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NÎMES EN FERIA Pas de triomphateur, la Cape d’or n’est pas remise

Solalito avec le bandana de la peña Antonio Ordoñez mais sans la Cape d'or qui va avec... (Photo Anthony Maurin).
Un novillo de Roland Durand (Photo Anthony Maurin).

Première course de la feria avec en ouverture la 60e novillada de la Cape d'or. Six novillos de Roland Durand pour Carlos Olsina (oreille et silence), Miguel Polope (salut et silence) et Solalito (salut et oreille).

Et le trophée ne va à personne ! Cette soixantième Cape d'or, mise en jeu par la peña Antonio Ordoñez, n'a pas été remise et, honnêtement, c'est une bonne chose. Il aura manqué, certes de la technique mais aussi de l'envie et du panache du côté des piétons. On doit être à la hauteur de ses illustres aînés pour espérer avoir son nom inscrit au panthéon de la peña. Pour les cornus, la présentation de Roland Durand n'aura pas marqué les esprits mais les six novillos de Mas Thibert ont donné, dans l'ensemble, un peu de jeu.

Au capote, Carlos Olsina (Photo Anthony Maurin).

Premier à s'élancer en piste, le jeune Carlos Olsina, un Biterrois qui avance petit à petit et qui montre une belle gestuelle et de très belle attitudes quand il est au centre des ruedos. Il coupera d'ailleurs une première oreille, celle que l'on attribue pour lancer la course après un duel de qualité, surtout à gauche. Avec son second et le sixième de la course, le novillo d'Olsina permettait plus que les autres. Une oreille pas imméritée mais un trophée qui fait toujours plaisir et qui, une fois dans l'escarcelle, reste une oreille de poids dans une arène de première catégorie.

Carlos Olsina (Photo Anthony Maurin).

Pour son second affrontement, Olsina frise la correctionnelle. Il entend deux avis, perd les pieds et les mains à la mort et en oublie presque que le temps lui est compté. Pourtant, tout avait si bien commencé... Olsina comprend vite son adversaire, il rythme ses actions. Il le laisse respirer quand il le faut, il l'embarque sur des courbes de belle facture mais doit s'y reprendre plusieurs fois aux aciers pour le mettre à mort. Dommage, la sortie en triomphe et peut-être la Cape d'or lui tendait les bras.

Miguel Polope dans le dos (Photo Anthony Maurin).

Miguel Polope est connu de l'aficion nîmoise car il est venu à deux reprises (en capea et en sans picadors) dans nos arènes pourtant c'était sa présentation dans la catégorie. Les aficionados ont vu une tauromachie simple, efficace, un torero élancé, intelligent et peu expressif. Le novillero va saluer à l'issue de sa prestation mais il aurait mérité mieux. Le public aimerait sans doute voir mais il ne regarde qu'à moitié et sans parler d'indiscipline, il est souvent distrait par la musique qui s'échappe des bars alentours (ou par la pluie qui menace). L'apprenti torero force le trait mais rien n'y fait. Deux envois à l'épée boucheront son horizon.

Miguel Polope élégant au capote (Photo Anthony Maurin).

Pire, sur son second et alors qu'il torée justement, vraiment, le public ne le regarde pas. Il pleut un tantinet, tout le monde s'habille d'un imper ou d'un poncho mais le jeune, celui qui est sur le sable, ne s'est pas arrêté et à continué à distiller son récital. Il a su offrir aux curieux, hélas peu nombreux, une petite symphonie en naturelles majeures. On retrouve une nouvelle fois le Polope que l'on connaît, un torero qui est malin, qui se glisse dans tous les terrains, qui est élégant et plaisant à voir toréer.

Solalito sur son premier (Photo Anthony Maurin).

Celui dont on attendait le plus, c'était certainement le Nîmois Solal Calmet, Solalito. Il l'avait dit, il donnerait tout. Il en manquera pas mal. Solal, le coeur en fête de partager ce moment dans ses arènes et devant son public, ne s'est pas trop mis la pression. Mais il y a des soirs comme ça... Loin de démériter, bien au contraire, il va tout de même laisser passer sa chance, faute d'une arène en fusion avec lui. Premier duel, salut. Bon, après une belle faena, c'est à l'épée qu'il a déçu. Enfin, plus au descabello qu'à l'épée ! Un Nîmois à Nîmes, c'est toujours quelque chose...

À droite sur son second et dernier, Solalito a manqué d'un rien la Cape d'Or (Photo Anthony Maurin).

Pour clôturer cette course et sur le dernier novillo de Roland Durand, comme pour le premier, une oreille sera distribuée par le palco tenu par Richard Tibérino. Une oreille un beau moment mais insuffisant pour espérer plus. Un oreille pour quelques séries les genoux à terre, une oreille pour six paires de banderilles (trois sur chacun de ses novillos) posées, une oreille pour une faena qui avait de la gueule et pour laquelle le Nîmois aurait dû poursuivre l'effort même si le public quittait peu à peu les gradins à cause de la pluie et que son novillo se désagrégeait. Une oreille, cela ne suffit pas pour Solalito mais le coeur y était, l'envie ne devait pas être loin, il aura juste manqué le panache ou le bon orgueil.

Solalito avec le bandana de la peña Antonio Ordoñez mais sans la Cape d'or qui va avec... (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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