A la uneActualitésEconomiePolitique

FAIT DU JOUR 2021, année de grands travaux dans le Gard

Vue d'artiste de l'intérieur du futur palais des congrès de Nîmes (3XN / DR)
Vue d'artiste de l'intérieur du futur Palais des congrès de Nîmes (3XN / DR)

2021 sera l’année des grands travaux dans les différentes villes de notre département, tour d’horizon à Nîmes, Alès, Bagnols, Beaucaire et en Camargue.

Ces dernières années, Nîmes est la championne des travaux en tout genre et d’autres chantiers vont suivre dès cette année. Le premier adjoint Julien Plantier se charge de la présentation. « Nous sommes à un moment charnière, estime l’élu. Depuis 2001, le maire, Jean-Paul Fournier, transforme. Maintenant nous voulons œuvrer en faveur de la proximité et pour le quotidien des Nîmois en nous servant de la concertation et des citoyens. »

Parmi les grands projets, Julien Plantier énumère « le Palais des congrès, le parc urbain Jacques-Chirac, la ZAC du Mas des Lombards ou encore le lourd dossier du nouveau programme de renouvellement urbain. » L’élu voit dans le futur Palais des congrès un moyen pour « qu’il y ait à Nîmes un vrai tourisme d’affaires d’ici 2025 afin de capter un nouveau public. » Un projet à 35 millions d’euros pour 10 000 m2, avec notamment une grande salle plénière de 700 places. Le tout avec « un projet architectural fort, moderne. Une sorte de pendant du Musée de la romanité », avance Julien Plantier. La livraison est prévue pour 2025.

Quant au parc Jacques-Chirac, « C’est un projet ambitieux qui s’inscrit dans la diagonale verte afin de créer un espace qui va du cœur de la ville jusqu’à l’autoroute, explique le premier adjoint. Nous allons y valoriser le patrimoine végétal existant et le patrimoine bâti sera lui aussi remis au goût du jour pour que l’on parle de la production locale. » Le parc, d’une superficie de 14,5 hectares, doit coûter 15 millions d’euros. « Nous récupérerons des terrains en 2021 et 2022, poursuit Julien Plantier. Le démarrage de la première tranche aura lieu en 2023-2024 pour aller jusqu’au boulevard Salvador-Allende. La phase 2 se tiendra entre 2025 et 2026 et partira du périphérique pour aller jusqu’à l’autoroute. »

Enfin, le Mas Lombard « va lui aussi arriver vite », affirme-t-il. « Sur les 46 hectares de sa superficie, un tiers est inconstructible à cause des risques d’inondation donc nous allons dédier 15 hectares à l’agriculture urbaine et à des jardins », note Julien Plantier qui y voit « un tout nouvel éco-quartier qui donnera la part belle à la végétalisation. » 1 090 logements collectifs, une soixantaine de maisons individuelles, une résidence seniors, une conciergerie, un gymnase, une école, des commerces ou encore des bureaux y verront le jour. Il y en a pour dix ans de travaux et 39 millions d’euros en tout.

À Alès, « sept ans d’investissement en six »

Et il n’y a pas qu’à Nîmes que les villes investissent. À Alès, on ne compte pas se laisser abattre par la crise sanitaire. « Pour soutenir la relance, j’ai pris le pari, aussi bien sur la ville que sur l’Agglo, d’établir une année budgétaire d’investissement supplémentaire, avance le président d’Alès Agglomération et premier adjoint au maire d’Alès, Christophe Rivenq. Ainsi sur la durée du mandat, on fera sept ans d’investissement en six. »

Parmi les grands projets, on retrouve notamment l’extension des thermes des Fumades, la livraison de la Maison de l’économie et la rénovation des halles de l’Abbaye, à Alès. Sur les thermes, après un coup d’arrêt dû à un avis défavorable des services de l’État, Christophe Rivenq se veut confiant, et les premiers coups de pioche pourraient donc être donnés en 2021 pour restructurer l’établissement thermal en entreprenant une rénovation et une extension afin d’y accueillir un centre de balnéothérapie et des hébergements liés à l’activité. L'objectif est de passer de 3 000 curistes à plus de 5 000 une fois le site réaménagé. La réalisation finale comprendra un ensemble hôtelier de 67 chambres et de nouveaux espaces spécialisés en rhumatologie, ORL et dermatologie.

