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POLITIQUE Arnaud Bord (PS) : « Les gens en ont marre de nos querelles »

Les responsables du Comité d'agglomération d'Alès du Parti socialiste avaient donné rendez-vous à la presse samedi en matinée, au local de section de La Grand-Combe.

Les responsables du Comité d'agglomération d'Alès du Parti socialiste réunis lors de la réunion de rentrée samedi, à La Grand-Combe. (Photo Corentin Migoule)

Les responsables du Comité d'agglomération d'Alès du Parti socialiste avaient donné rendez-vous à la presse samedi en matinée, au local de section de La Grand-Combe. La rentrée nationale du parti de Gauche, un retour sur les élections municipales et l’approche des sénatoriales figuraient au programme.

En introduction, Didier Dart, secrétaire de section de la Grand-Combe pour le PS, excusait l’absence de son confrère de la section alésienne, Christophe Clauzel. Le conseiller municipal à la mairie grand-combienne cédait immédiatement la parole au tranchant Arnaud Bord, conseiller municipal d'opposition à la mairie d’Alès et conseiller communautaire : « Le Parti socialiste rentre de plain-pied dans ce qu’on peut appeler "l’objectif 2022". Olivier Faure (premier secrétaire du PS, NDLR), lors de ses récents passages dans les médias, a précisé la ligne que va adopter le parti. Une ligne qui repose sur un socle très clair : le rassemblement. »

Ce terme va ainsi revenir à maintes reprises dans la bouche d’Arnaud Bord au cours de cette conférence de presse. « Aujourd’hui, la Gauche doit se retrouver pour combattre les libéraux et la droite, qui sont souvent les mêmes d’ailleurs, ainsi que le Rassemblement national. L’évidence, c’est qu’il n’y a plus d’hégémonie à Gauche. Aucun parti de Gauche ne peut se revendiquer comme hégémonique et prendre le dessus sur les autres. On ne peut envisager 2022 que par un rassemblement de ces forces de gauche. Un congrès aura lieu en fin d’année où les militants du Parti socialiste devront voter pour confirmer cette ligne et choisir le premier secrétaire. Pour casser tout suspens, Olivier Faure est candidat à sa propre succession, mais il est évident qu’il y aura d’autres candidats. »

Après s’être félicité du retour d’Olivier Faure sur les plateaux de télévision, Didier Dart choisissait l’humilité : « Après cette déroute que nous avons subie, il faut reconstruire. Retourner sur le terrain, retravailler et militer à nouveau » Pour illustrer cette union des forces de Gauche jugée nécessaire par les socialistes, Joseph Pérez, premier adjoint au maire de La Grand-Combe, optait pour l’exemple local : « On ne peut pas gagner sans se rassembler. Ici à La Grand-Combe, à l’exception d’une parenthèse entre 1989 et 1995, la Gauche est unie depuis 1983, c’est pour cela qu’elle triomphe. »

« On ne fait pas de cérémonie sans corps »

Reprenant la main, Arnaud Bord abordait l’épineux sujet des élections sénatoriales à venir (27 septembre) : « Alors que nous soutenions Alexandre Pissas, le grand bouleversement intervient le 16 août lorsque Denis Bouad, président du département, annonce sa candidature. Une décision qui s’est imposée à nous puisqu’au niveau du bureau national on nous a indiqué que le candidat qui était le plus en capacité de rassembler la Gauche obtiendrait l’investiture. Le Parti communiste ne souhaitait pas se ranger derrière Alexandre Pissas, ce qui a offert l’investiture à Denis Bouad. Au PS nous n’étions pas tous d’accord, mais il faut respecter ce choix. L’objectif est simple, c’est de regagner face à la Droite en obtenant a minima deux sénateurs. »

Interrogé au sujet de l’arrivée de la vague verte aux dernières municipales, Arnaud Bord maintenait le cap du rassemblement : « Bien sûr que parfois on trouve certaines de leurs positions excessives. Mais sur le fond, sur la vision globale, on est d’accord. Nous n’avons plus le choix. Nous mourons de nos divisions. Il faut qu’on enlève un péché qu’on a trop souvent eu, c’est le culte de la personne. La Gauche doit se construire sur des valeurs et non pas sur des personnes. Il n’y a pas d’union sans concessions et pour prendre un exemple concret, regardons les dernières municipales d’Alès. Dans une autre époque, jamais je n’aurais retiré ma candidature (pour se ranger derrière le candidat du Printemps alésien Paul Planque, NDLR). Imaginez-vous si nous avions présenté trois ou quatre listes de Gauche ! chaque formation aurait fait 5 ou 6 %, on n'existait plus. » Et de poursuivre avec l’évocation de Mickaël Delafosse, élu maire à Montpellier : « Mickaël est le meilleur exemple de ce qu’il faut faire pour réunir la Gauche. Il a gagné sur des valeurs, sur des axes forts. »

« Les gens en ont marre de nos querelles. On l’a bien intégré. Beaucoup ont annoncé notre mort mais on ne fait pas de cérémonie sans corps. Le corps n’était pas là car le Parti socialiste est bien vivant et on va le prouver », martelait une dernière fois Arnaud Bord. Basile Imbert, secrétaire fédéral de la jeunesse du Parti socialiste et membre de la section d’Alès en a profité pour rebondir et conclure : « Sans faire du jeunisme, les Français en avaient ras le bol de voir toujours les mêmes têtes et ceux qui ont gagné la tête de grandes villes sont des nouveaux visages. »

Corentin Migoule

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