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DANS LE RÉTRO Port Camargue sortait de terre et annonçait une nouvelle ère

Port Camargue en 1970 (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Chaque samedi de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous propose une plongée photographique 50 ans en arrière grâce aux précieuses archives d’Hervé Collignon (1927-1998). Ce photographe travaillait alors pour le compte du journal Le Méridional. Aujourd'hui, Port Camargue !

Cette visite faite par Hervé Collignon date du 5 mars 1970, il y a cinquante ans et des mouettes... Pardon, des brouettes. Du vent, forcément, et des photos qui allaient faire saliver les futurs acquéreurs des marinas et autres douceurs du plus grand port de plaisance d'Europe et même du monde (même si depuis l'aspect mondial n'est plus d'actualité).

Le plan de l'époque (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Porta Camargue était déjà, en 1970, à l'ordre du jour. La Grande Motte et son architecture plaisait et avait déjà changé la donne mais Port Camargue s'apprêtait à devenir la pépite de vie telle qu'on la connaît. Le projet était lancé en 1963 par la Chambre de commerce et d'industrie mais la création des bassins, quais et jetées n'a débuté qu'en 1969. Nous voilà quelques mois plus tard, quand les formes se découpent et que les premiers pilotis deviennent visibles.

Une marina en préparation, à sec, il ne manque plus que l'eau (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Nous sommes encore à la période où il n'y a pas de capitainerie puisqu'elle sera créée en 1974. Il y a plus de cinq mètres de fond sablonneux. Le but de Port Camargue à l'époque ? Le même qu'aujourd'hui ! Permettre à qui vient ici de posséder sa propre marina les pieds dans l'eau tout en ayant son bateau en face. Mais avant d'avoir la marina, il faut trouver la route qui mène du Grau-du-Roi au nouveau port de plaisance. Tout un programme en 1970 !

Petite balade sur la jetée (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Cette année là, le chantier de la première tranche des marinas est en bonne voie. Et pour cause, on bosse dur, 24h/24h... Même en hiver. On promet un port bien abrité par les digues ou par la pointe de l'Espiguette. 1970 devait voir sortir de terre 500 postes à quai avec eau, électricité et aménagés avec pieux ou bouées. Le ravitaillement en essence, quatre parkings avec leur accès, la cale de mise à l'eau, la mise en eau des bassins dès la première tranche des marinas, une capitainerie provisoire, un club-house... et la clientèle des bateaux légers qui allait mettre à l'eau son bébé (on parle des bateaux bien sûr).

Une digue abritant le futur port de plaisance (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Problème en perspective que les promoteurs voulaient parer à temps : les regroupements sur les appontements. Le journaliste du Méridional, Francis Panazza, conclut son article par " Port Camargue nous a conquis. Enfin on sort des sentiers battus et de la " station balnéaire de papa. " Oh ! Il a fallu une hardiesse de conception et un courage pour exécuter. La CCI a l'un ou l'autre. Les générations qui montent devraient lui en être reconnaissante. Port-Camargue c'est la contestation vivante du tourisme de classe qui s'appuie sur une tradition révolue. "

Les constructions qui sortent de terre (Photo Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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