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ON A TESTÉ POUR VOUS Descente du Gardon en kayak, palindrome nature

Gardon. Collias - Pont-du-Gard, descente en Kayak Vert (Photo Yannick Pons)
Gardon. Pont-du-Gard, descente en kayak (Photo Yannick Pons)

Chaque samedi matin, Objectif Gard vous embarque aux quatre coins du Gard afin de découvrir des activités emblématiques ou, au contraire, méconnues. Mais toujours originales et authentiques. Cette semaine, direction le Gardon.

Nous avons embarqué dans un Kayak vert mais nous aurions aussi pu choisir Canoë-Collias, ou Le tourbillon. Le Kayak vert existe depuis plus de 40 ans. La société été rachetée en 2011 par Benjamin Armand, l’actuel propriétaire. Si le niveau d’eau était notre préoccupation principale, le doute a été rapidement levé : il y a de l’eau ! Les loueurs espèrent que la saison dure jusqu’à fin septembre mais cela dépendra des pluies. « Les réservations sont en hausse d’environ 30% sur le mois de juin par rapport aux trois dernières années, mais en recul de 40% sur le mois de juillet qui peine à démarrer. Les touristes sont là mais ils ne consomment pas beaucoup »,  lance Anthony, le responsable du Kayak vert.

Une descente sur mesure

Notre descente sur mesure (plusieurs possibilités de parcours) était réservée sur Internet à 9h30 un dimanche pour 24€ par personne. Nous nous sommes posés en voiture à Collias, au parking public près du pont. Il vous en coûtera environ 3 euros pour environ 5 heures entre 9h30 et 14h30. Cent mètres à pieds plus bas, sous le pont de Collias, la paillote du kayak vert fourmille, c’est ici. On nous donne un bidon hermétique afin de protéger nos effets personnels. On récupère des pagaies, direction le bord de l’eau ou Romain nous attend et nous explique rapidement les consignes de sécurité puis nous confie des gilets de sauvetage.

Romain, au départ du pont de Collias (Photo Yannick Pons)

Nous choisissons notre embarcation, arrimons solidement le bidon hermétique et c’est parti pour environ deux heures de glisse jusqu’au Pont du Gard et un peu plus pour atteindre le débarcadère plus loin.

La descente est très facile, nul besoin d’être un professionnel de la pagaie. Tout seul, à deux, à trois, en famille, celui qui est assis à l’arrière dirige l’embarcation. C’est parti pour trois heures de bonheur. Il faudra un chapeau, de la crème solaire, boire de l’eau et souquer ferme dans le sens du courant.

Ambre, Sandrine et Nicolas, des Gardois rencontrés sur l’eau (Photo Yannick Pons)

Le voyage consiste en une alternance de glisse lisse, de tout petits rapides, d’arrêts-rochers, de baignades et de rencontres. Première pause sur un petit rocher afin de faire trempette dans une lagune. Cent mètres plus bas, le manège de deux libellules rouges attire notre attention sur le bord de la rivière.

Gardon. Les premières amours des libellules écarlates (Photo Yannick Pons)

Nous nous approchons sans bruit en kayak sans effrayer les habitants, et profitons du spectacle de la nature, tout le long de la descente. Petit rafraîchissement des pieds sur une plage de cailloux, puis nous voilà repartis vers d’autres aventures sauvages.

Une aigrette pêche sur la rive(Photo Yannick Pons)

Sur le bord de la rive, une aigrette en plein rituel de pêche. Un peu plus bas, une canne promène sa progéniture.

Gardon.Une canne promène ses petits (Photo Yannick Pons)

Encore plus bas, une plage de sable attire notre attention. C’est ici que nous irons pique-niquer avant de poursuivre la descente. Et tout à coup, au détour d’un virage, le Pont-du-Gard apparaît, majestueux.

Le Pont-du-Gard apparait, majestueux, au détour d’un virage (Photo Yannick Pons)

Ici, il faudra être prudent et slalomer entre les baigneurs, les bouées et les bateaux pneumatiques. Profitez de la vue d’en-dessous du pont pendant quelques secondes, unique ! Avant de filer vers le débarcadère, une demi-heure plus bas. Tout le monde descend.

La vue d’en-dessous du Pont-du-Gard, unique ! (Photo Yannick Pons)

Le débarcadère est bien signalé, c’est ici que tout finit. Le personnel vous accueille et votre kayak termine avec les autres, empilé sur une remorque. Pour vous, c’est direction le parking en navette.

Votre kayak termine avec les autres sur une remorque (Photo Yannick Pons)

Retour à la « kase » départ. Ainsi que le mot kayak, palindrome simplissime, vous bouclez la boucle avec cette navette qui vous ramène à votre véhicule. Le lit du Gardon ne s’asséchera pas et le parcours restera ouvert tout l’été, car des sources en amont de Collias alimentent cette partie de la rivière. Vous pouvez désormais rentrer chez vous, ou bien louer un vélo électrique au Vélo Nature Collias, ici.

Yannick Pons

Autres informations :

Le Gardon est une rivière de classe 1 qui se navigue à partir de 6 ans. Il faut savoir nager 25 mètres, savoir s’immerger, ne pas être enceinte, et être en bonne condition physique pour monter sur le kayak. La différence entre le kayak et le canoë se fait sur la position du rameur. En kayak, on est assis dans le fond du bateau avec les jambes allongées, tandis qu’en canoë, le rameur est positionné à genoux et ses jambes sont pliées en arrière. D’autre part Le kayak se pratique avec une pagaie double alors qu’en canoë, il s’agit d’une pagaie simple que le rameur utilise à sa convenance à droite ou à gauche de son embarcation. Kayak vert a mis en place un parking gratuit et privée réservé à ses clients. Il se situe à l’entrée du village en venant de Remoulins/Uzès.

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