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CAMARGUE Le sénateur Laurent Burgoa alerte Jean Castex sur les dangers de la salinité excessive

Laurent Burgoa, sénateur du Gard. (Photo Yannick Pons)

Après avoir rencontré la filière de la riziculture à Saint-Gilles et le 24 janvier dernier le syndicat des vins de sable ainsi que les maires des communautés de communes de Petite Camargue et Terre de Camargue, le sénateur Laurent Burgoa vient d’écrire au Premier ministre, Jean Castex, pour l’alerter sur l’urgence des actions à mettre en œuvre pour sauver la Camargue d’une salinité excessive des sols.

Celle-ci met en péril les nombreuses filières économiques présentes sur ce territoire si singulier : le riz, unique lieu de production en France, le vin de sable, l’exploitation de sel, l’élevage de taureaux, la production maraîchère mais aussi le vignoble présent sur 6 000 hectares de Camargue. Le sable situé en bordure du littoral à l’embouchure de trois fleuves, est cultivable grâce à un délicat mélange d’eau douce et d’eau de mer.

Dans son courrier, le sénateur gardois alerte Jean Castex d’une alimentation en eau douce devenue insuffisante. Rappelant que « certains équipements, non utilisés durant plusieurs décennies, sont hors service ou défaillants et exigent d’importants investissements », Laurent Burgoa insiste surtout sur le fait que les terres camarguaises ne sont pas suffisamment alimentées en eau fluviale, alors que celle-ci est proche et qu’elle se déverse quelques mètres plus loin dans la Méditerranée.

« Il me semble urgent que nous luttions tous ensemble contre la salinisation progressive des sols, poursuit-il. Avec les différents ministères et acteurs concernés, je vous serais particulièrement reconnaissant d’étudier les moyens à mettre en œuvre pour éviter les trop fortes pénétrations salines mais également les possibilités de fournir une alimentation raisonnée en eau douce, actions qui nécessitent un investissement d’ampleur nationale mais également des autorisations de prélèvements d’eau douce modifiées. » 

Pour Laurent Burgoa, ces actions sont vitales « afin que les terres de Camargue puissent continuer à être exploitées, à être terre d’accueil de nombreux oiseaux migrateurs, dont les flamands roses emblèmes de la Camargue, et puisse perdurer à être une terre de diversité biologique exceptionnelle avec plus de 1 000 espèces de faune et flore répertoriées ». 

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