La maison de l'économie d'Alès (Corentin Migoule / Objectif Gard)

Pour la Maison de l’économie, 1 000 m² de bureaux sont en cours d’aménagement dans l’ancien bâtiment France Télécom, place des Martyrs-de-la-Résistance à Alès. Le bâtiment va devenir « un espace de rencontres économiques en plein cœur de ville d’Alès », d’après Christophe Rivenq. La Maison de l’économie et du développement d’Alès Agglomération regroupera en un même lieu l’agence de développement Alès Myriapolis, le service Développement économique d’Alès Agglomération, les chambres consulaires, l’antenne de la Maison de la Région Occitanie, des réseaux d’entreprises tels que Leader Alès, Initiative Gard ou Gard Entreprises.

Concernant les halles de l’Abbaye, Christophe Rivenq dit avoir « bon espoir de voir démarrer le chantier d’ici la fin 2021 », bien que la deuxième moitié de l’année 2022 soit plus probable, avec une installation des étaliers début 2023. Le montant des travaux pour la réhabilitation et la modernisation des halles de l’Abbaye est estimé à un peu plus de 7 M€.

À Bagnols/Cèze, six ans pour « changer la face de la ville »

Jean-Yves Chapelet, le maire de Bagnols-sur-Cèze l’affirme, même avec le covid-19, « aujourd’hui, aucun projet n’est arrêté. » Et ce grâce notamment au fait que Bagnols a réussi à intégrer tous les dispositifs nationaux ou presque : rénovation urbaine, opération Action cœur de ville, ATI-Feder, Fisac ou encore Territoires d’industries. « Quand la mairie fait un investissement et met un euro, on cherche en face 1,70 €, calcule le maire. Ça aujourd’hui, ça tient. On a des projets subventionnés entre 50 et 70%. »

Plusieurs changements sont déjà intervenus depuis le début du mandat notamment la réfection du stade Léo-Lagrange et sa piste d’athlétisme. L’allée des jeux et la place Léon-Jouhaux ont été refaits dans le cadre de la rénovation urbaine, comme le seront plus tard la destruction de l’arche de Carcaixent et de la tour G2. Mais l’un des gros chantiers de 2021, c’est la déconstruction-reconstruction de la Pyramide.

En effet, la salle de spectacles bâtie selon les plans du fameux architecte Georges Candilis dans les années 1960 doit être remplacée par une structure neuve de 500 places assises. Bien que le projet attise quelques polémiques, le maire se défend de faire dans le Candilis-bashing et considère que la majorité des Bagnolais préféreront une « belle salle moderne », dans laquelle il verrait bien également se dérouler des congrès. En tout cas, la démolition et le début de la reconstruction sont prévus pour cette année. Comptez 3,5 millions d’euros de budget dont 1,1 million à la charge de la commune.

Vue d'artiste de l'avenue Langevin de Bagnols après les travaux (DR)

Le maire de Bagnols le répète à l’envi : à la fin des six ans de mandat, il tient à ce que « la face de la ville ait changé. » Les travaux avenue Paul-Langevin et place du Posterlon sont en cours pour 1,5 million d’euros, et la place Bertin-Boissin suivra à partir de la fin d’année. Citons également les travaux du Pôle d’échanges multimodal de la gare, en vue de la réouverture de la ligne TER en fin d’année.

Un nouveau quartier à Beaucaire

La halte SNCF de Beaucaire renaîtra de ses cendres d’ici 2022. Après quelques tensions avec la Région, la commune a obtenu une amélioration de la desserte ferroviaire TER depuis l’ouverture de la gare TGV de Nîmes-Manduel, avec trois fois plus d’arrêts. Mais aussi que la halte devienne un pôle d’échange multimodal. Un chantier estimé à 2,8 millions d’euros co-financé par la Région (48%), la Mairie (28%) et la communauté de communes (24%). La première phase des travaux, estimée à 120 000 euros a démarré en cette fin d’année 2020. La deuxième tranche, la plus importante puisqu’il s’agit de modifier l’espace urbain autour de cette halte pour en faciliter son accès, devrait démarrer en juillet 2021 pour être achevée dans le courant de l’été 2022.

De l’autre côté du canal Rhône à Sète, quatre hectares de terrain désormais inoccupés accueilleront le futur quartier Sud Canal. Après plus de deux millions d’euros d’acquisitions foncières, toutes les bâtisses qui se trouvaient sur cet espace situé le long du cours Sadi-Carnot, à proximité du centre-ville, ont été rasées. 2021 sera peut-être l’année de la pose de la première pierre de la résidence pour seniors, espère le maire Julien Sanchez.

Cette résidence composée de 90 logements a d’ores et déjà trouvé acquéreur, un promoteur immobilier, pour un montant d’1,3 million d’euros. Suivront la construction de 300 logements ainsi que d'un hôtel. Le projet global représente un investissement d’un peu plus de 3 millions d’euros selon la majorité municipale.. Pour le conseiller municipal d'opposition, Luc Perrin : "les dépenses, constituées par les achats des terrains, les démolitions, les désamiantages, la participation aux aménagements, les études... engagées par la Ville avant la cession des terrains, se montent provisoirement à plus de 6 millions d'euros."

