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NÎMES Moins de CO2 dans l’air depuis l’instauration du confinement

Une partie de la gare routière, ici quelques minutes après le début du confinement. (Photo Anthony Maurin).

Quand on dit confinement, on pense aussitôt rester chez soi, télétravail, école à la maison… Et si on veut s’aventurer hors de son habitation, il faut avoir une bonne raison à cocher sur son attestation de déplacement dérogatoire.

Tout cela fait que les habitants ont considérablement limité leurs déplacements. À pied mais aussi en voiture. Ce qui donne lieu parfois à des scènes sans âmes qui vivent auxquelles nous sommes peu habitués.

Le comble étant que si on ne regardait que le simple critère de la concentration de CO2 dans l'air, il ferait bon sortir en ce moment. En effet, Atmo Occitanie, association chargée d’assurer la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire de la région Occitanie, a rendu son bilan de ces 5 semaines de confinement. Sans surprise, la qualité de l’air est bien meilleure qu’à la normale.

Entre le 16 mars et le 19 avril, la concentration en dioxyde d’azote (CO2) a baissé de 56% à Nîmes, à proximité du trafic routier, par rapport à la même époque en 2017,2018 et 2019. De même en fond urbain (zone non exposée à des sources directes de pollution), une diminution de 31% a aussi été observée.

À titre de comparaison, les mesures prises à proximité du trafic routier dans toute la région donnaient une moyenne au plus fort de plus de 60 µg/m3 du 16 au 22 mars, en 2017, 2018 et 2019. En 2020, le même jour, la concentration était autour de 20 µg/m3 jusqu'à frôler les 10 µg/m3 en fin de semaine.

Mais une concentration en particules fines plus élevées dans la région
en 2020...

En revanche, la concentration en particules fines est globalement plus élevée en 2020 qu’à la normale depuis l’instauration du confinement, dans les grands axes urbains de la région. Elle a bondi de 62% lors de la première semaine de confinement. Atmo Occitanie explique ce phénomène par plusieurs facteurs : les conditions météorologiques favorables dans la région, la présence de particules désertiques dans l’air et la contribution de sources locales. On entend par-là des dispositifs de chauffage, de brûlage des déchets verts etc. qui ont fait plus d’émissions qu’à la normale : « l’occupation plus importante, par une grande partie de la population, de leur habitation, entraînant des émissions supplémentaires notamment jusque fin mars », détaille Atmo Occitanie. Que l'on se rassure, ces concentrations en particules fines ont largement baissé en semaine 16 (du 13 au 19 avril).

On peut aussi se demander si ce répit aura un impact sur les concentrations d'ozone. Ce à quoi Atmo Occitanie répond: « Dans la continuité des précédentes semaines de confinement, aucun impact de la diminution de l’activité sur les concentrations d’ozone n‘est à ce jour mis en évidence sur la région Occitanie. […] L’influence des conditions météorologiques et des polluants précurseurs est trop importante au regard de la durée de la période de confinement pour mettre en évidence un impact ».

Marie Meunier

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