A la uneBagnols-UzèsPolitique

LÉGISLATIVES 3e circonscription : Anthony Cellier veut poursuivre sa marche

Le député candidat Anthony Cellier (LREM) et sa suppléante Laurence Trapier (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Anthony Cellier et son équipe rapprochée (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il a choisi Villeneuve, comme en 2017, et un vendredi 13, pas vraiment par superstition, pour lancer sa deuxième campagne législative : le député sortant de la 3e circonscription Anthony Cellier (LREM – Renaissance) est officiellement candidat à sa propre succession. 

Et si en 2017 il se posait en outsider largement inconnu, cinq ans plus tard c’est différent. Désormais, le parlementaire revendique le « soutien spontané d’une trentaine de maires » sur les cinquante que compte la circonscription, et se présente à la presse nanti de deux présidents d’intercommunalités et de deux maires comme suppléante et directrice de campagne. Et tous, sans surprise, dressent un portrait flatteur du député sortant. 

« Anthony a été constamment à nos côtés, avec lui je ne tombe jamais sur le répondeur », lance Pierre Prat, président de la Communauté de communes du Pont du Gard, « Pendant cinq ans il a été au service du territoire et de ses élus, quel que soit leur bord politique », abonde Jean-Christian Rey, président de l’Agglo du Gard rhodanien. « Il a fait le job, c’est un globe-trotter efficace », estime Véronique Herbé, maire de Saint-Victor-la-Coste et directrice de campagne. « Il est resté humble et il est travailleur », ajoute la co-référente pour LREM dans le Gard Valérie Rouverand. 

Cette fois, Anthony Cellier a choisi Laurence Trapier comme suppléante. Maire de Valliguières depuis 2020, 50 ans, elle estime que le député sortant présente « un bon bilan » et se dit « fière de représenter les communes rurales de la circonscription. » Son rôle de suppléante sera, outre remplacer le député s’il est empêché (ou nommé ministre), de « faire remonter les problèmes des petites communes et être force de proposition. » 

« C’est un peu la marque de fabrique que j’ai souhaité instaurer lors de ce mandat, co-construire, partager, pour travailler ensemble », rebondit Anthony Cellier avant de défendre son bilan. On a coutume de dire qu’en politique, on n’est pas élu sur un bilan, car « on ne félicite pas un train qui arrive à l’heure, il est logique de faire le job », note l’intéressé. Reste que le projet dépend du bilan, puisqu’il annonce vouloir s’inscrire « dans la continuité, dans la poursuite de (son) engagement sur des enjeux majeurs, l’énergie et le climat, car les deux sont reliés. » 

Et le parlementaire de citer la loi énergie-climat, dont il a été le rapporteur, qui fixe l’objectif de neutralité carbone de la France à l’horizon 2050, ambitieux quand on sait que notre pays dépend encore des énergies fossiles à 60 %. Sortir de cette dépendance est « un enjeu environnemental et de souveraineté énergétique du pays, avec en filigrane la question du pouvoir d’achat », estime-t-il. L’occasion pour lui de rappeler que la majorité sortante a mis en place un bouclier tarifaire limitant la hausse de l’électricité et du gaz. « Sa prolongation sera une des premières lois que j’aurais à défendre », précise-t-il.

Le député candidat Anthony Cellier (LREM) et sa suppléante Laurence Trapier (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Et sur l’énergie, le député sortant veut voir « au-delà de la filière électro-nucléaire pour préparer notre territoire au rendez-vous des enjeux énergétiques des quinze à vingt prochaines années. » Sur les énergies renouvelables, Anthony Cellier évoque la future « loi d’exception pour accélérer leur implantation », et « pourquoi pas » d’éoliennes. Car « c’est une question d’intérêt général, il faut une mobilisation générale », mais « dans la co-construction. » Avec une piste : l’électricité pourrait être moins chère pour les habitants d’une commune qui produit de l’énergie renouvelable.  

Hors de ces sujets sur lesquels il s’est positionné de longue date, il y en a d’autres, plus personnels, comme celui de la fin de vie. « C’est un sujet pour lequel la société est prête à débattre », estime-t-il, tout en se disant « favorable à un modèle comme en Belgique », comprenant donc euthanasie et suicide assisté, comme le revendique l’Association pour le droit à mourir dans la dignité. « Le Président de la République veut ouvrir le débat, je le porterai, j’y contribuerai », promet le député sortant qui estime que « la lumière naît du débat. » 

Quant à ses adversaires, et notamment le Rassemblement national qui a fini en tête sur la circonscription au second tour de la présidentielle, celui qui reprend à son compte l’expression du « député qui a fait le job », compte les battre « par le travail, par l’exemple, par l’engagement. » Et par une campagne de terrain, avec notamment trois réunions publiques. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

Articles similaires

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité