A la uneGardNîmesVidéo

GARD À l’approche des fêtes, la gendarmerie intensifie sa chasse aux chauffards

15 gendarmes étaient mobilisés ce vendredi pour des contrôles routiers sur l’axe Alès-Nîmes près de La Calmette. (Photo Corentin Migoule)

Sur ordre de la préfète du Gard et du procureur de la République de Nîmes, une quinzaine de gendarmes a assuré une vaste opération de contrôles routiers ce vendredi après-midi, sur la RN106, près de La Calmette. En deux heures, une vingtaine de délinquants de la route a été arrêtée, plusieurs d’entre eux se sont vus retirer leur permis de conduire.

Si les opérations de ce type sont « régulières » sur cet axe routier très emprunté du Gard, elles risquent de s’intensifier avec l’entrée dans la dernière ligne droite qui mène aux fêtes de fin d’année. Sur ordre de la préfète du Gard, Marie-Françoise Lecaillon, et du procureur de la République de Nîmes, Éric Maurel, qui ont « défini la RN106 comme un axe structurant du département », étant à la fois « très passant » et « relativement accidentogène », quinze gendarmes ont effectué une opération de contrôles routiers ce vendredi après-midi près de La Calmette, entre Alès et Nîmes.

« On relève régulièrement des grosses vitesses ici. Le mois dernier on a contrôlé un véhicule à 204 km/h », prévient d’emblée Denis Chesnet, commandant de l’escadron départemental de sécurité routière du Gard. « C’est aussi un axe très emprunté par les délinquants. Mais ce qui nous intéresse en premier lieu, ce sont les enjeux de sécurité routière. On cherche à identifier des contrevenants qui prennent des risques pour eux-mêmes et en font prendre aux autres. Car associée à l’alcool et/ou aux stupéfiants, la vitesse crée un cocktail diabolique », développe le général Éric Chuberre, à la tête du groupement de gendarmerie du Gard.

Un cocktail auquel un chauffard d’une cinquantaine d’années a goûté ce vendredi après-midi. Alertés par un agent en moto banalisée positionné en bordure de la 2×2 voies, les gendarmes, postés trois kilomètres plus loin, l’ont appréhendé. Parce que son 4×4 Nissan a été enregistré à 180 km/h sur une portion limitée à 110, le contrevenant s’est vu retirer son permis sur le champ. Après quoi, ce dernier s’est aussi révélé positif à un dépistage de l’alcoolémie.

En visite de courtoisie auprès des gendarmes, la directrice de cabinet de la préfète du Gard, Iulia Suc, a embarqué à bord de la Mégane RS des gendarmes. (Photo Corentin Migoule)

Tentant en vain de convaincre un proche de venir récupérer son véhicule, le chauffard a vu ce dernier remorqué par une dépanneuse à la demande des militaires qui ont procédé à une mise en fourrière administrative. « Sur des petits excès de vitesse allant de 10 à 20 km/h, on fait de la pédagogie sans verbalisation. Mais pour un tel délit, l’heure n’est plus à la prévention », explique sans fard le général Chuberre.

Avec l’appui de l’équipe rapide d’intervention de Gallargues, équipée de la fameuse Mégane RS de 270 CV, qui intervient par bonds de rattrapage pour prendre en chasse les véhicules en infraction, les gendarmes disposaient d’un réel atout ce vendredi. « La Mégane est plus fréquemment déployée sur l’autoroute mais elle intervient parfois en renfort sur le réseau secondaire », précise le dernier nommé, rappelant que ses hommes ont procédé à l’interpellation d’un chauffard contrôlé à 213 km/h avec sa Mercedes sur l’autoroute A9 dans la nuit de jeudi à vendredi. Les gendarmes n’ont pas eu besoin de lui retirer son permis de conduire, le jeune homme ne l’avait déjà plus.

La brigade cynophile en renfort ce vendredi après-midi. (Photo Corentin Migoule)

Parce qu’ils opéraient hier après-midi sur réquisition du procureur de la République de Nîmes, les militaires avaient l’autorisation de faire ouvrir les coffres des voitures afin d’identifier une éventuelle présence de stupéfiants. Si des dépistages ont révélé que plusieurs automobilistes en avaient consommé, le malinois de la brigade cynophile n’a pas découvert de quantités significatives.

Après deux heures de mobilisation, une vingtaine d’arrestations avaient été opérées. Une fois n’est pas coutume, les gendarmes ont été épargnés par les désormais « très fréquents » refus d’obtempérer qui occasionnent parfois des courses-poursuites aussi dangereuses que spectaculaires. « Les comportements déviants ont débuté lors du premier confinement quand les routes étaient vides. Les gens ont commencé à rouler à très grande vitesse et ont gardé cette mauvaise habitude », analyse à regret Denis Chesnet.

Corentin Migoule

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité