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FAIT DU SOIR Pascale Venturini, la Madame Environnement du maire de Nîmes

Pascale Venturini, adjointe en charge de l’environnement et de la transition énergétique (Photo : Coralie Mollaret)
Pascale Venturini, adjointe en charge de l’Environnement et de la transition énergétique (Photo : Coralie Mollaret)

À 59 ans, Pascale Venturini est l’un des nouveaux visages de l’équipe de Jean-Paul Fournier. Cela fait plusieurs années que le maire cherchait à la recruter. Aujourd’hui adjointe à l’Environnement, la Nîmoise met sur pied la nouvelle délégation développement durable de la ville de Nîmes. 

À 59 ans, cette mère de trois enfants a une vie bien remplie. Une vie toujours à Nîmes. « Pourquoi partir ? Ici, on se sent bien. On a le soleil et une belle ville », lance la Nîmoise, originaire du Chemin-Bas. Pendant ses études, la jeune femme fait toutefois quelques infidélités à la cité des Antonin en suivant un cursus de droit social à Montpellier. Pascale Venturini commence sa carrière dans le secteur privé : « J’ai démarré en tant qu’assistante du responsable du personnel de Ducros services rapides. » Un poste qu’elle occupe pendant douze ans et au cours duquel elle vit les terribles inondations d’octobre 1988 : « À l’époque, nous avions accueilli des automobilistes qui n’arrivaient plus à avancer route de Saint-Gilles. » 

Après son mariage, Pascale Venturini devient responsable des ressources humaines de la polyclinique Kenval de 2002 à 2006 avant de rejoindre la société Nemoscan, spécialisé dans l’imagerie médicale. Depuis presqu’un an, la Nîmoise gère les 400 salariés de Phytocontrol, un fleuron du territoire. Sa fonction, la cadre la définit comme « une interface entre la direction et les salariés. Il faut être équitable et savoir dire les choses en toute honnêteté ». Pascale Venturini est une sorte de force tranquille qu’il serait inopportun de sous-estimer. En parallèle de sa vie professionnelle, l’Italienne est approchée par Franck Bellini pour ouvrir une section féminine au sein de l’association Arcobaleno (arc-en-ciel en italien, ndlr). 

« Je suis n’aime pas faire les choses à moitié… »

Élu à la chambre de commerce, ce même Franck Bellini lui propose de devenir déléguée consulaire. Pascale Venturini  continue de développer son réseau. Elle se familiarise un peu plus avec le monde politique si bien qu’en 2014, par l’intermédiaire de Franck Proust, le maire lui demande d’intégrer sa liste pour conquérir un troisième mandat. « Entre mon activité professionnelle et mes enfants, je n’avais pas le temps. Je suis quelqu’un qui n’aime pas faire les choses à moitié… », indique Pascale Venturini. Pour cette fois, Jean-Paul Fournier se passera de ses services. Mais l’édile Les Républicains revient à la charge six ans plus tard. 

Cette fois, sa réponse est positive. Pascale Venturini demande à Jean-Paul Fournier de lui confier des missions en dehors de ses domaines de prédilection : « Il m’attribué l’environnement, j’étais ravie. » Dans l’attente de l’arrivée d’un nouveau directeur en décembre, Pascale Venturini travaille à la création d’un pôle développement durable. Il réunira les services environnement, biodiversité et énergie. Pascale Venturini travaille aussi bien sur des petits que des gros projets : un contrat avec une entreprise qui ramasse des mégots pour les transformer en matériaux isolants ou encore le chauffage urbain pour pallier la perte d’abonnés due à la destruction de logements dans le cadre de la rénovation urbaine.  

Pas de candidature pour les législatives 

Le mois dernier, Pascale Venturini s’est retrouvée bien malgré elle au coeur de l’actualité. Prévoyant une émission spéciale au Musée de la romanité sur le dérèglement climatique, la radio France Inter a refusé d’accueillir sur son plateau l’élue nîmoise. Vexé, le maire Jean-Paul Fournier a, en retour, annulé la mise à disposition du musée, le débat de France Inter se tenant finalement dans les locaux de France bleu en face des arènes. 

Cette malheureuse aventure aura toutefois eu le mérite de mettre Pascale Venturini dans la lumière. D’autant que le maire lui a proposé d’être candidate aux élections législatives sur la première circonscription. Une fois encore, Jean-Paul Fournier s’est heurté à son refus : « Je fais déjà 35 heures en trois jours à Phytocontrol et le reste de mon temps, je le consacre à mon mandat municipal. » Pour cette fois, c’est non. Plus tard, peut-être… 

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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