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NÎMES OLYMPIQUE Paul Bernardoni : « Je regarde Intervilles pour voir des vachettes »

Pour une fois, le gardien de but de Nîmes Olympique ne parle pas de football, mais il évoque la cause animale, qui lui tient particulièrement à cœur.

Bernardoni
Paul Bernardoni adore les chiens (photo facebook)

Nous sommes arrivés à la Bastide pour parler football avec Paul Bernadoni. Mais la discussion s'est vite portée sur la condition animale dans laquelle le Nîmois s'investit. Entretien avec un Crocodile, vraiment pas comme les autres.

Parlez-nous de votre engagement avec l'école d'éducation de chiens de guides  ?

Je suis parrain de la fondation Frédéric Gaillanne qui s’occupe d’enfants aveugles et les dote d’un chien. On espère qu’elle va évoluer et qu’elle va aider plein de gamins au quotidien. J’ai discuté avec un de ces enfants et je lui avais demandé pourquoi il voulait un chien. Il m’avait répondu « parce que je veux intégrer l'université de la Sorbonne, pour faire des études d’Histoire » Le chien est pour lui la seule façon de se rendre en cours, l’animal c'est ses yeux. Là, j’ai pris une claque, c’est super intéressant de les voir travailler. »

Vous participez aussi à une campagne de la SPA (Société protectrice des animaux)...

Avec des visuels rappelant le jeu vidéo de football FIFA, nous notons, symboliquement, les qualités des animaux. Puis nous les postons sur les réseaux sociaux. C’est cool, car si cela peut permettre à une personne de s’intéresser aux chiens, c’est gagné. Peut être aussi que cela donnera l’idée à quelqu’un d’aller dans une SPA.

Quel message souhaitez-vous fire passer ?

Allez-voir dans les SPA ! C’est gratuit et ça prend deux minutes, si vous avez des couvertures, des croquettes en trop ou des petits jouets à donner, ça fera toujours des heureux.

Qu'est-ce-qui vous révolte le plus ?

C’est de voir des gens qui abandonnent des chiens et qui en reprennent un autre deux mois plus tard. J’ai du mal à le comprendre et ça me blesse énormément. Le chien ce n’est pas un objet. On en prend pour 15 ans, mais c’est 15 ans d’amour. J’ai aussi du mal quand je vois un chien attaché toute la journée. Si les gens n’ont pas le temps de s’occuper d’un animal, ils n’ont qu'à pas en prendre un. Des gens qui ne promènent jamais leur animal, qui les tapent et qui les dressent pour être agressifs. J’ai beaucoup de mal avec ça. Il n’y a pas de chien méchant, ce sont les maîtres qui en font des animaux méchants.

Avez-vous des solutions pour réduire le nombre d’abandons ?

Je ne donne de leçon à personne, mais si seulement ont pouvait mettre en place un permis pour détenir des animaux. Peut-être que cela éviterait qu’il y ait autant d’abandons. Les refuges sont pleins et il en arrive de plus en plus. Je ne peux malheureusement pas tous les adopter.

Bernardoni Bernie
Berni le chien de Paul est un grand supporter du Nîmes Olympique (photo facebook)

D’où vous vient cet amour des animaux ?

Quand j’étais enfant, je n’avais pas de chien et je me suis toujours dis que le jour où je décrocherais mon permis de conduire, j'en achèterais un. À Bordeaux, j’ai connu une période très difficile et j’ai pris Berni (NDLR : son chien). C’est ce qui m’a permis de sortir et de rencontrer du monde. J’ai pu m’échapper du foot qui était un peu pesant. J’avais déjà cet amour des chiens, et comme avec Berni ça se passe formidablement bien, je me suis investis dans cette cause et je ne la lâcherai pas.

Vous arrive-t-il d’être sévère avec Berni ?

Je lui ai déjà mis une fessée parce qu’il avait fait une bêtise. Mais je ne lui ai pas fait mal et cinq minutes après on a fait un câlin.

Votre amour des animaux se limite-t-il aux chiens ?

Non, si je vois un chien, un cheval ou un mouton abandonné, j’ai la même colère. Si tu ne peux vraiment pas t’en occuper, tu te débrouilles pour lui trouver une autre famille. J’ai envie de demander à ceux qui font ça « Que ressens-tu quand tu abandonnes ton chien attaché à un arbre ? »

Bernardoni Bernie
Paul et Bernie à la plage (photo facebook)

Que pensez-vous du traitement des animaux dans certains abattoirs ?

Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il faut arrêter de manger de la viande. Il faut faire confiance aux bouchers qui font bien leur travail et qui respectent les normes. En revanche, quand je vois des vidéos dans les abattoirs avec des vaches pendues, ça m’horripile et je n’arrive pas vraiment à regarder.

Quelle est votre position sur la corrida ?

Je suis très ami avec Renaud Ripart qui est un fan de corrida et nous en parlons souvent. Je n’aime pas ça parce que je ne veux pas voir un animal mourir. Chacun à son point de vue, mais je ne vais pas dire aux gens de ne pas y aller.

France Télévision va reprendre la diffusion de l'émission Intervilles, mais sans les vachettes. C'est une décision que vous approuvez ?

Je suis pour les vachettes dans cette émission. On ne fait pas mal à l’animal, c’est un espace de jeu. C’est comme si on voulait faire du canicross sans chien, sous prétexte qu’ils risquent de se fouler une patte. Je regarde Intervilles pour voir les vachettes.

Propos recueillis par Norman Jardin.

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1 commentaire sur “NÎMES OLYMPIQUE Paul Bernardoni : « Je regarde Intervilles pour voir des vachettes »”

  1. Un garçon intelligent et attachant ( sans jeu de mots) . Mais ça tous les supporters des crocos le savent déjà. Bravo pour son engagement et ses positions sur la cause animale. Et si INTERVILLES succombe aux exigences des végans, boycottons cette émission.

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