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FAIT DU JOUR Nîmes Olympique : une trêve pour trouver une équipe type et effacer les doutes

Il faudra bien plus que des prières pour espérer se sauver pour Aribi et les Nîmois (Photo Anthony Maurin).
À l'image d'Aribi en échec face à Metz, les Crocos sont à la peine depuis un mois. (Photo Anthony Maurin)

Après un début de saison réussi et huit points pris en six matches, les Crocos sont passés complètement à côté de leur dernier mois de compétition. Restant sur quatre défaites consécutives, les voilà désormais 18e et barragistes. Bilan d'un début de saison contrasté. 

Leur bonne entame, les Nîmois se la sont plombés après la seconde trêve internationale. S'il n'y avait guère d'espoir à fonder sur la réception du Paris-Saint-Germain, trois matches plus abordables attendaient les Crocos. L'occasion de s'installer confortablement en milieu de tableau. Huit buts encaissés pour un seul marqué plus tard, Nîmes est barragiste.

Une situation comptable loin d'être désespérée, puisque les Crocos sont toujours à portée de fusil d'une partie de leurs concurrents directs au maintien (Lorient, Reims, voire Brest) et qu'ils devancent même Strasbourg et Dijon. Mais plus encore que les résultats, c'est le jeu produit par les hommes de Jérôme Arpinon ces dernières semaines qui inquiète. Un coach qui ne semble pas pour l'heure avoir trouvé de véritable équipe type.

Une Ferhat-dépendance

Symbole du bon début d'année 2020 du Nîmes Olympique, le quatuor offensif Ferhat-Benrahou-Philippoteaux-Roux, sur lequel le club aurait pu s'appuyer, a volé en éclat. Auteur d'un but lors de la première journée du championnat, Romain Philippoteaux a ensuite émis le souhait de quitter le Gard. Un départ qui a pris du temps et sans doute perturbé un groupe pas encore totalement constitué. Si son remplaçant Niclas Eliasson a montré du potentiel, il n'a toujours pas été décisif.

Zinédine Ferhat, l'homme clé des Crocos cette saison. (Photo Anthony Maurin)

Et comme Yassine Benrahou et Nolan Roux, tout deux contrôlés positifs à la covid-19 au cours de l'été, sont loin de leur rendement de l'hiver dernier, tout ou presque semble reposer sur les épaules de Zinedine Ferhat. Meilleur buteur et meilleur passeur du club, l'international algérien est impliqué sur 60% des buts des Crocos. Et même de retour de blessure, comme contre Angers, il est souvent le seul à porter le danger dans la surface adverse.

Devant, de la quantité mais peu d'efficacité

Dans une moindre mesure, Moussa Koné a lui aussi su se montrer efficace lorsqu'il a eu du temps de jeu. Avec deux buts inscrits et une expulsion obtenue, il ne semble lui manquer qu'un peu de coffre pour s'imposer comme un véritable titulaire. Car devant, une hiérarchie a du mal à se dégager. Le début de saison de Kévin Denkey est presque aussi décevant que celui de Nolan Roux, tandis que Karim Aribi semble encore en phase d'acclimatation.

À la recherche d'une animation offensive, Jérôme Arpinon donne le sentiment d'avoir déjà presque tout tenté. Contre Metz, les Nîmois alignés en 4-4-2 ont souvent été coupés en deux à la perte du ballon. En phase de possession, ils ont alterné passes latérales et jeu long sans jamais trouver d'intervalle entre les lignes. En 4-2-3-1 face à Angers, ils ne se sont jamais remis du but trop rapidement encaissé et ont même semblé complètement lâcher en fin de match.

Se rassurer en défense

Pendant la trêve, les Nîmois doivent donc se remettre la tête à l'endroit. "On va rester sur ce que l'on sait faire, ce qui nous a permis de prendre des points", promettait Jérôme Arpinon sur le plateau d'Objectif Gard. Une façon d'annoncer à demi-mot le probable retour du 4-3-3 pour les prochaines semaines. Un système souvent utilisé par les Crocos à l'extérieur, où ils n'ont jamais été totalement dépassés cette saison.

Oubliée l'attaque à tout va et le pressing tout terrain, le Nîmes Olympique devrait d'abord chercher à se rassurer défensivement. L'objectif ? Reproduire les prestations proposées sur les pelouses de Montpellier (0-1) et de Lyon (0-0), deux matches références réalisés dans ce système. Car c'est sans doute en défense qu'une hiérarchie se dégage le plus clairement dans l'esprit de Jérôme Arpinon.

Après la trêve, Nîmes devrait miser sur sa défense (Photo Anthony Maurin).

Dans l'axe, c'est la charnière Briançon-Landre qui a été alignée lorsqu'aucun des deux n'étaient suspendus. Révélation du début de saison, l'international norvégien Birger Meling a tout d'un titulaire en puissance dans le couloir gauche s'il est épargné par les blessures. À droite, le transfuge de Nice, Patrick Burner, loin d'être impérial dernièrement, a jusqu'à présent gardé la faveur du staff. Les polyvalents Miguel, Alakouch et Paquiez se partagent le temps de jeu restant, tandis que Martinez, relégué sur le banc, ne semble actuellement plus pouvoir prétendre à du temps de jeu.

Une trêve bienvenue

C'est sur ces bases et avec un milieu de terrain renforcé autour de la triplette Cubas-Deaux-Fomba que le Nîmes Olympique devrait tenter de retrouver sa solidité du début de l'automne. Et si Jérôme Arpinon assure "ne pas s'affoler", les Crocos auront besoin de cadres bien plus performants que ces dernières semaines, à l'image de Lucas Deaux ou d'Anthony Briançon, défaillants contre Angers.

Alors que la dernière trêve internationale a paru couper les jambes de Nîmois dans une bonne dynamique, celle-ci ne pouvait pas mieux tomber. "On va se remettre à niveau physiquement", indique Jérôme Arpinon, qui garde forcément en mémoire les récentes blessures de Meling, Cubas et Ferhat avec leurs sélections respectives. Cette fois, aucun des trois n'a quitté Nîmes. Seuls Denkey (Togo), Alhinvi (Bénin) et Aribi (Algérie) ont été appelés pour représenter leurs pays.

Jérôme Arpinon a donc l'occasion d'effectuer une large revue d'effectif pendant ces quelques jours sans compétition pour préparer un match déjà crucial à Reims. Le premier des cinq mal classés que les Crocos doivent affronter lors des huit prochaines journées. Une série que le Nîmes Olympique devra bien négocier pour ne pas devoir tout miser sur un nouveau miracle en janvier.

Boris Boutet (avec Norman Jardin et Corentin Corger)

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