A la uneActualitésGardPolitiqueSantéSociété

FAIT DU JOUR Les bars et les restaurants gardois se préparent à la réouverture

Fanny Dumas et Jason son fils au restaurant Le P'tit Nîmois (photo Norman Jardin)
Les fournisseurs livrent les produits en prévision de la réouverture (photo Norman Jardin)

À une semaine de la réouverture des bars et des restaurants, les établissement gardois se préparent et s’adaptent aux nouvelles mesures sanitaires. S'ils sont heureux de retrouver leurs clients, ils se heurtent parfois à la difficulté d'appliquer ces dernières. 

Dans les rues de Nîmes, les camions de livraisons se succèdent pour livrer les bars et les restaurants situés dans l’Écusson. Les commerçants s’activent pour mettre leur établissement aux normes en vigueur pour la réouverture du 19 mai. Au restaurant ""Le P’tit Nîmois", place du Marché, on se prépare pour ce rendez-vous tant attendu. « C’est tranquillou pour l’instant », témoigne Fanny, la gérante. La règle qui sera mise en place autorisera l’utilisation des terrasses mais à seulement 50% de la capacité en temps normal et pas plus de six personnes par table.

Fanny Dumas et Jason son fils au restaurant Le P'tit Nîmois (photo Norman Jardin)

Pour ce restaurant, au lieu des 100 places habituellement disponibles, il faudra se contenter de 50. La patronne a déjà une idée du résultat : « Ça ressemblera à une saison normale, mais en hiver. » Fanny regrette surtout les contraintes du couvre-feu qui passera à 21h le 19 mai puis à 23h le 9 juin : « C’est le plus embêtant car il va falloir arrêter de servir un peu avant et puis il faut compter le temps de tout ranger, y compris la terrasse. Et puis avec la fermeture, j’ai perdu des employés. Il se sont reconvertis ou ils ont fait des bébés alors je suis à la recherche d’une personne en cuisine et une pour le service. »

«  Il va falloir que les clients changent leurs habitudes de consommation »

À quelques pas de là, au bar le "421" Anthony Jacucci est soulagé de pouvoir accueillir de nouveau ses clients, même si cela ne sera pas forcément rentable : « Financièrement, on sera loin du compte mais nous avons tellement souffert et puis je suis heureux car j’ai à nouveau l’impression de servir à quelque chose. » En revanche, ici le concept de terrasse est habituellement abstrait car les clients consomment dans l’étroite rue Fresque. « J’ai obtenu de la mairie une surface de 20 m2. Il va falloir que les clients changent leur habitudes de consommation », souligne Anthony.

Anthony Jacucci du 421 (photo Norman Jardin)

« Je ne sais pas si je vais ouvrir »

Son voisin, "Les Enfants Denim" est plus dubitatif sur la politique gouvernementale. Corentin Carpentier, le gérant, regrette le manque de communication : « Nous ne sommes pas informés sur les jauges. » Dans ce restaurant à grignoter des tartines qui fait également bar à vin et qui propose des bières, on revendique le 100% gardois. Pour autant, le patron se pose des questions : « Dans cette petite rue nîmoise très fréquentée, il ne sera pas simple d’appliquer les mesures sanitaires. »

Nicolas, un des patrons du Barjoe (photo Norman Jardin)

Le "Barjoe" n’aura pas ce problème. Situé sur le boulevard Victor-Hugo, l’établissement est un incontournable des soirées nîmoises. Nicolas en est un des responsables et il a du mal à comprendre le principe des terrasses à 50% : « C’est 50% de quoi ? Nous ne mettons pas en place les mêmes terrasses tous les jours ! » Le gérant aurait préféré un réouverture sur le modèle 2020 : « Le protocole de l’année dernière, on s’y était habitué. » Malgré les restrictions sanitaires, il s’attend tout de même à un retour en masse des clients : « Nous savons bien que dans les premiers jours on ne va pas toucher terre. Ce sera comme une mini Feria. »

À Alès, un prêt salvateur pour le d'Artagnan

Implantée dans la galerie marchande - en lieu clos - de l’Intermarché des Allemandes, la brasserie Le d'Artagnan ne devrait en théorie pas pouvoir rouvrir le 19 mai. Mais c'était sans compter sur la créativité et l'abnégation de ses deux cogérantes qui, à chaque problème, trouvent une solution. "N'ayant pas de terrasse en extérieur, j'ai tout de suite contacté la direction du supermarché et la mairie d'Alès pour avoir l'autorisation d'en créer une", développe Soraya Messeleka.

Les deux paillotes extérieures permettront au d'Artagnan d'accueillir des clients dès le 19 mai. (Photo So.M / DR)

Autorisation en poche, la jeune femme s'est donc attelée à la recherche de paillottes, avant d'être rapidement rebutée par le prix à quatre chiffres des structures. La générosité de Jean-François Couderc et de son fils, Théo, propriétaires de la pépinière Niel à Saint-Christol-lez-Alès, entrait donc en action. Ces derniers ont prêté deux de leurs paillottes de 25m² chacune qui trônent désormais à l'entrée de la galerie marchande dans l'attente de clients le 19 mai prochain. "C'est un acte de solidarité envers les restaurateurs aux terrasses intérieures", apprécie la cogérante, impatiente à l'idée de retrouver ses fidèles.

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité