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NÎMES La marche des fiertés rehausse la valeur humaine de la cité

(Photo Anthony Maurin).
Les représentants de la marche des fiertés à Nîmes, membres de l’association l’arène des fiertés (Photo Anthony Maurin).

Dernière marche du genre dans le sud de la France et alors qu’Avignon et Arles entrent en fête, la marche des fiertés de Nîmes pourrait bien rassembler plus de monde qu’imaginé… Rendez-vous est pris de 16h à 18h ce samedi, mais pas seulement !

Alors que le festival off s’achève, place au in. En 2022, quatre agressions LGBTQI+phobes ont eu lieu à Nîmes. Un couple homoparental de Redessan a même dû déménager… La transphobie et l’homophobie poursuivent leur sale travail de sape de la société, y compris dans le Gard où pourtant la vie pourrait couler paisiblement comme un long fleuve tranquille. Jusqu’à dimanche soir, Nîmes va devenir l’arène des fiertés grâce à une programmation fournie et détaillée.

Les membres de l’association l’arène des fiertés en parlent : « Ce collectif a été créé en mars dernier et certains d’entre nous ne se connaissent que depuis cette date. Nous avons créé ce collectif de manière spontanée en réponse aux agressions subies par les LGBTQI+, nous voulons défendre leurs droits. Le collectif est fonctionnels, très coopératif et composé sur neuf co-présidents. Nous renouons avec une vieille tradition a Nîmes, celle de la coopération ! Nous avons contacté tout le monde et ils ont tous répondu ! Au village associatif qui sera à l’esplanade, il y aura 25 stands différents. Ils seront aussi accessibles pendant la marche car certains veulent s’y rendre dans le calme pour discuter sur la santé, la sensibilisation aux lois, sur la culture ou les loisirs. Il y aura beaucoup de contenu, beaucoup d’explications et de renseignements. On note une réelle dynamique, même les entreprises du centre-ville soutiennent l’événement en prenant à leur charge le volet festif. Tout le monde est allié pour cette première. »

(Photo Anthony Maurin).

Pour cette première marche, c’est le handicap que le collectif va mettre en avant. « On va suivre le rythme de leur char. On sait que toutes les manifs ne sont pas forcément accessibles… En tout il y a aura donc six chars, chacun sera sonorisé mais nous n’en savons pas plus, on les découvrira en même temps que vous ! »

À 15h30, début des prises de parole et bénédiction du cortège. À 16h, début de la première marche des fiertés à Nîmes depuis l’esplanade. Nous emprunteront le boulevard Amiral Courbet, puis les rues de la Curaterie et du Général Perrier, avant un arrêt pour une minute de silence devant la Maison carrée. Enfin, le défilé passera sur le boulevard Victor-Hugo pour un retour sur l’esplanade et d’autres prises de parole. « Malgré les handicaps, nous nous adaptons et nous proposerons par exemple des endroits plus calmes pour celles et ceux qui sont sensibles, il y aura aussi des bouchons d’oreille. »

(Photo Anthony Maurin).

« Dès le début, nous voulions être les interlocuteurs référents sur les questions LGBTQI+ car peu d’associations existent. Nous avons rencontré le Conseil départemental ou la Région pour développer des partenariats. Il faut que l’arène des fiertés soit repérée comme un centre de ressources, de partenariat et de vigilance. Le Gard doit bouger et être actif sur ces questions. »

Actions militantes, cinéma, conférences, débats, expositions, dj sets, show drag-queens, rencontres littéraires, soirées festives… Ici, l’exclusion n’est pas de mise, ici, on fait dans l’inclusion ! Population de Nîmes et d’ailleurs, sors de ton placard et viens fêter la diversité de la vie. Sois libre et fier d’être ce que tu es, vis ta sexualité comme tu l’entends car tu es en France.

« Vu l’engouement nous ne pouvons pas en rester là… On dirait que les gens attendaient la création de l’association. On attend beaucoup de monde pour cette journée et au moins une fois par an nous devons tous nous réunir et échanger avec un maximum de monde. En tout cas, nous tenons à remercier l’État et les forces de l’ordre qui sont au top, les services de la Ville nous aident énormément aussi. »

Le programme, très dense jusqu’à dimanche soir, est à retrouver ici…

Pour aider l’association, c’est par là !

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 38 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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