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BAGNOLS/CÈZE Deux nouveaux décès covid-19 au centre hospitalier le week-end dernier

Le Centre hospitalier de Bagnols (DR)
Le Centre hospitalier de Bagnols (DR)

"Le 11 mai commence le déconfinement mais je vous le dis tout de suite, nous on n'est pas déconfiné, on n'en est pas à ce stade-là", introduit Jean-Philippe Sajus, directeur du centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze, durant le point téléphonique de ce jeudi après-midi. Avec le docteur Dimitri Dibo, président de la commission médicale d'établissement, ils sont tout de même inquiets pour les jours à venir.

Surtout que deux décès supplémentaires sont survenus le week-end dernier dans le secteur hospitalier covid de 30 lits. Un "message", pour le directeur, qui démontre que "le virus est là et il le sera pendant de longs mois". Au total, durant les 5-6 semaines de crise, il déplore 10 décès liés au covid-19. Quatre sont survenus en hospitalisation dans le secteur de 30 lits et 6 au sein du quartier long-séjour des 7 sources.

"On ne peut pas imaginer aujourd'hui qu'à partir du 11, tout soit rouvert", poursuit Jean-Philippe Sajus. Ce qui n'exclut pas que ce jeudi 7 mai, le secteur de 30 lits covid de l'hôpital était vide de patients tout comme les lits de réanimation. "Mais c'est bien une première depuis le début de la crise", tempère-t-il, et de continuer : "Dans cette première période, on n'a jamais eu plus de 2 personnes en réanimation et entre 7-8 personnes en secteur covid. On pense pouvoir faire face à un éventuel retour épidémique."

Déconfinement : "on espère une petite vaguelette et pas un tsunami"

En prenant en compte ces données, la capacité en lits de réanimation a été abaissée de 11 à 6. Et cette organisation sera effective jusqu'au 30 mai. Selon la situation à cette date-là, le centre hospitalier avisera. Une nouvelle affluence de malades est aussi envisagée : "La population est avertie du risque de deuxième vague. Si tout le monde respecte, on espère une petite vaguelette et pas un tsunami", avance le Dr Dibo.

Pour autant, les pathologies assez graves, autres que le covid-19, ne sont pas négligées. Les consultations ont repris depuis plus de 15 jours, "mais les coups de téléphone n'affluent pas, c'est toujours assez hésitant", note Dimitri Dibo. Depuis quelques jours, le nombre de cas covid aux urgences a tout de même tendance à baisser et on observe une progression des traumas classiques.

La direction veille aussi à ce que les agents puissent prendre leurs congés en priorité : "L'activité n'a pas été débordante mais fortement prenante sur le plan psychique. Ils ont besoin d'un sas de décompression. Mais on n'a pas eu d'alertes de la part de la cellule psychologique qui a été peu sollicitée."

Du côté du long-séjour des 7 sources, une deuxième vague de tests est prévue pour l'ensemble des patients la semaine du 21 mai. Elle permettra de savoir si le service est désormais exempté de tout cas de covid-19. Le déconfinement du service ne pourra se faire que "lorsqu'on sera sûrs que tous les patients sont totalement guéris", conclut Dimitri Dibo.

Marie Meunier

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