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SALON MIAM Un parterre d’élus locaux adoube la mise à l’honneur des « Richesses du Gard »

Les prises de paroles se sont enchaînées avant la coupe du ruban inaugural. (Photo Corentin Migoule)

Peu après 11 heures ce vendredi matin, élus locaux et organisateurs ont procédé à la coupe du ruban inaugural officialisant l'ouverture de la 28e édition du Salon de la gastronomie et des produits du terroir, plus connu sous l'appellation "Miam". 

28 ans d’existence, 135 exposants, 20 000 visiteurs, et plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires générés. À eux seuls, ces chiffres donnent la pleine mesure d’un événement qui, au fil des années, n’a cessé de gagner en notoriété. Créé en 1993 par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Gard, le salon de la gastronomie et des produits du terroir, plus connu sous le nom de "Miam", est une institution dont la réputation s’apprécie bien au-delà des frontières du département.

Perturbé en 2018 par le mouvement naissant des gilets jaunes, annulé l’an dernier en raison de la pandémie, l’événement avait livré l’une de ses meilleures versions en 2019 lorsque 21 062 visiteurs étaient venus découvrir les spécialités guadeloupéennes. En sera-t-il de même cette année alors que la 28e édition réunit port du masque et présentation du pass sanitaire ? C'est en tout cas ce qu'espèrent les organisateurs, optant pour une mise à l'honneur des "Richesses du Gard" pendant quatre jours, et ce dès aujourd'hui.

La vitrine gastronomique du département

En effet, peu après 11 heures ce vendredi matin, un parterre d'élus locaux a pris la parole avant que la coupe du ruban inaugural marquant l'ouverture officielle du salon ne soit effectuée. En l'absence d'Éric Giraudier, président de la CCI "retenu pour des obligations professionnelles", Colette Ruegger s'est chargée de le représenter, ouvrant le bal pour dire sa "fierté" d'inaugurer "un événement emblématique" qui lui tient "particulièrement à cœur".

Serge Chenet, chef du restaurant "Entre Vigne et Garrigue" à Pujaut, a évoqué "l'honneur" que lui confère sa participation à cette "vitrine gastronomique du département". "On a des produits magnifiques, venus de la mer et de la montagne", a fait apprécier le président de l'association Gard aux chefs, marraine de la 28e édition. Et ce dernier d'enfoncer : "Il y a quand même des restaurants trois étoiles de régions voisines qui viennent acheter le pigeon des Costières chez nous." Comme ses confrères présents derrière lui, dont l'Alésien Sébastien Rath, Serge Chenet avait "hâte de parcourir les allées du salon" dans l'espoir de "trouver des pépites parmi les 140 exposants".

"Quel plaisir d’être enfin présent après deux ans d’absence !", s'est enthousiasmé Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, dont le stand assurera "plusieurs démonstrations" tout au long du week-end. "Ça faisait un grand nombre d’années que je militais pour que nous revenions à une mise en valeur des richesses du Gard, c'est enfin chose faite", se satisfaisait-il.

La redécouverte des circuits courts

Président du réseau partenaire Bienvenue à la ferme, Patrick Viala a lui aussi salué cette "heureuse initiative que de mettre à l’honneur le Gard en pleine crise Covid", reconnaissant par ailleurs que "ce satané virus a permis de faire redécouvrir les circuits courts, les produits frais et locaux à beaucoup de gens", un juste retour du "bon sens" en somme. Et, parce qu'il n’y a "pas de circuits courts sans abattoir de proximité", Patrick Viala y est allé de sa prise de position, relevant "l’opiniâtreté" dont a fait preuve Max Roustan, maire d'Alès, dans "son combat pour la sauvegarde de cet outil indispensable".

Alors que la présidente du Conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot a insisté sur le caractère "festif" de ce "lieu magique" qu'est le Parc des expositions à l'occasion du salon Miam, la conseillère régionale Aurélie Genolher, ne manquant pas d'excuser Carole Delga, a préféré s'appesantir sur la dimension "économique" que revêt l'évènement. "On est ici dans une grande cuisine où on va tous échanger. La nourriture c’est ça, c’est la convivialité. Après ce qu’on vient de vivre, c’est important", a poursuivi celle qui est aussi maire de Massillargues-Attuech. Et de conclure par un clin d'œil au nom de la manifestation : "Miam, c’est parfois le premier mot qu’on prononce dans une vie. C’est en tout cas celui que prononce ma petite fille quand elle a faim (rires)."

Peu avant 12 heures, le mot de la fin - ou de la faim - est revenu au sous-préfet de l'arrondissement d'Alès, Jean Rampon qui, de son propre aveu, a joué "au méchant" pour rappeler à l'assistance que "nous sommes toujours en plein dans cette dramatique crise sanitaire qui nous contraint encore à un certain nombre de mesures", à l'heure où le taux d’incidence dans le Gard "s’apprête à recrever le plafond des 100 cas pour 100 000 habitants".

Corentin Migoule

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