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NÎMES Expos en ville : le réseau des bibliothèques répond présent

L'exposition " 50 ans de Jazz 70 ", beaucoup de public dans les arènes de Nîmes le soir du concert de Keith Jarrett le 8 juillet 1983 (Photo archives Christian Ducasse).

Les expositions temporaires que propose le réseau des bibliothèques municipales de Nîmes illustrent la richesse et la diversité du patrimoine. Une belle année à finir et à démarrer !

Intégrées aux pratiques d’animation, ces expositions tiennent une place essentielle dans le paysage culturel de la Ville. Ces rendez-vous revêtent par ailleurs une ampleur toute particulière en cette période contraignante où l'art n'est pas toujours mis en avant.

Initiée à l'occasion du Mois du film documentaire à Carré d'art " Portrait - Autoportrait ", l'exposition " Traversée - Dialogues d'artistes " a consisté en un travail au long cours d'artistes de toutes disciplines comme comédien, musicien, peintre, photographe, plasticien, vidéaste ou encore dramaturge. À travers des résidences tout au long de la saison 2019/2020, menées dans différents lieux du département, ces artistes ont patiemment élaboré une monstration publique de leurs parcours réflexifs et de leurs travaux. Jusqu'au 25 octobre à la bibliothèque Carré d'art, galerie de l'Atrium.

Composée de fonds Jazz de la médiathèque, d’archives inédites, d’extraits sonores et de vidéos, l’exposition " 50 ans de Jazz 70 " plonge les visiteurs dans 50 ans d’histoire du jazz à Nîmes. Et quand on dit 50, c'est vraiment 50 ! On a tendance à l'oublier trop souvent mais Nîmes est une vraie terre de jazz... Exposition à découvrir jusqu’au 14 novembre à la bibliothèque Carré d'art, galerie du Hall.

Au cimetière protestant de Nîmes, le discrètes sépultures de la famille sont fléchées dès l'entrée du cimetière (Photo Archives Anthony Maurin).

À ne pas manquer l'année prochaine, l'exposition " Louis-Nathaniel Rossel. Un Nîmois dans la Commune. " Louis-Nathaniel Rossel (1844-1871), Nîmois aux ascendances cévenoles, est un héros oublié de l'histoire de France. Colonel (en 1870), démissionnaire pour rejoindre la cause de la Commune, Louis-Nathaniel Rossel fut arrêté et fusillé le 28 septembre 1871, à l’âge de vingt-sept ans. Son action demeure cependant dans les brouillards d’une époque troublée. Qui était Rossel ? Un héros ou une victime ? Un idéologue, un soldat et un stratège de valeur ou un personnage insignifiant balloté par les événements ? Retour sur un personnage au croisement de l’histoire de Nîmes et de l’histoire de France. L'exposition sera à voir de septembre au 30 novembre 2021 à la bibliothèque Carré d’art, galerie de l’Atrium.

Yves Thos en train de signer (Photo Franck Licari)

Du 19 janvier au 3 avril : " Les Derniers des géants " par Yves Thos et les grands affichistes classiques français de cinéma (1950-1980) à la galerie du Hall et la galerie de l’Atrium. L’affiche de film a longtemps été le parent le plus pauvre de toute l’histoire du septième art. Peut-être était-ce à cause de sa trop courte vie. Cette situation, aujourd’hui, paraît d’autant plus injuste que les affiches avaient dès le début, largement contribué à écrire l’histoire du cinéma : à la naissance de l’invention elles étaient déjà là, popularisant ses machines puis ses premières productions, même les moins assurées, gardant au fond de leur mémoire de papier le souvenir de centaines, de milliers puis de centaines de milliers de films de toutes périodes, de tous styles, de tous rangs, du plus illustre au plus obscur. En plus de cela, il se trouve qu’avec le recul du temps elles témoignent de plus en plus clairement de la relation privilégiée qui rattachait les œuvres à leur public, s’ingéniant depuis plus d’un siècle à deviner ses goûts et ses motivations.

Carré d'art (Photo Archives Anthony Maurin).

Enfin, du 1er juillet au 15 septembre se tiendra " Conversations avec Muybridge " à la galerie de l’Atrium. Cette installation artistique conçue par Michel Glaize, photographe, vidéographe, artiste numérique, comédien sera automnale, pluridisciplinaire, immersive et interactive. Le propos de l’installation est d’inviter chaque spectateur, sollicité individuellement, à revivre au plus près l’émotion particulière du geste de Muybridge, en lui proposant la place du photographe comme celle de son modèle. Elle ne cherche pas à interpréter ce geste comme précurseur du cinéma, bien au contraire elle s’installe dans le paradoxe de la seule déconstruction du mouvement. C'est le spectateur qui tient ces conversations avec Muybridge et elles restent ouvertes. L’artiste a voulu projeter ce spectateur dans l’étrangeté de cette expérience singulière qui tenait déjà de l’installation, quelque part entre le jeu, l’étonnement, l’implication physique.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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