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ALÈS La CGT dénonce un pass « plus autoritaire que sanitaire »

Ce samedi en fin d'après-midi, lors de la manifestation contre le pass sanitaire à Alès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Contrairement aux pétards et aux chants, la poésie n'était, elle, pas de la partie. (Photo Corentin Migoule)

Par l'intermédiaire d'un communiqué adressé à la presse ce vendredi, l'Union locale de la CGT d'Alès, dont une partie des membres est présente chaque samedi lors des manifestations anti-pass, dénonce la mesure prise par le gouvernement dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire qu'elle juge "plus autoritaire que sanitaire".

Alors que la gronde des anti-pass grandit samedi après samedi, l'Union locale de la CGT d'Alès, dont une partie des membres soutient ce mouvement, vient d'adresser à la presse un communiqué dans lequel le caractère "autoritaire" du pass sanitaire est dénoncé. "Pour l'exécutif, la priorité dans le contexte sanitaire n'a jamais été la santé des salariés et des autres citoyens. Pour preuve, aucun moyen supplémentaire n'a été donné aux hôpitaux", précise l'écrit.

Par ailleurs, l'UL de la CGT alésienne voit en la validation du pass sanitaire par le Conseil constitutionnel "un nouveau pas franchi contre le droit du travail, favorisant la division et les discriminations". Il en va de même en matière de droit à l'emploi pour certains secteurs dans la mesure où "certains patrons pourraient faire de la détention d'un pass une condition de recrutement". De plus, "faisant fi des dispositions prévues par le Droit du travail, la loi octroie aux employeurs l'accès à des données à caractère personnel de nature médicale", peut-on lire dans le communiqué.

La CGT, qui milite de longue date pour la levée des brevets car "la santé n'est pas une marchandise et ne doit être en aucune façon une source de profits", met la défiance de certains français sur le compte "des incohérences et tergiversations" du gouvernement : "Pas de masque puis masque obligatoire, pas de campagne de vaccination puis vaccination obligatoire par menace, obligation vaccinale pour les soignants et les salariés au contact du public mais pas pour la police, obligation dans les théâtres, les cinés, les bars et les restaurants, y compris en terrasses, mais pas dans le métro."

En guise de conclusion, la CGT exige dans son communiqué "des moyens exemplaires pour l'hôpital public, en termes humains et matériel, le renforcement de la médecine du travail, et une protection sociale renforcée pour tous et toutes". Comme cela a été le cas pour quelques-uns de ses membres samedi dernier, la CGT devrait être à nouveau représentée ce samedi lors de la nouvelle mobilisation des anti-pass qui aura lieu demain à 17 heures, devant la sous-préfecture.

 

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