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FAIT DU JOUR Le groupe Tissot, l’immobilier avec la famille en plus

Romain et Olivier Tissot, deux des frères Tissot devant les locaux de l’entreprise à Nîmes (Photo : Tissot)

Benoît, Romain, Nicolas et Olivier. On pourrait les appeler les quatre mousquetaires de l’immobilier de Nîmes tant les frères Tissot sont investis comme jamais pour l’avenir de l’entreprise familiale et indépendante créée par leur père, Pierre, en 1979 à Nîmes. Il y a déjà plus de 40 ans…   

C’est tout juste avant les années 1980 que Pierre Tissot se lance dans l’entrepreneuriat. Électricien de métier, il décide de créer la Sarl Tissot Électricité, spécialisée dans le second œuvre. Il compte jusqu’à 100 collaborateurs avant de revendre, par opportunité, cette branche d’activité au groupe SPIE, dans les années 2000, lui qui depuis 1988 avait développé une activité tertiaire et industrielle très efficace dans le domaine immobilier.

Ses garçons encore jeunes, Pierre Tissot, ne perd pas de temps. Et insuffle à sa progéniture les valeurs de partage et de collectif à travers le sport. Une éducation teintée d’effort, de passion et de combativité dispensée très tôt, qui permet même à tous ses garçons d’intégrer le Rugby Club Nîmois et même de participer avec l’équipe de Montpellier, pour certains d’entre eux, à l’épopée en Top 14 et à la Coupe d’Europe.

Chacun a développé son business

« Le groupe s’est construit petit à petit autour de l’entreprise de notre père. Il nous a proposé de faire nos preuves et ensuite, en fonction des premiers succès, d’intégrer la maison commune », raconte Romain, l’un des fils de la fratrie Tissot. Chacun dans sa spécialité apporte sa pierre à l’édifice (électricité, second œuvre, promotion immobilière, coordination, assurances et services associés). « De façon complémentaire et indépendante, chacun a développé son business mais tous dans le même état d’esprit, celui de faire grandir le groupe. Chacun est son propre patron même si tous ont l’esprit d’équipe », se réjouit le patriarche.

La vitrine est bien entendu Tissot Immobilier dirigé par Romain Tissot qui assure le développement, la commercialisation des surfaces, la gestion immobilière et le syndic de copropriété. Benoît de son côté via Tissot Coordination, assure la maîtrise d’œuvre et la gestion des travaux. Nicolas, qui met ses pas dans les pas de son père, est en charge de Tissot électricité. Le puîné, Olivier, intervient depuis quelques années sur les services à fortes valeurs ajoutées comme la gestion des parkings, des bâtiments, la conciergerie, etc.

Ainsi, et c’est finalement ce qui peut rassurer les parents observant leurs fils au quotidien, « il n’y a pas de compétition. Notre objectif est commun : sortir des programmes et mener à terme le projet de A à Z. Pour le bien du groupe », souligne Olivier Tissot.

Image d’intégration du programme PGB2.0 comprenant un parking silo et un immeuble de bureaux de 2 800 m² sur le parc Georges-Besse à Nîmes. (Photo : Tissot)

Et ça marche. Aujourd’hui, le groupe nîmois est une référence régionale. Et les résultats le prouvent. Avec un chiffre d’affaires en 2019 de 44 millions d’euros « et une rentabilité correcte », l’entreprise peut voir venir. Et la crise liée au coronavirus dans tout ça ? « Nous avions verrouillés la plupart des contrats avant la crise mais cela ne nous a pas empêché de perdre trois mois de chiffre d’affaires au total. Aujourd’hui, notre principal handicap, c’est plutôt de manquer d’offre et sans offre aucune vente ne peut se faire », réagit Romain Tissot.

Un marché très attractif : l’immobilier d’habitation

Le groupe se rassure toutefois : en immobilier d’habitation, la location n’a pas été impactée et la demande reste très forte. Reste également la vente de neuf, un marché très attractif. « Un marché avec du potentiel d’autant que par rapport à Montpellier, Nîmes reste à un tarif intéressant. De 4 500 euros le m2 dans la capitale héraultaise, Nîmes se situe plutôt en dessous les 3 500 euros le m2. Et la rentabilité est bien meilleure dans le Gard », complète le même.

De la demande dans le neuf en priorité. Et c’est tant mieux car sur l’ancien, le marché nîmois manque d’offres. Même si le neuf souffre aussi particulièrement à Nîmes : « Sur le tertiaire, nous sommes sur les dernières offres. Il n’y a plus de réserves foncières sur l’immobilier de bureau. Il n'y a plus de terrains donc plus de possibilité de développer du bureau. »

Une inquiétude pour l’économie nîmoise car sans terrains, difficile d’attirer des entreprises… « Une nouvelle équipe est en place à Nîmes métropole. Je sais qu’une réflexion a démarré sur le sujet. Même si c’est dommage qu’il n’y ait pas eu d’anticipation par leurs prédécesseurs », tacle le directeur de la promotion immobilière du groupe.

