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DAKAR 2021 Valentin Sarreaud, sapeur-pompier à Bagnols/Cèze : « Une grande expérience humaine »

Valentin Sarreaud lors du Dakar 2021 (photo VS)

Valentin Sarreaud, un Vézénobrais de 33 ans, participait cette année à son deuxième Rallye Dakar. Ce sapeur-pompier, basé à Bagnols-sur-Cèze, était le co-pilote de Jean-Luc Pisson et les deux hommes terminent cinquième dans la catégorie "Véhicule léger prototype - T3". Le Gardois nous livre ses impressions après cette aventure sportive et humaine.

Objectif Gard : Quel bilan sportif faites-vous de ce Dakar 2021 ?

Valentin Sarreaud : Il est très satisfaisant. L’objectif était de terminer la course alors que c’était la première participation de mon pilote. Il n’y a même pas un an, il a eu des soucis cardiaques et le chirurgien lui avait dit qu’il ne pourrait plus faire de rallye. En plus de cela, on s’est battus pour le podium jusqu’à la dernière étape.

Que cela vous a-t-il humainement apporté ?

C’est toujours une grande expérience humaine. C’est souvent dans la difficulté que l'on découvre les gens. Ce n’est que du positif. Lors de la douzième étape, nous avons rencontré beaucoup de soucis et nos co-équipiers nous ont soutenu pendant toute l’étape. C’est pour vivre des moments pareils que l’on participe à ce genre d’aventure.

Vous étiez co-pilote, une tâche qui demande beaucoup de concentration...

Le pilote ne doit avoir à penser qu’à tourner le volant. Tout le reste, c’est à moi de le gérer. Il faut énormément de concentration, de préparation en amont. Ce n’est pas facile, mais c’est ce que j’aime.

Cette seconde participation était-elle différente de la première ?

Totalement. C’est indépendant du pilote mais la première fois (en 2019, NDLR), nous avions rencontré beaucoup de soucis mécaniques et nous avions abandonné lors de la huitième étape. Là, ça a été moins compliqué, ça n’a pas la même saveur.

Pendant la course, avez-vous gardé des contacts avec vos collègues de la caserne de Bagnols ?

Oui, bien sûr. J’avais fait un groupe WhatsApp avec tous mes copains et ma famille. J’ai eu des nouvelles de tout le monde. Beaucoup de gens m’ont envoyé des messages pour me témoigner leurs encouragements. On voit que le Dakar ça fait encore rêver beaucoup de gens. Ça donne énormément de force.

Ça donne envie d’y retourner ?

Oui. Une fois qu’on y a goûté ça devient un virus, c’est addictif. C’est plus dangereux que le rallye classique, mais on met tout en œuvre pour limiter les risques.

Propos recueillis par Norman Jardin

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