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NÎMES Les avocats durcissent le mouvement de grève

(Photo d'illustration)

Ce lundi 17 février 2020, alors que l'Assemblée nationale examine le projet de loi au titre de la réforme des retraites pour la mise en œuvre d'un système universel, les avocats de France se sont réunis afin de déterminer les suites d'un mouvement initié le 6 janvier dernier. 

Après une assemblée générale regroupant 60% des effectifs du barreau de Nîmes, 90% des votants se sont exprimés en faveur d'une reconduction de la grève telle qu'elle est menée depuis désormais un mois et demi. Les avocats entendent ainsi manifester à l'encontre d'une réforme  qu'ils jugent "toxique mettant en cause l'équilibre de leurs cabinets, le modèle économique d'un avocat libéral et territorial au plus près de ses clients et concitoyens, précise le Barreau de Nîmes dans un communiqué. Les contreparties proposées par le Gouvernement, tant par leur faisabilité juridique (anticonstitutionnalité potentielle) que par leur précarité dans le temps (abattement proposé mais potentiellement révisable annuellement par la loi de finance de Sécurité sociale), ne sont considérées que comme des promesses sans consistance."

Le mouvement prend de l'ampleur

Le barreau de Nîmes, à l'appel de la Conférence nationale des bâtonniers et du Conseil national des barreaux poursuit donc le mouvement, mais le développe. "Il mettra en œuvre à compter de cette semaine des mesures de défense collective devant les juridictions pénales, formulera des demandes de mise en liberté au titre des mesures privatives de cette dernière en cours d'exécution dans une maison d'arrêt nîmoise dont le taux d'occupation est indigne de la condition élémentaire d’humanité requise, mais participera également à des réflexions et des consultations tendant à la mise en œuvre la responsabilité de l'État au titre de dysfonctionnements quant à des durées excessives de procédures (ces durées excessives n'ayant pas attendu le mois et demi de grève des avocats pour provoquer des condamnations d'ores et déjà disponibles et constituant une jurisprudence acquise), mais également à l'introduction pour le compte d'agents publics de la fonction publique hospitalière, de greffes ou de la police au titre du recouvrement d'heures supplémentaires qui pourraient être dues à ces agents qui, comme les avocats, se dévouent au titre du fonctionnement des services publics, desquels l'État semble se désintéresser au regard du silence apporté aux revendications des professionnels concernés."

La grève des avocats est reconduite jusqu'au lundi 24 février inclus. Le barreau participera à la manifestation interprofessionnelle qui sera organisée à Nîmes ce jeudi 20 février 2020.

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