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PONT-SAINT-ESPRIT L’équipe de Claire Lapeyronie mise sur un meeting très incisif

Claire Lapeyronie et ses colistiers de "Ensemble" ont organisé un meeting à la salle des fêtes, ce jeudi 12 mars. (Marie Meunier / Objectif Gard)

"Ensemble". Après celle de Catherine Chantry et de Didier Bonneaud, c'était au tour de la candidate et maire sortante, Claire Lapeyronie, de dérouler son meeting dans une salle des fêtes, remplie ce jeudi soir. L'occasion pour la liste et sa chef de fille d'en profiter pour mettre les points sur les i.

Après la diffusion d'une vidéo bilan et avoir fait monter tous les colistiers sur scène, c'est le n°4 de la liste, Benjamin Desbrun, qui a pris longuement la parole. Il s'est chargé de décortiquer, power point à l'appui, les programmes des deux adversaires. Avec un ton très incisif et un discours assaillant, c'est le moins que l'on puisse dire : "Ça fait quelques temps que nous sommes l'objet de beaucoup de critiques, de beaucoup de méchanceté notamment sur les réseaux sociaux donc ce soir, il va falloir y répondre", entame-il, avant de poursuivre sa tirade : "Commençons avec le David Copperfield de Saint-Étienne-des-Sorts, qui a annoncé vouloir faire venir des bateaux de touristes sur le Rhône. Il a juste oublié un petit détail : le Rhône n'est plus navigable ici à Pont-Saint-Esprit."

C'est ensuite la liste "Union citoyenne spiripontaine", menée par Catherine Chantry, issue de la division de la majorité sortante, qui en a pris pour son grade. Pas de ménagement pour l'ancienne alliée de Claire Lapeyronie : "On voit que leur atelier participatif sert à étudier les projets en cours, exprimer des besoins particuliers, les doléances, proposer des idées nouvelles et donner son avis. Je suis désolé mais ça existe déjà, ça s'appelle des réunions publiques et des comités de quartiers", argue-t-il.

Des chiffres qui divisent

Quant aux 4 millions de budget entièrement participatif cumulés à la baisse des impôts, il n'y croit pas. À moins de creuser la dette de la commune de plus d'un million d'euros selon ses calculs : "Certains me rétorqueront qu'ils ont dans leurs rangs le meilleur spécialiste local de la finance publique et que donc, pas de souci pour financer leur programme. Je leur répondrais seulement que cette personne, aussi compétente soit-elle, est toujours conseiller municipal. Il a toujours eu au cours des six dernières années un regard sur les finances de notre ville et que s'il était possible de baisser les recettes des taxes de 800 000 € par an et réaliser 4 millions d'investissements, il l'aurait déjà dit et nous l'aurions déjà fait."

Il est revenu aussi sur les reproches insinuant qu'"Ensemble" serait une liste La République en marche en énumérant : "'Ensemble', c'est 26 colistiers sans étiquette, 4 du Parti socialiste et 3 de La République en Marche." Claire Lapeyronie est ensuite montée sur scène au côté de ses colistiers pour parler de son projet tiré de 100 propositions. Parmi celles-ci : réaménager les allées et la place de la République en concertation avec les citoyens, renforcer l'action de la Brigade environnement, créer une maison des jeunes et des aînés et une nouvelle salle multisports au Clos Bon Aure, lancer un grand plan vélo... Elle s'est aussi arrêtée sur le cas de l'Hôtel-Dieu : "On ne va pas rejeter un partenaire qui est prêt à investir 40 millions d'euros chez nous ! Faire croire à la concertation sur un tel projet, c'est du populisme."

"Le budget de la commune, on sait comment ça marche !"

Et la dette ? "Nous continuerons à la faire diminuer raisonnablement et nous baisserons les impôts fonciers en 2023. Vous promettre autre chose serait plus glamour, plus vendeur, mais ça serait vous mentir", avant d'ajouter ensuite : "On sait comment est fait le budget de la commune, on sait ce qu'il permet de faire et de ne pas faire. Bref : on sait comment ça marche !"

Elle a aussi rendu hommage à Roger Castillon, l'ancien maire à qui elle a succédé en novembre 2018 : "C'est lui qui a mis la Ville sur de bons rails. Certains veulent nier ce passé. Ils sont amnésiques. Pire ! ils sont ingrats. Ils ont oublié d'où ils viennent et grâce à qui ils sont là". Encore une pique démontrant que les rancœurs sont bel et bien tenaces à Pont-Saint-Esprit.

Marie Meunier

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