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FAIT DU SOIR Solalito : « C’est une des novilladas les plus importantes »

Solal (Photo Anthony Maurin).
Solalito lors de son passage en novillada piquée à Nîmes lors de la feria des Vendanges 2019 (Photo Archives Anthony Maurin).

Il sera le Nîmois de cette 60e novillada de la Cape d'or, mise en jeu par la Peña Antonio Ordoñez, et qui ouvrira le cycle de la feria des Vendanges 2021. Solalito revient sur une saison particulière et une course d'importance. 

Objectif Gard : Comment va Solal Calmet et comment va Solalito ?

Solalito : Les deux vont très bien. Enfin je vais très bien ! Cette saison est particulière car c'est celle du retour à la vie normale pour moi en tant que personne et que torero. C'est ce que je fais depuis que je suis tout petit donc j'ai de nouveau eu cette année l'opportunité de mettre le costume de lumières. Ça fait du bien, je vis pour ça et de ne plus pouvoir le faire a été une énorme frustration et une grosse remise en question.

Comment avez-vous occupé votre temps ?

J'ai une double contrainte. En plus des entraînements, je suis étudiant en Licence d'espagnol donc ça me demande pas mal de temps et il faut une sacrée organisation. Avec le confinement, j'étais plutôt content, enfin presque. Disons que j'ai pu avancer là-dessus, je n'ai vraiment pas eu l'impression de perdre mon temps et j'en ai profité pour m'entraîner encore plus physiquement, pour progresser techniquement avec cape et muleta en main. J'avais plus de temps en fin d'après-midi ou en soirée pour pouvoir bosser mes cours.

Comment se passent les entraînements ?

Je change beaucoup. J'adore aller à Sanlucar de Barrameda dans le sud de l'Espagne, il y a énormément de professionnels. J'y ai des amis qui m'accueillent chez eux. J'ai comme mon "chez moi" là-bas, donc je m'y entraîne le plus souvent possible. Sinon je m'entraîne pas loin de chez moi, à Nîmes, de manière quotidienne, quand je suis en France.

La temporada 2021 est presque achevée, quel est votre premier bilan ?

C'est une saison très importante. J'ai connu beaucoup de pression car en février-mars je n'avais absolument aucune date de signée. Je ne savais pas où j'allais toréer, je n'avais rien de sûr. Je ne me posais pas de question mais inconsciemment, forcément. Ne pas avoir de date est une chose compliquée, par contre ça m'a donné la force de m'entraîner encore plus tous les jours pour me dire que seul le travail peut me donner des dates et me faire toréer.

On vous a vu à votre aise un peu partout...

Depuis que la saison a commencé, pour moi à Mugron, tout s'est très bien passé. J'ai connu de supers après-midis, des supers moments dans le sud-ouest ou chez nous. C'est une saison imparfaite, mais très positive.

Et cette 60e novillada de la Cape d'or, elle met la pression ?

J'essaie de me dire que c'est une course comme les autres. Les toros sont exactement pareils, il n'y a rien de différent. C'est une novillada et les conditions sont les mêmes que celles que j'ai pu connaître à Tarascon ou à Saint-Gilles. Par contre, la pression, elle, sera différente. En me disant ça, ça me permet de prendre la course plus tranquillement. Il y a toujours la responsabilité énorme d'être en feria, d'être Nîmois à Nîmes pour la Cape d'or mais cette course, je l'appréhende avec tranquillité même si c'est une énorme responsabilité.

Vous combattrez les novillos de Roland Durand qui se présente à Nîmes. Quels sont les liens qui vous attachent à cet élevage ?

J'ai une affinité toute particulière avec la famille Durand. Je les considère comme des amis car c'est Roland qui m'a un peu fait découvrir les toros en m'embarquant dans son camion pour aller chercher les toros pour la feria de Nîmes. Je connais ces gens et en plus je connais plutôt bien leurs toros, j'ai coupé deux oreilles à l'un d'entre eux à Nîmes en novillada sans picadors. Même si c'est sans picadors, c'est un super souvenir, j'ai vraiment confiance en cette novillada.

La proximité n'est-elle pas dérangeante par moments ? A-t-elle des bons côtés à l'approche d'un tel rendez-vous ?

Je dois faire mon truc de mon côté, comme toujours. Je n'en parle pas forcément avec les ganaderos que je connais. Bien sûr qu'on a parlé de la novillada. Je sais très bien que si j'avais voulu ou pu y aller, les portes du campo m'étaient ouvertes. Je n'ai honnêtement pas eu le temps d'y aller mais j'aurais bien aimé.

Et vos compañeros de cartel Carlos Olsina et Miguel Polope ?

Je les connais bien et chacun va donner le meilleur de lui-même, parce que c'est une belle et importante course. Charles (Carlos Olsina), j'ai toréé pas mal de fois cette année avec lui. Je ne l'avais jamais trop fait à part en capea, quand nous étions petits, vers 10 ou 11 ans. Miguel est un novillero de Valencia avec qui j'ai eu la chance de toréer quatre ou cinq fois donc on se connaît plutôt bien. Je suis sûr que nous allons tous les trois tout donner parce que c'est Nîmes, on sait que c'est une des novilladas les plus importantes. Il y a forcément de la competencia (compétition, NDLR) mais tant mieux !

À Nîmes vous revenez à la maison...

C'est énormément d'émotion, j'ai vécu plein de choses ici, c'est l'arène où j'ai vu le plus de toros en étant dans les gradins. Donc me retrouver encore au paseo, c'est comme un rêve qui va se réaliser. C'est un rêve qui se réalisera, j'espère, bien d'autres fois. Ça fait partie des arènes où l'on se sent privilégié d'être au paseo.

Cette année, cela fera 30 ans que Nimeño II n'est plus là. On y pense quand on est un torero français, nîmois, qui prend des responsabilités et qui fait sa place dans le mundillo ?

On ne pense pas forcément aux anniversaires car ce ne sont pas des dates dont on aime se rappeler mais j'y pense. Depuis que je suis tout petit et encore aujourd'hui j'ai des photos de Nimeño II dans ma chambre, ça ne changera pas. Les aînés, ceux qui nous ont ouvert la voie, sont importants et j'essaie de suivre leurs traces à mon rythme. J'irai où j'irai mais en tout cas j'ai une énorme admiration pour des types comme ça ! Nimeño a tellement montré la voie à Nîmes que chaque petit garçon qui a une muleta en main rêve de devenir un Nimeño. Mon état d'esprit pour cette novillada va être très simple : je vais tout donner, tout faire pour essayer de gagner cette Cape d'or et, quoi qu'il se passe, comme j'aurai tout donné, je sais que je repartirai satisfait chez moi.

Alors on pensera à l'après Cape d'or, à ce qui pourrait se passer en 2022 ?

D'abord il y a 2021. Le reste on verra après !

Solalito en septembre 2019 (Photo Archives Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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