Quant à savoir si la mairie rentrera dans ses frais après l’opération de commercialisation : « Ça va amener 300 logements, 300 taxes foncières. Des recettes qui vont arriver une fois que tout sera construit », avance Julien Sanchez. Pour l'opposition, "au vu des informations disponibles à ce jour, ce projet d'aménagement immobilier du secteur Sud Canal (ZAC + Pitch) fera subir à la Ville une perte de plus de 3 millions d'euros."

Des projets d’agrandissement sur les écoles Garrigues-Planes et Nationale sont également en cours. Pour la première, les travaux reprendront en février pour un montant de près de 5 millions d’euros. Pour la seconde, le chantier devrait démarrer dans le courant du premier semestre 2021. Il faudra compter environ deux années de travaux et 7 millions d’euros. Notez que la préfecture du Gard a octroyé une subvention de 700 000 euros pour la première tranche.

Vue de la future école Nationale de Beaucaire (DR)

Enfin, ça bouge aussi du côté de la zone industrielle Domitia à Beaucaire, gérée par la communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence. Au début du mois de décembre, son président, Juan Martinez, a annoncé la vente d’un terrain de 119 000 m2 à Concerto, un des leaders français de l’ingénierie logistique en France pour un montant de 3,6 millions d’euros.

Sur cette parcelle l’entreprise va faire construire un entrepôt de 40 000 m2 ainsi que 1 000 m2 de bureaux dont les travaux débuteront durant le premier trimestre 2021. Deux autres compromis ont également été signés.

En Camargue, le temps des éco-quartiers

À Vauvert, situé à l’ouest de la commune, l’éco-quartier du Nouvel Aure devrait accueillir dans les prochains mois quelques 200 logements. « Quatre aménageurs (Ozone Habitat, Costières Constructions, Consorts Avesque, SVR Martin, Rambier Aménagement et Angelotti Aménagement, NDLR) sont sur le coup, détaille le maire, Jean Denat. Les permis d’aménagement ont été délivrés et le projet entre dans sa phase opérationnelle. »

Porté depuis 2016 par la commune, celui-ci comprend 1,8 million d’euros de travaux d’équipements urbains qui devraient s’achever en 2021. Situé tout proche du futur Pôle d’échanges multimodal de Vauvert, le Nouvel Aure s’intègre dans une vision d’ensemble de tout l’ouest de la ville.

Vue d'ensemble du futur quartier du Nouvel Aure, à Vauvert (DR)

Au Grau-du-Roi, aujourd’hui en friche, l’ancien Camping des Pins situé en centre-ville est le seul espace de développement possible pour la commune. La municipalité entend répondre aux besoins de nouveaux logements en le transformant en éco-quartier. Le projet court jusqu’en 2023, mais les travaux du premier îlot test devraient débuter en 2021, en fonction des conclusions de l'enquête publique achevée mi-janvier. 

Pour rappel, l'îlot test prévoit la création de 11 bâtiments contenant 122 logements sur 1,19 hectares et a suscité de nombreux débats au cours de la campagne municipale. Particulièrement dans le viseur des opposants, le nombre de places de stationnement prévues : 149, soit un ratio de 1,2 par foyer.

Enfin, afin de favoriser le tourisme patrimonial, présent toute l’année sur la commune, le Grau-du-Roi mise sur le phare de l’Espiguette. Piloté par le Conservatoire du littoral, un important programme de restauration du sémaphore est prévu. Un sentier qui permettra de le rejoindre depuis le parking de la plage devrait être livré d’ici la fin de l’année 2021. Quant au phare lui-même, le chantier devrait démarrer à l’été prochain et s’achever au début de l’année 2022.

Anthony Maurin, Corentin Migoule, Marie Meunier, Stéphanie Marin, Boris Boutet et Thierry Allard

Important ! Cet article est un extrait de Objectif Gard, le magazine. Rendez-vous chez votre marchand de journaux pour acheter le dernier numéro. Découvrez le sommaire en cliquant sur le module ci-après :

 

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

Articles similaires

Un commentaire

  1. « Depuis 2001, le maire, Jean-Paul Fournier, transforme. »
    Il transforme la ville de Nîmes en un gigantesque foutoir dans lequel on ne peut plus circuler ni à pied, ni à vélo ni en voiture. Nîmes depuis l’arrivée de Fournier, c’est « travaux à tous les étages » et gaspillage de l’argent public. Un vrai scandale !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité