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FAIT DU SOIR Une pépite qui dépassera les 60 millions d’euros de CA en 2021 !

Stéphane Dotari fait visiter sa société à Franck Proust et Frédéric Touzellier (Photo Anthony Maurin).
Le bâtiment au toro est bien connu des habitués de la zone de Grézan à Nîmes, moins du grand public (Photo Anthony Maurin).

Transformer, traiter et assembler l’acier tout en n'oubliant pas de le livrer pour s'assurer un bel avenir. En 12 ans et maintenant à Nîmes, l’entreprise Sud Métal Provence a beaucoup évolué tant au niveau de ses infrastructures que de son activité.

Chef d'entreprise durant 19 ans chez PUM (distributeur d'acier en France proche d'ArcelorMittal), Stéphane Dotari a eu jusqu'à 150 personnes sous ses ordres. En 2009 et avec la crise financière sa société lui propose un plan de départ volontaire. Il décide de partir pour tout recommencer ailleurs, comme il le désire.

Ne plus entrer dans la danse du diable, tel était son but. "Je me suis associé à des Tunisiens qui étaient dans la sidérurgie car les financiers français n'ont pas voulu me suivre. Je voulais créer quelque chose. Nous nous sommes donc installés à Garons sur 2 500 m². Nous étions sept mais nous étions surtout très réactifs dans le développement du négoce avec des clients de plus en plus importants", explique le désormais directeur de Sud Métal Provence.

Ici, le métal est parfois hurlant mais il n'y a pas de science fiction, que de la réalité (Photo Anthony Maurin).

Nous sommes toujours en 2009. Charpente métallique, tôlerie, chaudronnerie... Les clients sont différents, plus ou moins lointains et nombreux. Les années passent et la croissance allant de pair avec une folle envie de se faire plaisir, l'entreprise décolle et poursuit sa belle aventure. Le site garonnais devient rapidement trop exigu. "En 2014 nous sommes arrivés sur la zone de Grézan à Nîmes avec un premier site de 5 000 m² auquel nous avons ajouté, en 2016, 2 500 m². Enfin, en 2019, nous avons créé notre second bâtiment, ailleurs sur la zone de Grézan." La construction fait près de 10 000 m² et a été conçue avec une société basée à Aubord.

Prêt pour la découpe ? (Photo Anthony Maurin).

La société dispose d'un stock de 12 000 tonnes avec plus de 8 000 références en acier, aluminium et acier inoxydable. L'entreprise propose aussi un service complet de coupes, perçages et découpes sur laser tube ainsi qu'une multitude d'opérations de parachèvement pour livrer directement du prêt à poser dans de nombreux départements.

La petite flamme du milieu, c'est une découpe au laser sur un tube en acier (Photo Anthony Maurin).

Aujourd'hui, la Sud Métal Provence compte 78 salariés. "On aimerait doubler ce chiffre d'ici sept ans. Nous en sommes capables car entre 2009 et 2021, nous sommes passés de 7 à 78. Depuis quatre ans, nous développons nos marchés dans une cinquantaine de départements du Sud de la France. Nous avons une belle marge de manœuvre et nous espérons décrocher entre 5 et 10 % du marché total de ce secteur", explique le directeur nîmois qui est aujourd'hui à la tête d'une société dont le chiffre d'affaires pour 2021 affichera 60 millions d'euros.

Les ponts lèvent et charrient de lourdes charges tout au long de la journée (Photo Anthony Maurin).

Mais il y a un hic... Les deux sites actuels sont déjà trop petits pour cette société qui croît de manière exponentielle. Sud Métal Provence cherche à s'agrandir sur un seul et unique vaste site. "Si l'accord est trouvé avec Nîmes métropole dans les prochains jours, il faudra un an avant de déposer le permis et une année de plus pour construire la structure de 25 000 m²."

