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GARD Pour le Département, le don de congés est un acte de solidarité

Denis Bouad, président du Département du Gard Photo : AS / Objectif Gard
Denis Bouad, président du Département du Gard. (Marie Meunier / Archives Objectif Gard)

Le Département est une strate des collectivités françaises qui a une importance primordiale dans le bon fonctionnement de la vie quotidienne des Français. Malgré les efforts consentis par les Gardois, le président Denis Bouad, leur demande encore un coup de pouce.

" Si la crise sanitaire que nous traversons s’accompagne de difficultés économiques et sociales, elle est aussi une formidable occasion de (re)découvrir la solidarité dont nos concitoyens font preuve " peut-on lire sur un communiqué du Conseil départemental du Gard.

Et de poursuivre, " C’est au travers de ce dévouement mais également de cet élan solidaire que le président Bouad a présenté auprès des instances paritaires un projet de " don de congés " permettant la concrétisation de cette initiative. "

Ainsi, les agents du Département qui le souhaitent pourront (après le vote de l'Assemblée départementale) offrir une partie de leurs congés aux personnes qui en ont besoin. Ces dons de jours de congés seront transformés en don de matériels ou en subventions aux associations luttant contre les violences conjugales, aux établissements accueillant des personnes handicapées, aux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou aux maisons en partage.

Ils pourront également abonder la fondation du Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes ou encore les maisons d’enfants à caractère social afin d’améliorer des conditions de travail des personnels y œuvrant au quotidien.

" Le don de congés payés par les agents du Département confirme l’état d’esprit dont ne s’est jamais départie la collectivité que j’ai l’honneur de présider. Chacun peut, éventuellement à son niveau et s’il le souhaite, apporter sa contribution pour un monde meilleur où les priorités sont repensées. Je souhaite donc que ces dispositions permettent à chaque agent du Département de concrétiser ce nouvel élan de solidarité " Denis Bouad

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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2 commentaires

  1. Après les applaudissements, les médailles, voilà le don des jours de congés, mais au delà de toutes ces sympathiques manifestations de soutien c’est de décisions politiques dont les Français ont besoin.
    Pour que le monde d’après soit plus juste que le monde d’avant il faut mieux redistribuer les richesses, qui, rappelons le, sont immenses dans notre pays.
    Une plus juste redistribution pour, entre autre et par exemple, financer l’hôpital et ceux qui y travaillent.

  2. Non ce n’est pas de la solidarité, c’est de la charité, et l’hôpital se fout de la charité. Ce que veulent les,soignants c’est plus de moyens humains et matériels et de meilleurs salaires pas le sacrifice de jours de congés dautres salariés. Il faudrait rappeler au « socialiste » Bouad que les congés ont été arrachés au patronat en 1936.
    Petit rappel historique indispensable apparemment à M. Bouad..

    En 1926, le congrès de la CGT revendique le droit à des congés payés. Cette année-là, l’idée d’être payé à ne rien faire », comme le bonheur, est « une idée neuve ». Droits nouveaux et mentalités nouvelles vont de pairs. Du Front Populaire à aujourd’hui, l’histoire des congés et des vacances est longue. Et elle n’est pas finie…

    Le 3 mai 1936, le Front Populaire gagne les élections et provoque de par sa victoire un élan de revendications chez les travailleurs. Mouvements de grèves, occupations pacifiques des usines : plus de 2 millions de travailleurs revendiquent de meilleures conditions de travail. La France est paralysée et le patronat est dans l’obligation d’ouvrir des négociations. Les revendications portent sur la revalorisation des salaires, la limitation de la durée de travail à 40 heures par semaine… et les congés payés. Léon Blum perçoit l’importance de la demande « d’être payé à ne rien faire » et de profiter du temps libre. Il en fait l’un des sujets mis sur la table de ce qui deviendra les accords de Matignon.
    Dans la nuit du 7 au 8 juin 1936, à l’hôtel Matignon à Paris, sont officiellement signés les accords dits de Matignon, entre le Président du Conseil, Léon Blum, la Confédération générale de la production française (l’organisation patronale ancêtre du Medef) et la CGT. Ces accords prévoient la généralisation des conventions collectives, la création des Délégués du Personnel et une augmentation de 12 % des salaires. Cependant la mémoire des français ne retiendra que la semaine des 40 heures et l’octroi de deux semaines de congés payés qui leur permettront de partir en vacances dès l’été 1936.
    Depuis cette époque le patronat n’a eu de cesse de reprendre en sa faveur toutes ces conquêtes sociales.
    On le voit aujourd’hui sous prétexte de « solidarité » on voudrait augmenter le temps de travail, diminuer les congés, baisser les salaires. Mais pourquoi cette « solidarité » ne serait demandée qu’au salariat. La France est la 6° puissance économique mondiale où les richesses crées n’ont jamais été si importantes. Les dividendes versés aux actionnaires n’ont jamais atteint de tels records (plus de 49 milliards en 2019).
    Alors si solidarité il doit y avoir, il faut les solliciter eux ce sera bien plus efficace que de vouloir se re approprier du temps de repos acquis par les salariés.
    Ce serait en tout cas bien plus « social » monsieur le président « socialiste » du Conseil Départemental du Gard..

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