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PONT-SAINT-ESPRIT Pluie d’hommages pour le départ en retraite du directeur du centre hospitalier, Daniel Desbrun

Daniel Desbrun applaudit par Claire Lapeyronie dans son dos et par une centaine de personnes face à lui. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Âgé de 64 ans, le directeur du centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit, Daniel Desbrun, fait valoir ses droits à la retraite (*). Hier après-midi, à l’occasion de son pot de départ, ses amis, proches et collègues de travail ont salué la carrière de ce « visionnaire » et « bâtisseur ».

« Tu es un professionnel remarquable et un homme remarquable. » Le compliment est signé Claire Lapeyronie, présidente du conseil de surveillance du centre hospitalier. Comme tous ceux qui ont pris la parole, et certainement plusieurs dans l’assistance qui n’en pensaient pas moins, la maire de Pont-Saint-Esprit a tenu à féliciter le parcours de Daniel Desbrun.

Il commence à Saint-Paul-Trois-Châteaux comme infirmier, avant de prendre la direction de l’hôpital, puis celui de Pont-Saint-Esprit en 1998. À l’époque, il s’agit d’un hôpital local que les Spiripontains connaissent sous le nom de l’Hôtel Dieu. « Il y avait alors 150 agents et 220 lits », indique Claire Lapeyronie. Après 23 ans de projets et d’extensions comme l’espace point Vermeil à Bagnols-sur-Cèze (2009), l’espace Annie Girardot (2013) ou l’EHPAD Notre-Dame-de-la-Blache (2019), les chiffres se sont affolés : « Aujourd’hui, nous avons 514 lits et 500 collaborateurs », finit l’édile qui avait été précédée dans les discours par celui de Tanguy Domenges, le président de la commission médicale d’établissement, que l’on a senti très ému par ce départ.

Rencontre entre deux directeurs d'hôpitaux : Daniel Desbrun (à droite) et Nicolas Best. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Rencontre entre deux directeurs d'hôpitaux : Daniel Desbrun (à droite) et Nicolas Best. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Le directeur du CHU de Nîmes, Nicolas Best, a lui aussi fait le déplacement pour souligner « le bilan exceptionnel » de son homologue. Seule ombre au tableau, l’absence de l’Agence régionale de santé (ARS). « Je trouve cela lamentable », peste Claire Lapeyronie. L’homme du jour n’en rajoute pas, mais fait tout de même part de son étonnement.

C’est lui qui conclut les prises de parole devant une assemblée d’une centaine de personnes. Il revient sur ses 38 années comme responsable d’établissement au sein de la fonction publique, dont 23 passées à Pont-Saint-Esprit. « C’est un métier passionnant, mais difficile. Il est de plus en plus réglementé et légiféré. Les patients sont de moins en moins patients, les attentes ont changé », commence-t-il avant de citer quelques temps forts de sa carrière comme la venue du ministre de la Santé de l'époque, Xavier Bertrand, en 2004, à l’inauguration de la résidence Val de Cèze à Cornillon ou l’obtention de la médaille d’or de la société française d’histoire des hôpitaux pour celui de Pont-Saint-Esprit en 2012. « J’ai laissé une situation saine partout où je suis passé. Je quitte cet établissement avec le sentiment du devoir accompli. Les jeunes diraient : j’ai fait le job ! » Les longs et chaleureux applaudissements de son public prouvent que oui.

Tony Duret

* Le remplaçant de Daniel Desbrun sera connu à l’automne, certainement au mois d’octobre. C’est actuellement la directrice adjointe, Delphine Deletoile, qui assure l’intérim.

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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