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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Miam-miam. Ils n’avaient pas forcément prévu de rendre hommage au célèbre salon gastronomique alésien et pourtant, les protagonistes concernés ont enterré la hache de guerre tout en dégustant d’excellents mets. Les premiers qui ont pris le temps de se poser sont Franck Proust, le président de Nîmes métropole et Julien Plantier, le premier adjoint au maire de Nîmes. Au Plaisir des Halles, après plusieurs mois de tensions dont le paroxysme a été atteint lors du fameux épisode de la reconnaissance de dette, les deux proches de Jean-Paul Fournier ont réussi à se dire des choses en tête-à-tête, sans les bruyants collaborateurs qui font tout pour cristalliser les tensions. Dans une seule optique : garder leur job après 2026. Tout a donc été mis sur la table, y compris les ambitions futures. Mais chacun a accepté de mettre tout cela de côté dans l’intérêt du territoire, pour le moment. L’armistice ne durera pas longtemps, les deux hommes le savent parfaitement, tant les enjeux électoraux des prochaines années seront cruciaux. En particulier pour Julien Plantier qui est engagé pour 2026, quel que soit le contexte et le soutien du maire de Nîmes. Il ira au bout quoi qu’il en coûte. Car il est persuadé d’être le seul aujourd’hui en capacité de battre le principal ennemi de la Droite : le populaire Vincent Bouget, l’opposant communiste aux dents longues et à l’ambition démesurée. Il en fait même une affaire personnelle dans l’intérêt de Jean-Paul Fournier et ainsi conserver la mairie dans la famille Les Républicains. Le maire de Nîmes d’ailleurs a lui aussi pris le temps de déjeuner cette semaine avec une vieille connaissance : Eddy Valadier. Aussi futé que généreux, le maire de Saint-Gilles invite chaque année les huit maires du canton dans sa commune pour une journée de travail, suivie d’un repas à ses frais. Cette fois, le repas s’est tenu au Cours, en présence d’un invité de marque : Jean-Paul Fournier. Du poisson pour le maire de Nîmes, du veau pour Eddy Valadier… Et pas d’indigestion semble-t-il. Au contraire… Un rabibochage en bonne et due forme après le malheureux épisode de l’élection communautaire au cours de laquelle le maire de Saint-Gilles a tenté de se présenter contre le Nîmois Franck Proust. Si l’ambiance était conviviale, elle n’était toutefois pas intime. Les deux hommes remettront le couvert le 15 novembre. À Nîmes, cette fois, où le maire de Saint-Gilles se déplacera et offrira à nouveau le repas. On se demande tout de même pourquoi Eddy Valadier tient autant à déjeuner avec le maire de Nîmes ? Aurait-il quelque chose à lui demander ? Une deuxième circonscription pour les législatives par exemple ? L’avenir le dira.

Marc Taulelle marche sur l’eau. En off, dans les rues de Nîmes, difficile de trouver un élu Les Républicains pour reprocher à Marc Taulelle son choix de rejoindre Éric Zemmour. Non pas que ses anciens collègues approuvent les idées du polémiste parisien, mais ils reconnaissent au Nîmois son courage d’avoir assumé ses idées politiques face à Jean-Paul Fournier. Le médecin pneumologue de la clinique Les Franciscaines, désormais à la retraite, marche sur l’eau. Il est sur-sollicité depuis la réunion publique d’Éric Zemmour à Nîmes, il y a quelques semaines, et enregistre chaque jour des adhésions au sein de l’antenne locale de l’Association Les Amis de Zemmour. Marc Taulelle doit aussi faire face aussi aux demandes insistantes en vue des législatives de l’année prochaine. “Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue », savoure Marc Taulelle pas peu fier de citer Victor Hugo. Pas sûr que le célèbre écrivain, si ce n’est l’un des plus importants de la langue française, partageait dans la dernière partie de sa vie les idées nauséabondes de l’extrême-Droite… Par le biais de la presse et dans ses œuvres, le poète était plutôt en faveur d’une meilleure justice sociale, pour la paix et la liberté des peuples opprimés ou encore contre la peine de mort…

Les Galeries Lafayette de nouveau d’actualité à Nîmes ? C’est la bonne nouvelle de ce dimanche pour La Coupole de Nîmes. Après avoir entamé la reprise du site d’Avignon à travers leur fonds de commerce, Socri Reim, les nouveaux propriétaires du centre commercial du coeur de ville vont avoir beaucoup plus de marge de manoeuvre pour négocier l’arrivée des fameuses Galeries Lafayette à la Coupole. Le projet abandonné au plus fort de la crise sanitaire est donc de nouveau d’actualité. L’arrivée pourrait même se faire d’ici la fin d’année 2022, voire début 2023. Qui a dit que rien n’était possible à Nîmes ?

