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SAINT-JULIEN-LES-ROSIERS La métamorphose du cœur de ville se poursuit

Serge Bord a symboliquement formalisé la pose de la "première pierre". (Photo Corentin Migoule)
Serge Bord a symboliquement formalisé la pose de la « première pierre ». (Photo Corentin Migoule)

La métamorphose de Saint-Julien-les-Rosiers se poursuit. La petite commune péri-urbaine (3 500 habitants) située au nord d’Alès, qui était jusqu’alors essentiellement pavillonnaire, se dote d’un véritable cœur de ville. La pose symbolique de la première pierre de la future maison de santé qui a eu lieu ce mercredi matin en est une étape supplémentaire.

Si la municipalité julirosienne décide de formaliser chaque étape de son projet « cœur de ville », il y a fort à parier que les élus locaux et les partenaires recevront bientôt de nouvelles invitations. Car trois mois après avoir assuré la pose symbolique de la première pierre d’un ensemble de 24 logements (relire ici), elle en a fait de même ce mercredi matin avec celle matérialisant le chantier – déjà bien avancé – d’un futur bâtiment associant santé et commerce.

Sur un espace total de 2,5 hectares, ce bâtiment, dont la réalisation a été confiée à la Segard, abritera une maison de santé (180 m²) au rez-de-chaussée, fruit d’une coopération avec la mairie de Saint-Martin-de-Valgalgues. Deux médecins généralistes, une sage-femme, un ostéopathe et des infirmières s’y établiront, tandis qu’une pièce de 50 m² sera réservée au secteur paramédical. Le tissu économique local profitera pour sa part de plus de 300 m² de surfaces commerciales (épicerie, restaurant, salon de coiffure, psychologue, naturopathe).

20 ans de patience

Coût total de ces opérations : 650 000 € hors-taxes. Insurmontable pour la seule commune julirosienne qui va bénéficier de multiples subventions (État, Région, Département et Agglo). À l’étage, dans le cadre d’un partenariat avec le bailleur social Logis cévenols, 20 logements familiaux, du T2 au T4, viendront compléter l’offre en la matière dans un contexte d’hyper-proximité de services publics (école, mairie, médiathèque et les lignes du réseau Alès’Y, entre autres).

Avec, en toile de fond, des grues et des ouvriers à pied d’œuvre, Serge Bord, maire de Saint-Julien-les-Rosiers, a été le premier à s’avancer au pupitre pour dire toute sa « satisfaction » de voir progresser un projet né d’une volonté municipale de « créer un cœur de ville au sein d’une commune dont les réalisations ces dernières années furent essentiellement pavillonnaire et uniformes ». Rappelant la génèse de sa démarche qui a mis 20 ans à se concrétiser, l’édile julirosien n’est pas peu fier d’avoir « surmonté toutes les embûches » quand « beaucoup n’y croyaient plus ».

« C’est à nous d’organiser le vivre-ensemble »

Parce que le dernier nommé, insistant sur la dimension « collective » de son entreprise, avait « presque tout dit », Patrick Scorsone, président de la Segard, s’est contenté de souligner « la ténacité » de l’édile julirosien. Présent en qualité de président d’Alès Agglomération, Christophe Rivenq l’était aussi avec la casquette du vice-président des Logis cévenols. « Ce projet global d’intérêt général correspond totalement à la vision que je me fais des communes périurbaines. C’est à nous, élus locaux, d’organiser le vivre-ensemble et de pacifier les rapports entre les gens », a-t-il élargi.

Après avoir fait le tour d’une soixantaine des 72 communes de l’Agglo, le dernier nommé en est convaincu : « La demande numéro 1 des habitants, c’est d’avoir un lieu de vie comme celui-ci dans leur commune avec un café, une petite épicerie et une boulangerie. » Tout aussi élogieux à l’égard du projet julirosien, le sous-préfet de l’arrondissement d’Alès, Jean Rampon, « très heureux » de sortir de sa période de réserve relative aux dernières élections, a renouvelé son soutien aux élus locaux : « Vous ne serez jamais seuls, vous serez toujours accompagné par l’État. »

Cela a notamment été le cas dans le cadre de la troisième phase du projet « cœur de ville » qui débutera « dans quelques semaines » avec la construction d’une maison en partage (14 appartements), suivie de la quatrième et dernière opération : l’édification de de 10 maisons dédiées aux primo-accédants. Le tout, à en croire l’édile local, à « des prix abordables » afin de faciliter l’arrivée de nouveaux habitants dans une commune périurbaine qui se veut « solidaire et accueillante ».

Corentin Migoule

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