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GARD Une vaste opération de contrôle du respect du couvre-feu : plusieurs dizaines de verbalisations

(Photo d'illustration : Boris Boutet/ObjectifGard)
À Pissevin, 120 personnes ont été contrôlées par la DDSP. (Photo Boris Boutet)

Une vaste opération était organisée sur l’ensemble du département la nuit dernière pour faire respecter le couvre-feu. Le préfet Didier Lauga, accompagné de Iulia Suc, sa directrice de cabinet, a supervisé les contrôles menés sur la commune de Nîmes. Dans le même temps, le sous-préfet Jean Rampon faisait de même sur la commune d’Alès.

Si des contrôles ont lieu chaque nuit dans le Gard depuis l'instauration du couvre-feu, une opération plus vaste était organisée en cette veille de Saint-Sylvestre. "D'une manière générale, les Gardois sont plutôt disciplinés", a apprécié le préfet, Didier Lauga. "En moyenne, nous dénombrons entre dix et quinze verbalisations par nuit", chiffre de son côté le directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP) du Gard, Jean-Pierre Sola.

Positionnés sur l'avenue des Arts, dans le quartier de Pissevin, la DDSP a arrêté 110 véhicules et 120 personnes dans la soirée. Le contrôle routier, débuté à 19h30, a été complété peu après 20 heures par une vérification des attestations dérogatoires au couvre-feu des automobilistes. Pas en règle, 16 personnes ont été verbalisées sur place. Les policiers ont également sanctionné une détention de stupéfiants et quatre infractions routières.

La gendarmerie présente à Nîmes-Est

Dans le même temps, le Groupement de Gendarmerie départementale du Gard effectuait lui aussi un contrôle sur l'autoroute A9, à hauteur de la sortie Nîmes-Est. "En moins de 10 minutes, nous avons déjà relevé cinq infractions pour non respect du couvre-feu, souligne le capitaine Ferrière, de l'Escadron départemental de Sécurité routière. Nous avons notamment verbalisé un groupe de jeunes qui nous ont avoué qu'ils partaient rejoindre des amis pour une soirée." 

Au total sur place, 23 personnes ont été verbalisées pour non respect du couvre-feu. Les gendarmes ont également constaté trois conduites en état alcoolique, trois sous stupéfiant et un refus d'obtempérer.

Le préfet, Didier Lauga (au centre) supervise le contrôle à la sortie de l'A9. (Photo Boris Boutet)

Six verbalisations en moins d'une heure à Alès

À Alès, en début de soirée, les effectifs de la police nationale étaient déployés aux abords de la sous-préfecture, devant l’entrée d’un établissement appartenant à une célèbre chaîne de restauration rapide. La plupart des automobilistes qui s’y rendaient avaient une attestation de sortie valable. "Il y a beaucoup de livreurs", fait remarquer un officier de police.

Les agents ont alors migré pour prendre possession du giratoire situé entre le faubourg d’Auvergne et le boulevard Louis-Blanc, alors que le sous-préfet de l’arrondissement d’Alès, Jean Rampon, débarquait après s’être rendu sur plusieurs points de contrôle de gendarmerie, à Saint-Privat-des-Vieux notamment.

C’est d’ailleurs là-bas que survenait le premier accroc de la soirée marqué par l’arrestation d’un jeune homme qui cumulait les infractions. "Non seulement il ne respectait pas le couvre-feu, mais en plus il n’avait plus de point sur son permis et était sous l’emprise de stupéfiants", indique Jean Rampon.

Le sous-préfet jean Rampon (à gauche) ici sur un point de contrôle au niveau du giratoire entre le faubourg d'Auvergne et le boulevard Louis-Blanc à Alès. (Photo Corentin Migoule)

Le timing de la médiatisation de cette opération de contrôle, à l'aube du passage à la nouvelle année, n’est évidemment pas anodin : "C’est un message d’information et de prévention qui vise à dire aux gens que demain (ce soir) nous serons encore là", martèle le sous-préfet, qui constate malgré tout "un véritable coup de frein de la circulation à partir de 20 heures."

Bien que les forces de l’ordre aient parfois fait preuve de pédagogie, préférant la prévention à la verbalisation, cela n’était pas systématique : "On a eu un couple qui a prétexté rouler en voiture pour tenter d’endormir la petite fille. On a verbalisé le monsieur qui était passager", glisse le représentant de l’État. À Saint-Privat-des-Vieux toujours, une voiture a fait demi-tour en apercevant le barrage au loin. "C’est pour ça qu’on a pris la Bac(*) avec nous, pour prendre en charge les refus d’obtempérer", réagit le capitaine de police mobilisé à Alès.

Si les contrôles sont permanents depuis plusieurs semaines, Jean Rampon annonce "une très forte mobilisation au niveau national pour la soirée du réveillon", avec un déploiement d’agents plus important. Hier, en moins d'une heure à Alès, la police nationale avait déjà procédé à 40 contrôles, dont neuf piétons, et verbalisé à six reprises. Ce soir, les chiffres pourraient bien exploser, tout comme certains éthylotests.

Boris Boutet (à Nîmes) et Corentin Migoule (à Alès)

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