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FAIT DU SOIR Avec Turbul’ en chap’, les quartiers s’initient aux arts du cirque

Un paysage changeant que les habitants du quartier apprécient chaque année (Photo Anthony Maurin).
Des chapiteaux de cirque au coeur du complexe sportif Marcel-Rouvière à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Jusqu’au 16 juillet au stade Marcel-Rouvière à Nîmes, les fins d’après-midi seront artistiques. Cirque et arts de la rue occupent les lieux pour montrer aux jeunes (et moins jeunes) les valeurs de ces savoir-faire très spéciaux.

Acrobatie, jonglage, trapèze simple ou volant, monocycle, échasses ou encore slacklines, les ateliers du cirque ou des arts de la rue feront forcément des émules. Avec Turbul’ en Chap’, les actions menées pendant deux semaines dans les quartiers Pissevin et Valdegour ces secteurs de la cité vont offrir un excellent début d’été aux riverains. La vie circassienne est inspirante ! Soyons honnêtes, quand on vous parle de la ZUP à Nîmes, vous voyez des barres d’immeubles. Changez votre regard et venez voir de vos yeux les chapiteaux qui fleurissent au stade Marcel-Rouvière.

Un paysage changeant que les habitants du quartier apprécient chaque année (Photo Anthony Maurin).

L’association ? C’est Turbul’ ! C’est une école nîmoise de cirque gérée par l’association Appel d’air qui s’inscrit dans l’idéologie de l’éducation populaire. Elle oriente ses activités selon trois dimensions. D’abord vers la découverte et l’initiation aux arts du cirque grâce à des cours hebdomadaires dispensés directement à l’école ainsi que par la réalisation de stages, d’accueil de groupes et d’interventions extérieures.

Ensuite, à travers des ateliers et des stages à objectifs particuliers comme les handicapés, les jeunes en difficultés, voire la formation de formateurs. Enfin, l’association va vers la recherche artistique, le travail technique et la création de spectacles via la mise à disposition d’un espace adapté à de jeunes artistes et à des compagnies en résidence.

Sous un des quatre chapiteaux dressés sur deux stades de football (Photo Anthony Maurin).

Mais Turbul’ en chap’ c’est aussi un monde dans un monde. Le monde du cirque à la rencontre de celui des quartiers. Pissevin et Valdegour sont des zones délaissées par les animations du genre et les riverains sont heureux de retrouver ce rendez-vous chaque année à deux pas de chez eux. « Finalement, on connaît peu le cirque. On a l’impression qu’on voit des clowns mais c’est plus que ça ! Les acrobates sont merveilleux, ils sont très courageux ! L’année dernière j’ai fait du trapèze, tout là-haut. J’ai eu peur mais je me suis régalé, le tout, c’est de se lancer !« , avoue Momo sous les yeux de sa mère.

À chaque chapiteau ses disciplines (Photo Anthony Maurin).

Les deux sont venus se balader. Il y a du vent, l’ombre des pins parasol est plaisante et la mise en place du barnum est un événement en soi. « C’est impressionnant de voir tout ce qui est mis en place et le travail que ça nécessite. Pendant une semaine le quartier va changer et va vivre avec ces voisins intéressants. Je suis contente que les jeunes puissent aller voir et tester les arts du cirque et de la rue. J’adore les soirées quand tout le monde se retrouve, ça sent vraiment l’été« , poursuit la maman, Samira, qui est ravie de partager ces moments avant que la fête et le bruit n’envahissent les lieux.

(Photo Anthony Maurin).

Cette 17e édition s’annonce bien. Voir ce petit cirque débarquer, sourire avec les caravanes installées sur les stades et regarder les habitants de ces quelques jours parler à qui le veut, c’est un plaisir ! Ici, tout le monde est le bienvenu, sans préjugé, sans inimitié. L’essentiel est le partage, la discussion avec l’autre, l’effort physique, le dépassement de soi et pourquoi pas la rigolade, l’art ou encore la révélation d’une autre manière de voir le monde.

Une scène et son amphithéâtre en cours d’aménagement (Photo Anthony Maurin).

Avec Turbul’ en chap’ le cirque ouvre les yeux des cités et les cités enfoncent les portes qui leur sont ouvertes avec un plaisir gourmand mêlé d’une excitation propre à des journées où l’équilibre, la finesse et le sens du rythme jongleront avec les sorties théâtrales, les exercices d’initiation et les saveurs enjouées des croyances circassiennes.

Ça va aller haut.. très haut ! (Photo Anthony Maurin).

Avec plus de 200 enfants accueillis chaque jour (et plus de 400 pendant les spectacles), Turbul’ en chap’ est une vraie aubaine pour les jeunes qui ne partent pas en vacances. En effet les Nîmois habitant ces quartiers sont parmi les plus pauvres du Gard. Même si leurs « vacances à domicile » sont un peu forcées, grâce à l’événement elles seront colorées et animées !

Sous ce chapiteau et à côté, les cuisines du cirque ambulant (Photo Anthony Maurin).

L’ensemble des activités proposées est gratuit et sans inscription. Ce projet est organisé avec le soutien de l’ANCT, la DRAC Occitanie, la région Occitanie, le département du Gard, la ville de Nîmes, le service des sports de la ville de Nîmes et la CAF du Gard. Le centre municipal d’animation de la vie sociale Léon-Vergnole est lui aussi de la partie tout comme les associations les Milles couleurs, Humanimes, Amaos, Soleil levant et Paseo et le CSCS Simone-Veil.

Gratuit et sans inscription, tous les jours de 17h30 à 20h au stade Marcel-Rouvière, 106 avenue Georges- Dayan, quartier Pissevin, Nîmes.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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