Pourquoi voir si grand ? "Nous avons besoin de cet espace pour y mettre trois nouvelles machines qui vont élargir notre gamme et qui vont nous permettre une meilleure productivité. En plus, nous n'aurons plus qu'un seul site. Nous gagnerons du temps. Après avoir digéré cet investissement sur trois ans, nous allons faire un bâtiment complémentaire de plus de 15 000 m² pour intégrer du grenaillage et de l'assemblage afin d'aller encore plus loin dans le parachèvement de notre production. Les clients n'auront plus qu'à assembler."

À l'intérieur, commerciaux et ingénieurs planifient l'entreprise de demain (Photo Anthony Maurin).

Avec quelques-uns de ses proches collaborateurs, Franck Proust, le président de Nîmes métropole était en visite dans la société. Franck Proust, poursuit ainsi ses visites d'entreprise et pour lui, "le développement économique c'est de faire venir des entreprises mais aussi de garder celles qui sont endogènes à l'Agglo. Nous avons un réel problème de foncier, surtout avec les compensations donc nous allons essayer de planifier dans le temps ici les perspectives de développement car les 70 actuels salariés seront d'ici trois ou quatre ans le double. Je préfère faire avec de belles entreprises, plus petites qu'une énorme entreprise qui, quand elle tousse, fait tousser le territoire..."

Le travail se fait au quotidien pour une production rapide, réactive et efficace (Photo Anthony Maurin).

Une croissance à deux chiffres qui fait saliver l'économie locale. Pour un président d'Agglo, c'est un pur bonheur. "Sur le territoire de Nîmes métropole, nous avons des entreprises qui fonctionnent bien. On vit souvent trop dans le passé avec les glorieux moments d'Éminence par exemple mais notre richesse, celle du territoire, n'est pas celle des grosse boîtes, c'est celle des PME qui ont une croissance à deux chiffres. On permet à ces entreprises, comme Phytocontrol par exemple, de trouver des solutions sur le Parc Georges-Besse ou peut-être bientôt sur Magna Porta. Nous avons des pépites que nous voulons aider et mettre en valeur. Je suis impressionné par Sud Métal Provence qui entreprend dans l'industrie et qui construit ces immenses bâtiments. Oui, on croit qu'en France on ne sait pas faire ça. C'est faux, ici on réussit !"

(Photo Anthony Maurin).

Quand on demande comment à Stéphane Dotari comment il vit actuellement la situation, sa réponse est simple. Au-delà des enjeux qui se profilent, l'homme est content de lui. "Je me sens heureux d'avoir ces équipes et de créer de la valeur humaine et de l'économie sur le territoire sur lequel je vis. Je fais mon boulot et je crois en l'être humain. J'ai 53 ans, je ne suis plus de la première jeunesse mais je dois continuer de manière intelligente pour mettre la société sur les bons rails. Mais je veux le faire avec ces hommes. Ça sera à eux d'en profiter car notre développement va nous permettre cela. On a beaucoup travaillé avec l'Agglo par le passé mais avec les anciennes équipes, nous n'étions pas entendus", déplore  le directeur.

Stéphane Dotari fait visiter sa société à Franck Proust et Frédéric Touzellier (Photo Anthony Maurin).

Il faut aussi penser à la suite, avoir toujours quelques coups d'avance. Le foncier est un souci, un enjeu, une lutte de chaque instant dans une zone géographique fortement impactée. Sud Métal Provence doit donc avoir sous le coude et le plus rapidement possible une réserve de foncier. Le fleuron nîmois de l'industrie du négoce de produits métallurgiques a du coeur. "Tout ce qu'à dit le président Proust est sympa mais je dois surtout remercier nos partenaires financiers, nos clients et nos équipes sans qui tout ceci n'existerait pas", conclut Stéphane Dotari.

Sud Métal Provence, ZAC de Grézan, 119 rue Le Corbusier 30 000 Nîmes. Tel : 04.66.27.86.88.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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