Le chantier PGB123 livré au Département du Gard, un immeuble signé Rudy Ricciotti, sur le Parc Georges-Besse à Nîmes.(Photo : Tissot)

Mais avec 33 000 m2 de surface de bureaux sur Montpellier sur le centre d’affaires premium @7CENTER sans compter les 850 places de parking en sous-sols, la famille Tissot a marqué des points qui comptent de l’autre côté du Vidourle. Il faut dire qu’il s’agit du plus important programme d’immobilier tertiaire en France, hors Île-de-France. Dans le Gard, on pourrait parler forcément du PGB 123 où le Département a trouvé refuge pour 500 de ses agents. Un bâtiment de 10 000 m2 tout en jean, signé Rudy Ricciotti. Citons encore l’Axiome, l’Arche Botti et les Alphatis I et II sur le périphérique nîmois.. Des réalisations récentes qui confirment une nouvelle fois que le groupe Tissot est un acteur dynamique de l'économie locale.

« On s’efforce d’être toujours dans l’innovation par rapport au marché »

Et pourtant la concurrence est rude… Rappelons que Tissot reste un petit groupe finalement sur le marché français. « On essaie d’anticiper donc on s’efforce d’être toujours dans l’innovation par rapport à d’autres. Enfin, être sur le terrain tous les jours, cela permet de bien connaître la réalité du marché », explique Romain Tissot.

Aujourd’hui, les clients attendent des offres clé en main. « On construit des plateaux vides puis on va travailler avec les clients le besoin précis pour leur livrer des bureaux sur mesure. Nous sommes là pour conseiller et offrir la meilleure qualité de service autour. » C’est le cas notamment depuis la crise sanitaire. Le groupe a été dans l’obligation de réadapter certains locaux. Par exemple pour la MSA du Languedoc, qui va intégrer prochainement ses nouveaux locaux dans l’immeuble L’Alphatis II à Nîmes. Poignées de portes, ouvertures sans contact, zone cloisonnée, etc. : tout doit être repensé pour s’adapter à la crise sanitaire.

Anticiper les nouvelles attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante

Mais Tissot n’a pas attendu la pandémie de covid-19 pour anticiper les nouvelles attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante. C’est la raison pour laquelle Olivier Tissot avec Fimoprom ou encore Tisspark et Facilities, va encore plus loin et développe de plus en plus des services de conciergerie, de salle de sports, de location de trottinettes électrique, de partage de vélos à la demande ou encore des parking nouvelles générations.

« Au Parc Georges-Besse de Nîmes, il y a un réel problème de stationnement. Dans un nouveau bâtiment en cours de construction, il nous faut apporter une solution. Nous avons donc imaginé un parking aérien de 350 places », détaille Olivier. Des places de parking qui stratégiquement pourront être occupés 24/24h et 7/7j. À Nîmes, avec la complexité de trouver un stationnement libre, c’est malin.

Celui qui a intégré le groupe en 2014 a pensé à tout. Après s’être focalisé d’abord sur la partie assurance (dommage-ouvrage, propriétaire non occupant), depuis plusieurs mois il a donc inventé des services annexes pour créer de l’attractivité intégrée à l’ensemble des projets. « Le prix de vente est moins attractif aujourd’hui sur les bâtiments. La rentabilité s’opère donc avec les services et notamment les places de parking. » Aujourd’hui, il gère un parc de plus de 3 000 places de parking du côté de Montpellier via des solutions d’abonnement ou de stationnement à la carte. En réalité, c’est tout ce qui permet de se dire qu’en faisant appel à Tissot, on a la touche en plus.

L’avenir semble donc rayonnant même si les inquiétudes légitimes demeurent sur le marché nîmois. Ce qui n’empêche pas le groupe d’avoir pas mal de projets dans les tuyaux. Comme le nouveau centre de tri postal à l’horizon 2022. « Nous avons de la chance de travailler en famille, d’avoir maintenu nos activités d’origine à Nîmes et d’aborder l’avenir avec ambition », conclut Romain Tissot. Une ambition couvée sous les yeux discrets mais plein d'acuité de Pierre, le papa. Un retraité actif qui n’hésite pas encore aujourd’hui à conseiller ses fils en toute confiance. Comme un bon père de famille. Fier d’avoir réussi la meilleure transmission d’entreprise possible.

Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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