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FAIT DU SOIR Nim’arguerittes : la renaissance du hand féminin à Nîmes

David Tebib, président de l'USAM et Vincent Cahuzac, président du Club Sportif Marguerittois (Photo Théo Celma)
David Tebib, président de l’USAM et Vincent Cahuzac, président du Club Sportif Marguerittois (Photo Théo Celma)

La disparition du HBCN (Handball Cercle Nîmes) en 2016 a marqué la fin du handball féminin à Nîmes. L’idée de faire renaître un club trottait depuis longtemps dans la tête de David Tebib, président de l’USAM. S’il n’est pas parvenu à s’allier avec le club de Bouillargues (D2), l’entrepreneur a trouvé un accord avec celui de Marguerittes qui évolue en N3. Pour Nim’arguerittes, l’objectif est de monter en D2 d’ici trois ans et devenir un club professionnel.

C’est en nombre que les représentants du Club Sportif Marguerittois Handball sont arrivés ce matin dans la salle d’honneur du Parnasse. Une délégation affichant fièrement les couleurs du CSM en cette journée historique pour cette association. Sourire aux lèvres, le président, Vincent Cahuzac, s’est assis à côté de Jérôme Chauvet, manager général de l’USAM, et du président David Tebib. Ambitieuse de vouloir faire renaître une équipe de handball féminin professionnelle à Nîmes, l’USAM a signé une convention avec le club de Marguerittes pour faire une entente sur l’équipe seniors dès la saison prochaine.

« De la N3, le but est d’arriver le plus rapidement possible au secteur professionnel saison après saison. On se donne rendez-vous dans trois ans pour être en D2 féminine ! », détaille David Tebib impatient de voir son club être le premier en France à avoir une section masculine et féminine dans le monde professionnel. Une entente qui ravit les deux parties. D’un côté, Nîmes voyait sa section féminine s’arrêter en moins de 17 ans et donc ses meilleures joueuses partir dans d’autres clubs. Pour le CSM, la N3 est le plafond de verre sans le soutien financier, structurel et humain de l’USAM.

Le duo composé de Thierry Pachaire et Jonathan Grimaud, qui a fait monter le CSM en N3, est conservé mais l’Usamiste Antoine Soulier les rejoint. Le staff est complété par Karine Zucker, formée à Bouillargues et championne d’Europe avec le HBCN en 2001, pour entraîner les gardiennes. C’est toute une équipe de professionnels qui est mise en place avec notamment la nomination de Laury Roudière en tant que coordinatrice de la performance féminine. Et pour réussir le pari de réaliser trois montées en trois ans, il faut évidemment concocter un effectif en adéquation avec ses ambitions.

Laurie Carretero et Johanna Lombardo recrutées

Ainsi, deux noms bien connus du handball féminin gardois effectuent un retour aux sources. Née dans la cité des Antonin il y a 26 ans, Laurie Carretero a été professionnelle au HBCN (2012-2016) avant de poursuivre sa carrière notamment à Nantes en D1. La gardienne arrive en provenance de Plan-de-Cuques, D2 (13) et a intégré cette aventure pour mener en même temps son projet de reconversion dans l’immobilier. « Ce qui l’anime c’est de redorer le hand féminin à Nîmes. Elle a signé sa première licence ici. Elles ont vraiment envie que les jeunes Nîmoises vivent ce qu’elles ont vécu », précise Laury Roudière qui englobe aussi dans ses propos Johanna Decourt, née Lombardo.

Nim’arguerittes devrait jouer quelques matches au Parnasse comme à la grande époque du HBCN (Photo : archive Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Finaliste avec Nîmes de la Coupe de France (2015), la demi-centre âgée de 29 ans arrive de Bourg-de-Péage (26). Deux cadres qui viennent s’ajouter à l’effectif actuel renforcée également par quelques jeunes joueuses usamistes. « C’est forcément un grand changement mais c’est quelque chose que l’on a beaucoup travaillé, confie Vincent Cahuzac, président du CSM. Ce n’était pas une décision facile à prendre. On s’est demandé où était le loup ? Au fur et à mesure des échanges, on a bien vu que c’était gagnant gagnant ! » Le club créé en 1974 n’était pas au départ le premier choix de l’USAM pour cette entente car Bouillargues évolue déjà en D2 et se rapproche du statut professionnel. Et puis le club usamiste et le BHNM était lié dans certaines catégories, ce qui n’est désormais plus le cas. Une entente semblait donc logique.

Retrouver un pôle espoirs d’excellence

Si David Tebib n’a pas voulu s’éterniser sur les raisons de cette non-union, il a néanmoins commenté : « C’était vraiment un souhait mais c’était difficile de poursuivre par rapport à une certaine philosophie. » Du coup, l’USAM a dans la foulée engagé des négociations avec Marguerittes dont la convention était conditionnée à la montée en N3. Avec respectivement 200 et 80 licenciées, Nîmes et Marguerittes veulent aussi relancer la formation sur le handball féminin. La volonté est de retrouver le statut de pôle espoirs d’excellence dans quelques années grâce à cette entente et faire en sorte que les jeunes joueuses prometteuses du territoire ne soient plus contraintes de partir à Toulouse pour tenter de percer dans le hand.

Cette entente aura un impact positif sur la section masculine de Marguerittes avec notamment la formation des entraîneurs. Un projet complet pour un nouveau club auquel il ne reste plus qu’à trouver un logo.

Corentin Corger

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