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FAIT DU JOUR À Saint-Gilles, le préfet dévoile le plan France Relance

Le maire de Saint-Gilles, Eddy Valadier, et le préfet du Gard, Didier Lauga (Photo : Coralie Mollaret)

Rénovation d’écoles, extension de l’université de Nîmes, création d’une maison de santé… Dans le Gard, 33 projets vont bénéficier d’une enveloppe de 9 M€ issue du plan de relance de l’État pour faire face à la crise sanitaire. 

C’est un maire tout sourire qui a accueilli le préfet, jeudi, à Saint-Gilles. Eddy Valadier a présenté le projet de rénovation des écoles Jules-Ferry et Frédéric-Mistral. Un projet pour lequel la commune va bénéficier de 1,8 M€ des 9 M€ du plan France relance dans le Gard. Une déclinaison des 100 Mds de crédits, décidés par le Président Macron, pour faire face à la crise sanitaire. « L'aide apportée à Saint-Gilles va certainement faire des jaloux mais j’assume ! C’est un très beau projet », commente Didier Lauga. 

Un témoignage de l’ère De Gaulle 

Au-delà de « la sympathie » que porte le représentant de l’État au maire, Didier Lauga vante « un projet alliant la transition écologique à la résilience sociale en passant par la rénovation du patrimoine. » Les trois critères pour bénéficier du plan France Relance. Eddy Valadier expose alors les grands axes du chantier, dont le lancement est prévu l’an prochain : « D’abord, vous êtes ici sur un bâtiment construit au début de la Vème république, dans les années 60. Il répondait à une démographie galopante et à la démocratisation de l’éducation. »

Dans le Gard, il existe 10 types de bâtiments similaires. Une trace de l’histoire. « L’établissement peut paraître un peu désuet mais à l’époque, c’était une perle architecturale. Il revêt un caractère identitaire important », poursuit le maire. Chauffée au chauffage central, la bâtisse est « une passoire énergétique. » La commune prévoit la mise en place de panneaux photovoltaïques sur les toits « pour être autonome tout l’été » et la végétalisation de toits-terrasses. « Nos émissions de gaz à effet de serre sera divisée par 25 », poursuit l’édile. 

La première adjointe de Saint-Gilles, Dominique Tudela, met en avant le nouvel environnement. Bétonnée, la cours de récréation se transformera en bosquet. Le rez-de-chaussée sera réhabilité avec une salle de repos pour les enseignants, un pôle pour la médecine scolaire, une salle pour recevoir les parents, un plus grand réfectoire susceptible d’accueillir 400 enfants ainsi que la mise aux normes pour les personnes atteintes d’un handicap. « Par ces aménagements, les enseignants se consacreront à leur métier et que les enfants évolueront dans un bon cadre de vie », résume Dominique Tudela. 

Début du chantier prévu pour 2021 

Ces travaux devraient durer 24 mois : « Ce projet ne sort pas du chapeau, on y travaille depuis longtemps. » Une raison supplémentaire pour jouir de ce plan de relance. « Si nous n’avions pas eu cet argent, nous aurions dû étaler les travaux dans le temps, poursuit Eddy Valadier. Le chantier, d’un montant total de 6 M€, représente le coût total de la rénovation de nos sept écoles sur le dernier mandat. » Parmi les autres projets financés par le plan France Relance, on retrouve l’aide à la création d’un pôle d’échange multimodal de Bagnols-sur -Cèze/Pont-Saint-Esprit pour 760 000€, d’une maison de santé à Saint-Martin-de-Valgagues ou encore des locaux STAPS à l’université de Nîmes.

« Hormis celui de l'université, c’est la préfecture qui soumet ces dossiers au préfet de Région après une instruction locale », commente Didier Lauga, sous le regard approbateur de Jean Rampon, sous-préfet dédié au plan de relance. De mémoire de préfet, « jamais nous n’avions connu un tel plan d’investissement ! » Chaque année, l’État apporte son concours financier au travers de 9 M€ de DETR (Dotation d'équipement des territoires ruraux), 5 M€ de DSIL (Dotation de soutien à l'investissement local) et 6 M€ pour les communes classées en "Politique de la ville". Ces nouveaux crédits sont les bienvenus pour revitaliser une économie frappée par la crise sanitaire. 

Nîmes métropole absente de France Relance ? 

Reste que dans la liste des collectivités aidées, Nîmes et l’Agglo de Nîmes métropole sont les grandes absentes. « Pour Nîmes, c’est normal. La commune n’est pas éligible en raison de sa taille », précise Didier Lauga. Quant à l’Agglo nîmoise, « son projet n’était pas suffisamment abouti. On pourra corriger le tir lors du déblocage d’une nouvelle enveloppe, en 2021, axée sur la transition écologique. » À l’Agglo, le son de cloche est différent : « 44 de nos actions ont été présentées à la préfecture. Du reste, nous avons bénéficié de 6 M€ du plan de relance de l’Agence régionale de l'eau concernant des travaux de sécurisation de la desserte nîmoise. »

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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