Elle a dit OUI. Une nouvelle qui ne va pas vraiment faire plaisir à Evrard Zaouche, le patron du CGR, ni à Jean-Baptiste Jouve, nouvellement élu à la tête des Jeunes Les Républicains. Les deux hommes, candidats sur la première circonscription pour les législatives 2022, n’ont peut-être pas assez écouté Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, qui souhaitait absolument voir une femme candidate. Ce sera donc son adjointe déléguée à l’Éducation, Véronique Gardeur-Bancel. Elle vient d’accepter de relever le défi pour battre la députée sortante Françoise Dumas. Ce ne sera pas une mince affaire d’autant qu’en cas de réélection d’Emmanuel Macron, le rouleau compresseur En Marche passera certainement par là. Mais l’infirmière a l’habitude de relever les manches pour aller au combat…

Evrard Zaouche n’a pas dit son dernier mot ! Après avoir imaginé porter les couleurs de la majorité présidentielle lors des dernières départementales, mais déçu par les atermoiements de Valérie Rouverand, le patron du cinéma CGR à Nîmes ne veut pas en rester là. Celui qui considère avoir toute légitimité pour se mettre au service des habitants de la première circonscription, où il réside et où il a de nombreuses entreprises, fait le tour des partis. Sollicité par Marc Taulelle pour rejoindre les équipes d’Eric Zemmour, le Nîmois a décliné. Ce dernier qui revendique avoir son coeur à Droite (mais pas à l’extrême-Droite) aurait bien aimé faire parti de cette aventure sous la bannière des Républicains. Alors qu’il a rendez-vous le 15 novembre prochain avec le secrétaire départemental Franck Proust, il vient d’apprendre en lisant Objectif Gard il y a quelques secondes que la route lui était barrée. Sauf s’il devenait le suppléant de Véronique Gardeur-Bancel ? Mais au cinéma comme en politique, on préfère toujours jouer les premiers rôles.

Qui sur la deuxième circonscription ? Après l’hypothèse Jean Denat, le maire de Vauvert, puis de sa première adjointe, Katy Guyot, le Parti socialiste a une nouvelle idée. Envoyer Henry Brin, l’ex-président de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). D’abord, il a eu le courage de se lancer en politique lors des dernières régionales alors que l’élection de la CMA approchait. On connaît le résultat et les emmerdes qui vont avec. Les amis socialistes de Carole Delga voudraient donc lui renvoyer l’ascenseur. De plus, il vit à Aigues-Vives où il a domicilié son activité d’électricien. Enfin, personne ne veut aller au combat sur cette circonscription face au Rassemblement national. Tout le monde a compris que la présidentielle avec une alliance probable au second tour entre Zemmour et Le Pen pourrait faire des dégâts aux législatives qui suivent… « Il a le cuir solide, il prendra beaucoup de coups et perdra certainement. Mais c’est un bon soldat et des soldats, on en a besoin », glisse une source un peu cynique sur les bords.

Et Roustan alors ? Et bien le maire d’Alès est prêt ! Il est décidé à récupérer la quatrième circonscription du Gard en juin prochain après l’avoir détenu une dizaine d’années. Il veut surtout profiter de la situation. Annie Chapelier est complètement démonétisée chez En Marche. Elle aura donc beaucoup de mal à se présenter sur son seul nom. Et puis Max Roustan a envie d’aller prendre un peu l’air à Paris pour terminer sa belle carrière politique d’élu local. Surtout que de devenir un simple conseiller municipal lui conviendrait très bien. On se demande qui se frotte les mains ? Il suffit de voir son grand sourire en toute occasion pour le deviner rapidement : Christophe Rivenq est aux anges !

