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ALÈS La 12e édition des RIVE bat son plein au Pôle mécanique

Invitée de marque de cette 12e édition, la ministre de l'Economie forestière du Congo a découvert le bus à hydrogène vert expérimenté par Alès Agglo. (Photo Corentin Migoule)

La 12e édition des Rencontres internationales des véhicules écologiques (RIVE) a débuté ce mercredi matin au Pôle mécanique Alès Cévennes. Sous le parrainage du Prince Albert II de Monaco, la manifestation destinée à (re)penser les mobilités de demain ouvre ses portes pendant deux jours à de nombreux intervenants dont Rosalie Matondo, ministre de l’Économie forestière du Congo.

Créées en 2010, les Rencontres internationales des véhicules écologiques (Rive) sont de retour depuis ce matin et jusqu'à demain à Alès. Pour sa 12e édition, cet événement, dont l'importance est unanimement saluée par ses participants, se passe de la présence physique du parrain, SAS le prince Albert II de Monaco.

Mais ce dernier avait tout de même pris soin d'enregistrer une vidéo diffusée à l'occasion du discours inaugural, sous la grande tente installée devant l'entrée du Pôle mécanique (notre photo). "Cet événement revêt une importance cruciale à l'heure où les chiffres nous annoncent la vente de plus d'un million de véhicules électriques par an en Europe occidentale", contextualise le prince Albert, évoquant "un chemin parcouru exceptionnel mais encore incomplet".

Le prince Albert II de Monaco s'adresse aux visiteurs des RIVE dans une vidéo enregistrée. (Photo Corentin Migoule)

Comme le Monégasque qui parle d'une "course de vitesse engagée pour éviter un réchauffement de plus de 2°C fatal à beaucoup d'écosystèmes", Marc Teyssier d'Orfeuil, fondateur et organisateur des RIVE, s'alarme après que le thermomètre ait affiché "47°C au Canada la semaine dernière". Ce dernier, lobbyiste de longue date de la voiture écologique, se félicite de la présence à Alès de "800 visiteurs pendant deux jours", dont celle d'une dizaine de parlementaires, mais regrette amèrement l'absence de ministre français. Car l'unique présence gouvernementale est à mettre au crédit de Rosalie Matondo, ministre de l'Économie forestière du Congo.

Arrivée en Cévennes la veille à l'issue d'un trajet d'une douzaine d'heures, l'ingénieure agronome a officié en tant que "Grand témoin" ce mercredi matin, répondant ainsi à une série de questions de Marc Teyssier d'Orfeuil. Si elle mise beaucoup sur la coopération internationale pour "préserver le grand massif forestier" du Congo, Rosalie Matondo compte également sur l'événement pour valoriser le "rétrofit" : "Dans mon pays, à cause de la pauvreté, il y a beaucoup de gens qui utilisent des véhicules d'occasion. Il faut donc mettre en place des politiques de reconversion de ces véhicules vers quelque chose de plus écologique."

Rosalie Matondo et Marc Teyssier d'Orfeuil à l'occasion de leur échange sur les mobilités ce mercredi matin. (Photo Corentin Migoule)

Le second "Grand témoin" du jour était aussi une femme et ne disait guère autre chose. Car si elle ne veut pas verser dans "le catastrophisme", Marie-France Marchand-Baylet, vice-présidente du groupe La Dépêche du Midi, prévoit "un drame écologique" si rien n'est enclenché rapidement. Parce qu'elle voit dans un groupe de presse "un porte-voix de son territoire", la femme d'affaires s'est engagée en faveur de l'écologie en lançant notamment le forum "Le monde nouveau" dont l'édition 2021 se tiendra du 30 septembre au 3 octobre, au Corum de Montpellier.

Marie-France Marchand-Baylet s'essaye au vélo à hydrogène développé par Engie. (Photo Corentin Migoule)

À l'instar de Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, Marie-France Marchand-Baylet estime que "c'est à partir des citoyens que la transition écologique s'opérera". Celui qui est aussi premier adjoint à la mairie d'Alès va plus loin, considérant que "ces territoires à taille humaine comme Alès ont un rôle à jouer et des choses à faire savoir" en matière de transition énergétique, citant pour exemple l'engagement de l'Agglo dans la création d'un système de production et distribution d'hydrogène vert. Mais le bassin alésien, bien qu'il soit "un territoire d'expérimentation et d'innovation", "ne pourra pas changer les choses tout seul", prévient Christophe Rivenq, désireux d'intégrer dans la boucle les grands pontes du Gouvernement.

Articulées autour de ces prises de parole, deux conférences, la première sur la mobilité à l'aune de la crise sanitaire, la seconde à propos du déploiement des ZFE-m (zones à faibles émissions mobilité), ont eu lieu ce mercredi matin avant que la délégation ne s'adonne à une visite officielle des dizaines de stands installés à proximité de l'entrée du Pôle mécanique.

Corentin Migoule

Le stand de Vincent Beltoise, créateur d'une Caterham électrique, celui d'Air Products, leader mondial de la production d'hydrogène, de Thierry De Boisvilliers, porteur du projet Maca Carcopter, et de Philippe Faucon, créateur d'un kart qui va sur l'eau, sont à découvrir prochainement sur Objectif Gard.

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