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GARD Mathéo, 7 ans, tué au couteau : sa maman ne sera jamais jugée

Elle est reconnue irresponsable pénalement

La drame est survenu à Sommières.

La chambre de l'instruction de Nîmes vient de décider ce jeudi 18 février à 11h30, l'irresponsabilité pénale d'une mère de famille. La cour d'appel rend une décision conforme aux expertises psychiatriques.

Elle est hospitalisée d'office et ne pourra plus rencontrer les membres de sa famille, y compris son fils aîné. De plus, il lui est interdit de paraître dans le Gard et l'Hérault pendant une période de 20 ans.

Des faits terribles qui se sont déroulés le 23 mai 2017. Ce jour-là, vers 2h du matin, les secours ont été appelés pour un enfant qui était étendu sur son lit, inanimé et en sang. En arrivant dans la chambre, ils n'ont pu que constater la mort du garçonnet âgé de 7 ans. C'est une proche de la famille, appelée par la maman de la petite victime en pleine nuit, qui a contacté le numéro d'urgence.

La mère de famille a été immédiatement placée en garde à vue par les gendarmes de la compagnie de Vauvert en charge des investigations. Elle a reconnu être à l'origine du décès de son enfant sans donner une explication précise à son geste. Elle a rapidement été placée en hospitalisation d’office.

« L’autopsie a prouvé que le petit garçon était mort d’un égorgement et d’une hémorragie massive », a résumé il y a quelques semaines lors de l'audience sur l'irresponsabilité pénale, le président de la cour d’appel, Christophe Teissier. « Je ne peux pas expliquer pourquoi j’ai tué Mathéo. Je n’avais aucune raison de la faire », affirme la mère de famille.

Plusieurs antécédents psychiatriques anciens

Avant les faits, la mise en examen avait des préoccupations de fin du monde, s'intéressait à l’Islam, voyait des extra-terrestres. « J’ai vu une boule de lumière blanche se soulever », explique celle qui ne prenait pas son traitement lié à une bipolarité diagnostiquée depuis des années. Elle devait d’ailleurs recevoir une piqûre de neuroleptique la veille du drame, mais elle n’avait pas répondu à cette convocation médicale. Une femme qui avait déjà plusieurs antécédents psychiatriques datant de plusieurs années. « Un état psychiatrique ancien et connu », dira un médecin psychiatre interrogé lors des débats judiciaires.

Les experts évoquent une confusion mentale notamment le jour du drame. Elle a mis cinq heures pour effectuer 30 kilomètres le jour du drame, pensant qu’elle était suivie. Un seul médecin, sur les cinq sollicités dans cette affaire, évoque une altération du discernement qui conduirait vers un jugement aux assises. Mais les quatre autres experts concluent tous à l’abolition du discernement donc à une irresponsabilité pénale incompatible avec une sanction judiciaire.

L'avocat général Alexandre Rossi avait d'ailleurs requis l'irresponsabilité pénale. "C'est le procès d'une mère infanticide qui a commis l'innommable. Le crime des crimes, souligne le représentant du parquet général.  Ce soir là je me suis déplacé à trois heures du matin. Le discours de cette dame, de cette mère de famille était incompréhensible". "Tout converge vers une déclaration d'irresponsabilité. Non, on ne condamne pas les fous dans une société civilisée", insiste l'avocat de la mère infanticide, maître Philippe Expert.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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