Qui est le patron des Halles ? L’article consacré à Christophe Pio dans les colonnes d’Objectif Gard cette semaine a beaucoup fait parler. Il faut dire que le conseiller municipal chargé de la gestion des Halles de Nîmes n’a pas été très adroit dans ses propos. D’abord, il a gentiment indiqué que par délégation de Jean-Paul Fournier, il était « le patron des halles. » Pas très sympa pour Vincent Vergne, président de l’association des étaliers. Il n’a pas hésité non plus à imposer son point de vue concernant l’escalier mécanique au milieu du centre que souhaitent voir pousser les propriétaires des lieux, Socri Reim. « Il est comme cela Christophe. Toujours le mot de trop. Il devrait faire attention car à Nîmes, Les Halles c’est sacré. Et il est en train de se faire pas mal d’ennemis », prévient une source qui le connait bien. Sans compter que son ancienne patronne, à la tête d’une agence immobilière réputée à Nîmes, a moyennement apprécié son départ à la va-vite de son agence pour rejoindre l’équipe Fournier. Normal, elle était sur la liste d’Yvan Lachaud. En économie comme en politique, la trahison, on le sait, est légion…

Flandin à la rescousse de Fournier. Le week-end prochain, on célèbrera le centenaire de la « Levée des Tridents » à Nîmes avec, comme point d’orgue du cortège le dimanche après-midi, pas moins de 2 000 chevaux. Pour l’occasion, le maire d’Istres et président du Conseil de territoire Istres Ouest-Provence, François Bernardini, sera dans la capitale du Gard. Il déjeunera même avec Jean-Paul Fournier. Mais pour ne pas être à court de conversation, le maire de Nîmes a pris son téléphone pour demander à Richard Flandin d’être présent également. « Tu le connais bien et puis ça fera du bien de te voir à mes côtés car on te voit plus trop en ce moment », aurait glissé Jean-Paul Fournier à son ami élu. Un brin nostalgique le maire de Nîmes ? Plutôt l’occasion de faire d’une pierre, deux coups.

Elisabeth Montez au centre de gestion. L’ancienne directrice de cabinet de Denis Bouad, qui avait rejoint les murs d’Habitat du Gard pour s’occuper du service responsabilité sociétale des entreprises (RSE), fait déjà ses valises. La directrice territoriale de carrière va prendre la direction du centre de gestion du Gard, établissement public qui gère, entre autres, la carrière de tous les fonctionnaires du Département pour l’ensemble des collectivités qui comptent moins de 350 agents. Une très grande partie des communes du Gard donc… Elle aura 50 agents à ses côtés pour mener à bien sa mission confiée par Fabrice Verdier, le président du Pays d’Uzès, mais aussi président de ce centre de gestion. « C’est une femme de confiance, d’expérience qui connaît parfaitement la vie des collectivités et des fonctionnaires. Elle est donc la personne parfaite », indique Fabrice Verdier. Elisabeth Montez prendra ses fonctions le 1er janvier prochain pour remplacer Jean-Paul Corrompt, en départ retraite.

Les sociétaires débarquent dans Bonsoir le Gard ! À partir de demain, lundi, Objectif Gard accueillera chaque soir à 18 heures 30 les sociétaires de Bonsoir le Gard ! Ils sont Gardois, ont un avis sur l’actualité et veulent le faire savoir. De nombreuses personnalités seront avec nous, chaque soir : Laure Cordelet, présidente du Rassemblement Citoyen de Beaucaire et militante anti-racisme. Olivier Jalaguier, conseiller en communication. Yoann Gillet, conseiller régional et président des groupes Rassemblement national à Nîmes et Nîmes Métropole, mais aussi directeur de cabinet du maire de Beaucaire. Nicolas Ferrière, directeur de cabinet de Fabrice Verdier, président du Pays d’Uzès. Nabil Kadri et Laurence Andujar Richard, tous deux chefs d’entreprise. Nicolas Pellegrini, jeune porte-parole chez La France Insoumise ou Hugo Carlos, au PCF. Brahim Aber, président de l’association Aventures Nomades. Jean-Baptiste Jouve, responsable des jeunes Les Républicains. Et enfin, Pierre Jaumain, directeur de cabinet du maire du Grau-du-Roi et militant politique et associatif. Corentin Carpentier, commerçant ou encore Nicolas Cadène, essayiste, militant politique et associatif. Et bien d’autres encore… Ils interpelleront librement nos invités en plateau et débattront de l’actualité chaque soir. La première, c’est demain lundi à 18 heures 30.

La rédaction

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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