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NÎMES Le directeur du CHU vient d’être libéré de sa garde à vue : « Il réfute tout acte illicite, tout enrichissement personnel »

Nicolas Best, directeur général du CHU de Nîmes Photo : Abdel SAMARI / Objectif Gard
Nicolas Best, directeur du CHU de Nîmes

Info Objectif Gard. Nicolas Best, directeur du CHU de Nîmes, a été placé en garde à vue lundi en début d’après-midi dans les locaux de la police judiciaire de Lyon. Il vient d’être libéré ce mardi en fin d’après-midi, sans contrainte judiciaire selon ses avocats. Il n’est pas astreint à un contrôle judiciaire.

Le patron du centre hospitalier de Nîmes a été entendu pendant près de 28 heures par les enquêteurs sur instruction du parquet national financier qui a ouvert une enquête préliminaire pour plusieurs délits de corruption notamment celui de « favoritisme ».

 » Sa garde à vue vient d’être levée. Il réfute toutes les accusations et il est ressorti libre, indique maître Philippe Expert du barreau de Nîmes, qui a accompagné son client pendant les longues heures où le directeur du CHU a été soumis au feu nourri des questions de la brigade financière. « Il réfute tout acte illicite, tout enrichissement personnel, tout acte de malhonnêteté ou d’avoir avantagé quelqu’un dans l’attribution des marchés publics, poursuit maître Guillaume Barnier. Et on ne parle que de choses dans l’exercice de ses fonctions. Il s’est expliqué sur les mécanismes complexes des procédures en vigueur dans l’attribution des marchés. »

Nicolas Best avait reçu une convocation pour se rendre dans la capitale du Rhône depuis plusieurs semaines. Il est entendu dans le cadre de cette enquête préliminaire concernant des faits relatifs à son passage à la direction de l’hôpital d’Annecy entre 2015 et 2018 et notamment des travaux pour un montant de 47 millions d’euros. Un volet de l’enquête du parquet national financier concerne aussi des investigations dans le cadre de ses fonctions nîmoises et notamment de ses relations avec deux entreprises avec qui il aurait travaillé en Savoie mais aussi dans le Gard.

Le 10 février dernier une perquisition était survenue à son domicile de fonction et dans ses bureaux du CHU de Nîmes et de nombreux documents et pièces informatiques avaient été saisis. Dans le même temps, d’autres enquêteurs perquisitionnaient à l’hôpital d’Annecy et dans un logement, propriété de Nicolas Best.
Si Nicolas Best peut reprendre son activité au centre hospitalier de Nîmes, la procédure n’est pour autant pas close. Le parquet national financier va étudier les auditions de monsieur Best et des autres personnes entendues dans la procédure avant de décider des suites judiciaires ou le classement de ce dossier. Réponse dans les semaines à venir…
Boris De la Cruz

 

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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Un commentaire

  1. Si les faits sont avérés cela laissera un goût amère pour l’ensemble du personnel hospitalier du CHU de Nîmes.
    Alors que depuis des années des réductions de personnels s’opère et que des services n’en peuvent plus avec des horaires de travail digne d’un autre temps et de l’esclavagisme, des restrictions budgétaire qui sont la cause de fermeture de lits. Un service d’Urgence qui n’en peut plus, au bord du burn out par manque de personnel. Sont la cause de démissions en masse d’une partie du personnel soignant et de certains suicides au sein même de cette institution.
    Quelle honte !

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