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FAIT DU JOUR Un premier bilan contrasté pour des plages pas toujours dynamiques

Les baigneurs ont pu à nouveau profiter des plages graulennes. (Photo Corentin Corner)

Ce jeudi, près de 9,5 kilomètres de plages étaient à nouveau accessibles dès 8 heures du matin pour un usage "dynamique". Il était ainsi autorisé de s'y promener, s'y baigner et pratiquer des sports individuels. Mais pas de s'allonger sur sa serviette pour bronzer.

Un soleil de plomb et une eau avoisinant les 20 degrés. Il était difficile de résister. Graulens, Gardois ou Héraultais, de nombreux usagers ont retrouvé ce jeudi les plages de la seule station balnéaire du département. "L'idée était d'être là assez tôt pour profiter du calme matinal, explique Loïc qui a fait le déplacement depuis Nîmes avec sa femme et ses deux enfants pour se baigner sur la plage du centre-ville. Il a fallu expliquer aux petits que l'on n'a pas le droit de faire des châteaux de sable. L'eau est un peu fraîche mais c'est déjà bien de pouvoir se tremper les pieds." 

À peine sortis de l'eau, pas question de s'attarder sur place. La petite famille poursuit sa balade sous l'œil des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), chargés de faire respecter les consignes. "Ils étaient une vingtaine déployés sur l'ensemble du dispositif, détaille le maire du Grau-du-Roi, Robert Crauste. On est dans la pédagogie, mais si les règles ne sont pas respectées, il y aura des verbalisations de 135€. On en appelle au civisme."

Les ASVP rappellent à l'ordre ceux qui s'aventurent dans des secteurs interdits. (Photo Boris Boutet)

Avec la réouverture des plages, c'est une partie de la station balnéaire qui a retrouvé un peu de vie en ce week-end de l'Ascension. Si le vent n'était pas tout à fait au rendez-vous, les amateurs de kitesurf, de paddle et autres sports nautiques individuels ont pu retrouver leurs activités de prédilection.

Au restaurant Le Gafetou, on profite de la réouverture des plages pour retrouver un lien avec la clientèle. (Photo Boris Boutet)

Partout en ville, les commerces rouvrent eux-aussi leurs portes peu à peu. Une dynamique forcément renforcée par la réouverture des plages. "Habituellement, nous sommes un restaurant de poissons, expliquent les gérants du Gafetou, situé en front de mer. Aujourd'hui, on reprend doucement. Nous proposons des boissons et des glaces. L'idée est de retrouver un lien avec nos clients. Les gens s'arrêtent, demandent de nos nouvelles, veulent savoir quand ils pourront à nouveau manger sur notre terrasse. Ça redonne un peu de baume au cœur."

Sur la plage de l'Espiguette, il était bien difficile d'empêcher les flâneurs de déplier leurs serviettes sur le sable. (Photo Boris Boutet)

Si en dehors de quelques promeneurs s'aventurant dans les secteurs non autorisés les règles de la plage dynamique étaient globalement respectées en centre-ville, on ne peut pas en dire autant à l'Espiguette. Dès la fin de la matinée, de nombreux usagers ont été rappelés à l'ordre par les gardes du littoral.

À l'Espiguette, la plage dynamique a du plomb dans l'aile

"On a dû demander à quelques nudistes de se rhabiller, déplore Loïc Petenieff, agent municipal chargé de la sensibilisation sur la plage de l'Espiguette. Ce sont des habitués des lieux qui avaient investi des secteurs interdits au public. On a été un peu plus conciliants avec les baigneurs qui installaient simplement leur serviette pour bronzer et avec les familles dont les enfants jouaient quelques minutes dans le sable." Il faut dire que les quatre kilomètres de plage ouverts offerts par l'Espiguette permettent à tous de respecter les mesures de distanciation.

Depuis leur pick-up, les gardes du littoral veillent au grain. (Photo Boris Boutet)

"Il est très compliqué d'expliquer aux gens qu'ils ne peuvent pas rester alors qu'il n'y a personne à moins de dix mètres, poursuit le garde du littoral. Je pense que le concept de plage dynamique est adapté au centre-ville mais qu'il faut être un peu plus souple à l'Espiguette. D'autant que les gens se tiennent naturellement à l'écart les uns des autres."

"Pas d'effet de masse"

Si le préfet du Gard, Didier Lauga, avait promis de refermer les plages où les consignes ne seraient pas respectées, une plus grande tolérance pourrait être accordée sur les vastes espaces de l'Espiguette. "Il faut agir en bonne intelligence et ne pas rester sur place toute la journée pour que tout le monde puisse se poser quelques minutes en sortant de l'eau", estimait un baigneur interrogé à notre micro jeudi matin.

"Le principal est d'éviter les effets de masse, confirme le maire Robert Crauste qui se déclare satisfait du bilan de la première journée. On a fait le bilan avec le chef de la police municipale, personne n'a été verbalisé."  Même si les décrets n'ont pas été appliqués à la lettre et que le "dynamisme" de certaines plages peut poser question, le civisme et l'intelligence collective pourraient permettre à chacun d'en profiter jusqu'au retour à la normale.

Boris Boutet

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1 commentaire sur “FAIT DU JOUR Un premier bilan contrasté pour des plages pas toujours dynamiques”

  1. Si les français sont incapables de respecter les règles, fermez les plages pour 15 jours, peut être seront t’ils plus respectueux après

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