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FERIA D’ARLES Les centaures sortent en triomphe des arènes

Diego Ventura, Duarte Fernandes et Rui Fernandes (Photo Anthony Maurin).
Rui Fernandes, Duarte Fernandes (son neveu) et Diego Ventura mettent en chauffe leurs montures (Photo Anthony Maurin).

Corrida de rejon matinale de Los Espartales pour la prise d'alternative de Duarte Fernandes (oreille et oreille) avec son oncle Rui Fernandes (oreille et oreille) pour parrain et Diego Ventura (applaudissements et deux oreilles et la queue) pour témoin. Le mayoral a fait la vuelta, deux de ses exemplaires furent primés du mouchoir bleu.

Duarte Fernandes (Photo Anthony Maurin).

Près d'une moitié d'amphithéâtre pour cette course de rejon où soleil et équidés ont pu briller et satisfaire le public en demande. Le "jeune" (difficile de connaître son âge) Duarte Fernandes prend son doctorat comme cela se fait dans la discipline. Les lignées de cavaliers émérites sont nombreuses et le cérémonial prend ici toute sa puissance. De plus, le témoin est un ami de la famille et sa relation avec Duarte est amicale. La cavalerie du nouveau matador de toros est somptueuse et ce qu'il en fait permet d'avoir espoir en un bel avenir commun. Même si les fautes sont encore visibles, le coeur et les tripes sont là. La monte aussi évidemment ! Une oreille devant un bon toro et après une bonne épée.

Duarte Fernandes (Photo Anthony Maurin).

Le jeune coupera à nouveau une oreille, synonyme de triomphe pour son alternative, après son second duel. Le dernier de la course qui s'est quelque peu emballée mais nous y reviendrons plus loin. Une fois encore, Duarte Fernandes fait des efforts, il torée dans les bons terrains et prouve que son aspect artistique est à apprécier.

Rui Fernandes (Photo Anthony Maurin).

Pour cette entrée en matière Rui Fernandes attaque fort. Il marque gentiment son territoire et veut sortir en triomphe avec son neveu. Son parrain du jour et oncle de toujours, Rui Fernandes, est lui aussi sorti en triomphe après avoir coupé une oreille à chaque duel. Les appuyés sont de belle facture, les poses des banderilles presque à l'étrier et les distances mesurées. Une oreille après un brindis à une bonne partie des professionnels de la matinée.

Rui Fernandes (Photo Anthony Maurin).

Bénéfice par rapport à son filleul, Rui Fernandes a touché un toro intéressant et qui a eu droit à un tour de piste à titre posthume. Bon, bref. Un peu exagéré car même le maestro tournera (involontairement) le dos à la dépouille quand elle passera à proximité... Étonnant mais n'y voyez pas de malice, juste un oubli car le centaure était peut-être très étonné d'une telle prime. On avait pour habitude de le voir moins à son aise, il a bluffé son petit monde en toréant juste et bien. Très bien même mais les cornes touchent trop souvent.

Diego Ventura (Photo Anthony Maurin).

Il a mis du temps à démarrer. Il a très mal débuté avec une farpas posée trop vite et trop mal. Vraiment pas de lui... Lui ? Diego Ventura est un peu à côté de ses guêtres ce matin mais il va très vite se rattraper. Il écoutera le silence puis quelques applaudissements grandissants à l'issue de son opposition. Passons l'épisode de la farpa et concentrons-nous sur les banderilles, bien mieux positionnées. La musique jouera particulièrement sur le moral des troupes et la Saeta entonnée par Chicuelo II a fait son effet pour estomper la décevante surprise.

Diego Ventura (Photo Anthony Maurin).

On retrouvera le Portugais sous un meilleur jour lors de son second duel. Diego Ventura se fera toucher, beaucoup, mais il soulèvera les arènes par ses prises de risques et son intelligence du terrain et du toro. Tous les chevaux sont là, bien là et contribuent grandement à la gloire à venir. Avec ou sans brides, Ventura s'amuse, régale les tendidos, fait le show sous le soleil chaud. La température grimpe et tous les mouchoirs tombent. Trois blancs et un bleu. Trois blancs pour signifier les deux oreilles et la queue, le bleu pour souligner les qualités du brave cinquième toro de Los Espartales.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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