) Uzège Pont du Gard, la donne a changé. « Le PETR a voulu devenir le porteur technique, et il y a eu un blocage, la Région ne voulant pas bouger tant qu’il n’y aurait pas l’unanimité sur le territoire », poursuit Bruno Julien.

Autre blocage : le calendrier. Avec l’approche des élections, certains élus ont voulu temporiser et attendre le printemps pour lancer les grandes manœuvres. Or, « c’est un projet de long terme, on ne peut pas être dans un "stop-and-go" à cause de chaque élection, sinon les gens se démobilisent et les chargés de mission changent », pose Henry de Cazotte, vice-président de l’association.

Des nouveaux statuts

Alors l’association des Amis du PNR a repris son bâton de pèlerin et a organisé une nouvelle réunion. « On nous a dit que nous étions les casques bleus de ce projet », s’amuse Henry de Cazotte. L’association a proposé des statuts légèrement modifiés pour contenter tout le monde et, finalement, le porteur technique sera le PETR, mais le SMGG sera partie prenante du projet ; tout comme les associations engagées dans le projet. « Et nous avons eu l’engagement il y a quinze jours que tout serait lancé avant les élections municipales », affirme Bruno Julien. Les statuts nouvelle version doivent être envoyés à toutes les communes avant Noël et tant le PETR que la Région doivent délibérer dans les prochaines semaines.

Bref, les choses sont « en train de se détendre », résume Bruno Julien, pour aboutir à la création de ce PNR. « Un outil de développement durable, un extraordinaire instrument pour faire de la transition écologique », pour Henry de Cazotte. Le même estime que le PNR est « une usine à financer des projets financés par l’extérieur, avec un vrai effet de levier, un facteur de dix. »

Et la création d’une association de préfiguration aura « pour gros intérêt de pousser les élus à avoir une réflexion à long terme, sur ce qu’on veut pour notre territoire pour les quinze années à venir », ajoute Alain Loones, secrétaire de l’association des Amis du PNR. Désormais, les choses sont donc bien engagées. Pour autant, ça ne veut pas dire que les Garrigues auront leur PNR dans les prochains mois. « Écrire la charte du PNR prend trois ans, c’est très long. Il faut consulter largement », rappelle Bruno Julien.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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