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NÎMES OLYMPIQUE Le ballon dort

Les Nîmois sont dans le doute (photo Anthony Maurin)

Avec seulement trois victoires en douze journées, les Crocodiles sont englués dans le ventre mou de la Ligue 2. Les espoirs de remontée dans l’élite semblent aujourd’hui illusoires et les Nîmois doivent désormais regarder vers le bas du classement qui se rapproche. Nîmes, la belle endormie de la L2, doit vite se réveiller sous peine de tout perdre.

Les temps changent vite au Nîmes Olympique. Il y a un an, c’est le Paris Saint-Germain qui venait s’imposer 4-0 au stade des Costières avec un doublé de Kylian Mbappé. Lundi soir, c’est l’AC Ajaccio des vétérans Nouri (36 ans), Coutadeur (36 ans) et Avinel (35 ans) qui l’emportait presque aussi facilement. C’est sous les sifflets d’un maigre public que les joueurs nîmois ont regagné les vestiaires, la tête basse. Et L’année prochaine, qui viendra à Nîmes ? Personne n’a la réponse à cette question... Les plus positifs espéreront une Ligue 1, les plus pessimistes penseront plutôt à une équipe du National.

Fomba, Eliasson et les Nîmois n'ont plus que trois points d'avance sur le 18e, Bastia [Photo via MaxPPP]
Allez, espérons que ces derniers se trompent, mais la faible prestation des Crocodiles face aux Corses n’engage pas à un optimisme béat et délirant. Il n’en reste pas moins la vérité du classement, et celui-ci indique que Nîmes Olympique est 13e de la Ligue 2 après 12 journées. Les Nîmois comptent désormais douze points de retard sur le prétendant à la montée directe (le deuxième Sochaux, Ndlr) et six sur les barrages d’accession (le cinquième Auxerre). L’écart se creuse un peu plus et le plus inquiétant se trouve dans le rétroviseur où l’on aperçoit Bastia, 18e et barragiste pour le maintien, à seulement trois points des Gardois. Quant à Amiens, le 19e et relégable, il ne compte que cinq points de retard sur le NO.

Les cancres sont plus rapides

Dans cette lutte pour le maintien, dont on ne sait pas encore s’il faut y mêler les Crocodiles, les cancres de la L2 roulent aujourd’hui plus vite que le NO. Sur les six dernières journées, les Nîmois n’ont pris que deux points sur dix-huit possibles. Lors de cette même période, Nancy, la lanterne rouge, en a marqué sept ; Amiens, l’avant-dernier quatre ; et Bastia, l’antépénultième, cinq.

Benrahou n'est plus aussi efficace qu'en début de saison (Photo Anthony Maurin)

Pourtant tout avait bien commencé. La défense était étanche (deux buts encaissés lors des six premières journées), au milieu Fomba faisait la loi et Benrahou était étincelant (trois buts et quatre passes décisives après cinq journées). « La défaite à Grenoble dans des circonstances particulières nous a fait beaucoup de mal », analysait lundi Pascal Plancque. Il a donc suffi d'une erreur de Bratveit dans les dernières secondes face au GF38 pour que le bel édifice s’effondre. Depuis, deux nuls et quatre défaites ont sanctionné les matchs des Nîmois.

1 001 minutes et... un seul but pour le trio Aribi, Doucouré et Omarsson

L’attaque n’est pas affranchie de tout reproche car elle n’a pas vraiment brillé depuis le début de la saison. Le trio Aribi (209 minutes aucun but), Doucouré (401 minutes aucun but), Omarsson (391 minutes et un but) totalise 1 001 minutes de jeu pour un seul but marqué ! C’est nettement insuffisant et dans ce secteur, Koné semble sortir nettement du lot avec trois buts en 151 minutes. Si Nîmes a la quatrième attaque de L2, le quatuor n’a réussi que 28% des 14 buts gardois.

Aribi, le symbole d'une attaque à la peine (photo Anthony Maurin)

Nîmes peu difficilement se passer du duo Fomba-Cubas absent contre l’ACA et en attaque Koné n’a pour l’instant pas de rival. Quand ces joueurs manquent à l’appel c’est tout le navire qui tangue. Lundi, six des sept remplaçants nîmois cumulaient 21 matchs de L1 et 24 rencontres de L2. (Nazih, Guessoum, Philibert, Valerio, Pontet et Omarsson). Beaucoup de ces joueurs sont jeunes et inexpérimentés. « Nous avons des bons garçons, mais dans les moments difficiles il faut des joueurs de caractère », souligne l’entraîneur du NO après la défaite contre Ajaccio.

Des raisons d'y croire 

Dans les périodes compliquées il y a toujours des motifs d’espoirs. Pour nos nîmois, il faudra déjà réparer le ressort cassé et remettre les têtes à l’endroit. Il y des retours qui peuvent inverser la tendance négative. Le retour de Ferhat, enfin le vrai Zinou, celui connu en Ligue 1 (6 buts et 10 passes décisives la saison dernière) et que personne ne reconnait depuis son départ manqué cet été. Le retour de Benrahou du début de saison qui crevait l’écran et affolait les statisticiens. Le retour de Briançon qui ne devrait pas intervenir avant début janvier mais qui fera sans nul doute du bien sur le terrain et dans le vestiaire. Enfin le retour du public dans les tribunes, ils n’étaient que 2 329 spectateurs ce lundi.

Nîmes manque de cadre tel que Briançon qui ne devrait pas revenir avant la fin décembre (photo Anthony Maurin)

Rien n’est gagné et rien n’est perdu mais il est certain que Nîmes Olympique a des joueurs pour faire beaucoup mieux que cette peu flatteuse 13e place. C'est surtout la faiblesse du jeu proposé, le manque de réaction et des attitudes en décalage avec l'ambition de jouer les premiers rôles qui inquiètent particulièrement. S’ils s’en donnent la peine, les Crocodiles pourront à nouveau regarder vers le haut du classement. Et qui sait, peut-être que le PSG sera de nouveau aux Costières dans un an.

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