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ALÈS AGGLO Un coup d’accélérateur pour « Territoires d’industrie », enfin

Christophe Rivenq (à droite), le président d'Alès Agglomération, et Fabrice Verdier (à gauche), conseiller régional, avec le Guillaume Basset, directeur du programme "Territoires d'industrie". (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Directeur du programme "Territoires d'Industrie", Guillaume Basset était en visite sur le bassin alésien ce lundi 21 septembre. 

Le 9 décembre 2019, Alès Agglomération devenait officiellement un "Territoire d'industrie". Le label prévoyait un investissement de 40 millions d'euros en faveur de projets renforçant l’identité industrielle du bassin alésien. Oui mais voilà... Depuis la signature du contrat en présence du préfet de la région Occitanie, Étienne Guyot, la mise en pratique du programme lancé par l'État - avec une enveloppe nationale de 1,36 milliard d’euros - semblait piétiner.

Dix gérants d'entreprises avaient pourtant soumis leur candidature pour pouvoir enclencher des projets de développement sur le bassin alésien. Parmi eux, Samuel Corgne. "C'est sûr, j'ai fait partie de ceux qui ont râlé parce que j'avais l'impression que ça ne servait à rien, que c'était un coup d'épée dans l'eau", a lancé le fondateur d'Ergosanté, une entreprise dont le siège est implanté à Anduze.

Le plan relance, une opportunité pour le territoire d'industrie d'Alès

Face à lui, Guillaume Basset, le directeur du programme "Territoires d’industrie". Missionné par le ministre de l’Économie et des Finances et de la ministre de la Cohésion des territoires, il s'est engagé dans un tour des régions dans le cadre de la préparation du plan relance de 100 milliards d'euros présenté le 3 septembre dernier par le Premier ministre, Jean Castex.

Ce lundi 21 septembre, il a fait une halte sur le bassin alésien où il a échangé avec les gérants des entreprises candidates au dispositif "Territoires d’industrie", au Pôle Mécanique d'Alès. "Je comprends votre impatience, a-t-il répondu à Samuel Corgne. Mais le contrat a été signé fin 2019. Le plan de relance - dont l'industrie va capter environ un tiers du budget - est une opportunité pour le territoire d'industrie d'Alès donc il faut que vous puissiez vous en saisir. Sans annoncer quoi que ce soit, je n'ai pas de doute, on est dans des projets qui sont dans le coeur de cible."

100 à 150 projets à valider d'ici la fin de l'année

C'est à dire des projets industriels matures, prêts à démarrer, ayant des retombées socio-économiques fortes pour le territoire. Le Gouvernement prévoit ainsi un fond de 400 millions d'euros pour accompagner au niveau national ces projets - 1 500 sont en cours de déploiement - jusqu'en 2022, dont 150 millions d'euros d'ici la fin 2020. "La consigne qui m'a été donnée, c'est d'accélérer, pour cette fin d'année, et en lien avec les Régions, 100 à 150 projets industriels et sur toute une série de filières dont la santé, l'agro-alimentaire, etc.", a précisé le directeur du programme "Territoires d’industrie".

Et ce dernier d'ajouter : "Dans un contexte où l'investissement industriel est en train de chuter alors même qu'on a un certain nombre de retards par rapport à nos concurrents européens, n'attendons pas trois ou quatre ans. Essayons d'accélérer ces projets et de les faire sur des durées plus réduites." Ce soutien pointe des projets dits structurants "donc des investissements supérieurs à 400 000 euros", avec des subventions pouvant aller jusqu'à 800 000 euros.

Samuel Corgne, fondateur de la société Ergosanté dont le siège est installé à Anduze. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Les préfets de Région et les présidents des conseils régionaux seront directement décisionnaires des projets financés, sur la base d’une instruction technique et financière de BPI-France. Nous le disions plus haut, dix entrepreneurs ont présenté leur candidature, "et d'autres suivront dans les semaines à venir", a assuré Annick Le Lan, directrice du développement économique à Alès Agglomération.

Parmi les dix dossiers déposés, celui d'Ergosanté donc, présenté ce lundi par son fondateur, Samuel Corgne, qui après avoir exprimé ses réticences passées s'est dit "content" d'accueillir Guillaume Basset, "pour vous montrer que même dans les montagnes on arrive à envoyer du bois". L’entreprise anduzienne, acteur technologique de l’économie sociale et solidaire, dédié à la santé et au bien-être au travail, veut créer un centre de recherche et développement et de prototypage affecté à la préservation de l’humain ainsi qu'une unité de production solidaire de sièges ergonomiques.

Alexandre Couler, gérant de S Group à Méjannes-lès-Alès. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Autre exemple, S Group, fournisseur de solutions techniques et scénographie pour l'événementiel et l'audiovisuel TV, dont le siège est situé à Méjannes-lès-Alès. "Nous avons un projet de création d'une grande plateforme logistique adjointe à une plateforme d'évolution du secteur du décor scénique avec une base d'assemblage, explique le gérant de l'entreprise, Alexandre Coulet. Et de poursuivre : "C'est un projet de 13 000m2 sur l'agglomération d'Alès afin de rayonner en France et en Europe."

S Group est également implanté à Paris et à Chambéry, mais Alexandre Coulet tient à conserver sur entité sur le bassin alésien "alors que tout, comme d'autres, l'appelait à quitter le territoire", assure Christophe Rivenq. Le président d'Alès Agglomération voit dans ce programme un outil supplémentaire pour retenir les entreprises convoitées par d'autres territoires.

Stéphanie Marin 

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