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GARD Les morts pour la France en Indochine honorés ce mardi 8 juin

Les autorités civiles et militaires dans la crypte du monument aux morts du square de Verdun. (Photo Corentin Migoule)
Les autorités civiles et militaires dans la crypte du monument aux morts du square de Verdun à Alès. (Photo Corentin Migoule)

Chaque année depuis le décret du 26 mai 2005, les combattants français en Indochine (1946-1954) sont honorés à l'occasion d'une cérémonie commémorative. Ce mardi 8 juin, jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette de la dépouille du soldat inconnu d'Indochine en 1980, c'était le cas dans plusieurs villes du département dont à Nîmes et à Alès.

Le 19 décembre 1946, plus d'un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France subit le premier revers de sa politique coloniale lorsque le parti communiste vietnamien de Hô Chi Minh lance une offensive dans l'optique de s'emparer de la ville d'Hanoï. Commence alors un conflit armé entre le Vietminh et l'Union française qui durera près de huit ans et fera 500 000 victimes, dont près de 100 000 du côté français et au moins autant de blessés. Il s'achèvera par la défaite de la France à Diên Biên Phu le 7 mai 1954 et la signature des accords de Genève, sonnant la fin de l'Indochine et la première étape de la décolonisation française.

Chaque année depuis le décret du 26 mai 2005, les combattants français en Indochine (1946-1954) sont honorés à l'occasion d'une cérémonie commémorative organisée le 8 juin, jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette de la dépouille du soldat inconnu d'Indochine en 1980. C'était notamment le cas ce mardi matin du côté d'Alès où, depuis le square de Verdun dans le jardin du Bosquet, Claude Couderc a dirigé sa dernière cérémonie après 40 ans de bons et loyaux services. Une longévité saluée par le sous-préfet de l'arrondissement d'Alès, Jean Rampon : "Vous avez toujours fait de très belles cérémonies", a-t-il glissé à celui qui est aussi président de l'Union locale des associations d'anciens combattants.

Pour sa "Der des Ders", Claude Couderc a suivi le process habituel, invitant les autorités civiles et militaires à procéder à la lecture des messages. Jean Rampon s'est chargé de l'une d'elles, en soulignant notamment que "la République n'oublie aucune guerre, aucune mémoire" et "se souvient de l'âpreté du conflit indochinois". Quatre gerbes dont celles du président d'Alès Agglomération, Christophe Rivenq, et du maire d'Alès, Max Roustan, ont ensuite été déposées sous la crypte du monument aux morts. Avant que ne retentisse le traditionnel hymne "Aux morts", suivi de la Marseillaise, bouclant ainsi une commémoration rondement menée, sous un soleil de plomb.

Plusieurs élus locaux étaient réunis pour cette cérémonie (Photo Corentin Corger)

Un déroulé similaire à Nîmes au monument aux morts situé sur le square du 11 novembre. C'est Iulia Suc, directrice de cabinet de la préfète, qui a lu le texte de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants. Une cérémonie qui a lieu en présence de Franck Proust, président de Nîmes métropole, les conseillers départementaux Amal Couvreur et Christian Bastid, la conseillère régionale Monique Novaretti, et plusieurs élus de la ville de Nîmes comme Richard Schieven, Monique Boissiere, Chantal Barbusse, Claude de Girardi ou encore Marc Taulelle. Un hommage a également eu lieu du côté du Grau-du-Roi (voir photo ci-dessous).

Au premier plan, Robert Crauste, maire du Grau-du-Roi (Photo Corentin Corger)

Corentin Migoule (à Alès) et Corentin Corger (à Nîmes)

 

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