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MUNICIPALES Alès : Roustan tout-puissant

Max Roustan a une nouvelle fois remporté l'élection municipale au premier tour. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Avec 56,80% des voix, Max Roustan (Les Républicains) est confortablement réélu maire d’Alès dès le premier tour des élections municipales, ce dimanche 15 mars.

Aux élections, c’est qui le patron ? C’est Max ! Son invincibilité dès le premier tour se confirme une fois de plus ce soir. À 75 ans, celui qui est maire d’Alès depuis 1995 va le rester encore quelques années. Ce dimanche 15 mars 2020, les électeurs l’ont à nouveau choisi avec 56,80% des voix pour diriger la ville. Cette ville qu’il aime tant et qu’il n’est pas prêt à laisser aux mains d’un autre, hormis celles  de Christophe Rivenq, son collaborateur de toujours, amené à prendre la succession en cours de mandat.

Avec Rivenq, Roustan encore plus fort

Dans la salle des États de la mairie, à l’heure où le dépouillement livre les premières tendances, le duo Roustan-Rivenq se détend à mesure que les piles de bulletins pour Roustan s’amoncellent. Dans quasiment tous les bureaux de vote de la ville – hormis aux Prés-Saint-Jean où Paul Planque enregistre sept voix d’avance – Max Roustan est en tête. À ses côtés, Christophe Rivenq savoure. Il savoure cette victoire qu’il avait prédite.

Car même si durant les dernières semaines de campagne les complices ne laissaient rien paraître, ils savaient. Ils savaient qu’une fois encore, un seul tour suffirait à balayer d’un revers de la main leurs adversaires. Comme ils l’ont fait en 2001, 2008 et 2014. Mieux, la présence de Christophe Rivenq dans la liste n’a pas pénalisé sa tête de liste. Bien au contraire : Max Roustan réalise quasiment son meilleur score de son épopée alésienne (il avait fait mieux en 2001 avec 59,36%).

Déception à Gauche et chute du Rassemblement national

L’union de la Gauche, pourtant exceptionnelle, n’aura donc pas suffi. Le Printemps alésien tant espéré par ceux qui l’ont porté n’aura pas lieu. Pas cette fois. Le communiste Paul Planque, qui a pris la place de Jean-Michel Suau, rassemble 22,84% des voix. Un score en chute libre quand on se souvient que Jean-Michel Suau et Benjamin Mathéaud atteignaient à eux deux 29,06% en 2014. C’est peut-être l’analyse de Christophe Rivenq qui était la bonne : « Au moins, Jean-Michel Suau avait le mérite d’être connu des Alésiens… »

L’autre désillusion est à mettre au crédit du Rassemblement national. Cette fois, le parti de Marine Le Pen avait misé sur un Alésien, un vrai de vrai qui connaît son territoire, contrairement à Nathalie Challier il y a six ans… Le résultat est pourtant pire qu’en 2014 : Francis Bassier décroche 8,68% des suffrages exprimés.

Ce ne sera donc pas pour cette fois que les adversaires de Max Roustan parviendront à détrôner celui qui est littéralement greffé à son fauteuil de maire. Cette écrasante victoire montre, s’il en était besoin, qu’à Alès, c’est lui le patron. Et que tant qu’il sera là, il le restera.

Tony Duret & Élodie Boschet

Les scores de cette soirée électorale :

Liste Alès – Max Roustan – 56,80%

Le Printemps Alésien – Paul Planque – 22,84%

Les Alésiens d’abord – Francis Bassier – 8,68%

Alès en commun – Marc Peyroche – 3,97%

Alès est à vous – Fabien Gabillon – 3,23%

Vivre Alès – Éric Bouchité – 2,40%

Lutte Ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs – Jérôme Garcia – 2,04%

Etiquette

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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