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BAGNOLS/CÈZE Cinq ans après son lancement, le jeu Pokémon GO a toujours ses adeptes

En 2016, René Amir a lancé un groupe Facebook fédérant les joueurs de Pokémon GO de Bagnols et des alentours. Régulièrement, des utilisateurs se retrouvent pour participer à des "events". (Marie Meunier / Objectif Gard)

En juillet 2016, le phénomène Pokémon GO débarquait en France. Deux mois à peine après sa sortie, le jeu avait été téléchargé plus de 500 millions de fois, lui donnant encore aujourd'hui le statut d'application les plus lucratives de l'histoire. Les utilisateurs n'hésitaient pas à parcourir des dizaines de kilomètres à l'occasion de cette chasse plus vraie que nature, grâce à la réalité augmentée. Cinq ans après, les adeptes sont plus rares mais toujours aussi passionnés. 

"Au début, ça m'arrivait de rentrer à 1 heure du matin de Carmignan après être allé chercher un Pokémon eau ou de partir à 5 heures du mat' pour chasser à Avignon", raconte le Bagnolais, René Amir. Depuis, il s'est un peu calmé. En 2016, ce dernier a lancé un groupe Facebook pour fédérer les joueurs Pokémon GO de Bagnols/Cèze et des communes alentours. Environ trente d'entre eux jouent encore régulièrement et se rejoignent pour des "events".

Ce dimanche, de 11h à 13h, lui et une dizaine de membres se sont donné rendez-vous à l'îlot Saint-Gilles pour débuter leur quête : attraper des Pokémons rares. Et pour avoir une chance de les capturer, il faut s'y mettre à plusieurs. Rapidement René est rejoint par Nadine, Julien, Cécile, Olivier et bien d'autres joueurs pour mettre la main sur trois oiseaux de légende et deux autres créatures virtuelles.

On peut jouer en mettant la réalité virtuelle, rendant les Pokémons plus vrais que nature. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Pour les rencontrer sur l'écran, il faut se rendre dans des arènes, qui sont un peu des repères à Pokémons. Il y en a une dizaine à Bagnols, notamment à la mairie, tour de l'Horloge, au Mont-Cotton, au lycée Einstein, à la piscine, au cinéma, au musée archéologique, à Intermarché, au Château Val de Cèze...

Un jeu permettant de marcher à travers la ville

Au-delà du jeu, ces rassemblements sont devenus pour les joueurs un moyen de passer un moment convivial, comme le raconte Nadine, comptable quinquagénaire bagnolaise : "J'ai commencé à jouer avec mon fils pour passer du temps avec lui. Lui a lâché mais moi, j'ai continué." Et de poursuivre : "Quand le jeu est sorti, je ne comprenais pas l'intérêt. Et finalement, j'ai changé d'avis. Au début, je m'y suis mise aussi parce que ça me permettait de marcher."

René, l'initiateur du groupe nous raconte que rien que la semaine dernière, il a parcouru 12 km dans Bagnols. D'autant que dans le jeu, pour faire éclore certains œufs de Pokémons rares, il faut marcher un certain nombre de kilomètres. Ça peut aller de deux jusqu'à douze. Alors pour étayer leur collection, certains utilisateurs n'hésitent pas à sortir les baskets.

"Grâce à Pokémon GO, j'ai pu faire plein de rencontres"

Ce que les joueurs bagnolais aiment aussi, c'est que Pokémon GO leur permet de se réunir : "Ça fait sortir, c'est agréable. Surtout en cette période marquée par le covid, on peut se retrouver avec les amis", confie Olivier, jeune joueur venu de Pont-Saint-Esprit. Le problème, c'est que le jeu n'a pas forcément pris en compte qu'en France, un couvre-feu est établi à 18 heures : "Avant, on se rejoignait tous les mercredis de 18h à 19h mais là, on doit annuler à chaque fois...", regrette René. Heureusement, des parties à distance ont été rendues possibles par les concepteurs du jeu, depuis la pandémie.

Le groupe Facebook Pokémon GO Bagnols réunit encore une trentaine de joueurs actifs. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Mais pendant les excursions en groupe, il faut prendre quelques précautions : "Là, ça fait une heure qu'on a commencé, j'ai déjà perdu la moitié de la batterie. On a tous des batteries portables de secours dans le sac à dos", plaisante René Amir. La plupart des joueurs disposent aussi d'au moins deux téléphones chacun associé à deux comptes Pokémon. Le record est attribué à Cécile, une maman d'Orsan, qui a ramené quatre mobiles ce dimanche : "J'ai deux comptes à moi et deux autres portables à des joueurs qui n'ont pas pu venir aujourd'hui."

La petite communauté est soudée et des liens d'amitié se sont noués. "Au début quand je suis arrivé à Bagnols, je ne connaissais personne. Grâce à Pokémon GO, j'ai pu faire plein de rencontres", se réjouit René Amir. Ce jeu va donc au-delà du virtuel et permet aux joueurs de se retrouver et aussi de parcourir les points d'intérêt et le patrimoine local.

Marie Meunier

Vous aussi vous jouez à Pokémon GO, vous pouvez rejoindre le groupe Facebook en cliquant ici. Quelques questions vous seront posées avant admission.

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